vendredi 26 août 2016

"AZAZEL" - HAUTE SOLITUDE...Extrait

« ... La vie est un mythe. Mon âme et moi, nous fîmes nos bagages et cherchâmes dans le quartier un gîte qui n'aurait été qu'un gîte. Le pain est simple, l'amour est simple, la mort est simple. Pourquoi les pauvres hommes ont-ils voulu la vie si compliquée ? Pourquoi la bourrent-ils à l'envi de leurs fantaisies ? Que de fatigues, et que de déchets ! ...Ils nous convient dans leurs théâtres pour écouter des dialogues de vendeurs aux soutiens-gorge, ou dans leurs parlements pour entendre des harangues de tambours de village, ou dans... [Lire la suite]

dimanche 21 août 2016

AIMER A REINVENTER LA RAISON

Je prendrai de l’énergie cinétique des vents et des océans tout ce qu’ils ont d’électrique et j’en ferai des rafales d’éclairs qui allumeront les hauts quinquets ancestraux pour éclairer la profondeur des cieux afin d’y graver ton prénom. Adviendra l’orage qui éclatera l’espace et brisera les temps, submergeant de ta voix les antiques prophéties. J’ordonnerai aux fleurs qu’elles se nomment par la spontanéité des hasards sans saison comme raison. Je troquerai mes colères pour un lit de tournesol et sous le plaid de jasmin s’écrira... [Lire la suite]
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vendredi 12 août 2016

JOEL GRENIER...Extrait

Elle coule au fond des bois, la source, pour remettre de la couleur dans le cœur des buissons. Mais l'on ne sait toujours pas s'il faut croire à la légende d'un femme qui s'y baignait. On dit qu'un homme moitié humain, moitié poète, la regardait chaque fois qu'elle se mettait nue pour se laver de quelque hier. Et que les arbres murmuraient dans le bruissement de leurs feuilles qu'ils n'avaient jamais vu eau si claire dans le reflet de ses soupirs. Il paraît que depuis ce temps, un poème coule de source et que des rimes, en attendant,... [Lire la suite]
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mercredi 10 août 2016

SONNET

J’aime, de la nuit, le prélude lorsque vous venez, Main dans la main et me prenez lentement, strophe après strophe, dans vos bras. Vous m’emporterez, tout là-haut, sur vos ailes. Amis, restez, ne vous hâtez pas Et dormez contre mes flancs pareils aux ailes d’une hirondelle fatiguée. Votre soie est chaude. A la flûte d’attendre un peu Pour polir un sonnet lorsque vous me trouverez secret et beau Comme un sens sur le point de se dénuder. Ne parvenant à arriver Ni à s’attarder devant les mots, il me choisit pour seuil. J’aime, de la... [Lire la suite]
dimanche 7 août 2016

L'ETE A GAZA

L’été à Gaza n’est pas l’été d’ailleurs, C’est un été très particulier Un été merveilleux où surnage une beauté Qui transperce les yeux Un été lumineux , un été vivant Un été ensoleillé aux nuits tranquilles Un été plein d’espoir, Un été doux fleurit aux rayons de chaque heure. Mais c’est un été passionné, passionnant et bouleversé Qui apparaît , dans le sang et la patience, Un été que même la poésie la plus colorée Et le grondement des textes écrits Ne pourraient décrire, Un été sans vacances pour les enfermés. En été, à Gaza, A... [Lire la suite]
vendredi 29 juillet 2016

A CHAQUE AMOUR QUE NOUS FERONS

Je me noierai dans tes étreintes Dans tes vallées, tes sillons Tes merveilleux labyrinthes Et tes mystérieuses plaintes À chaque amour que nous ferons Le rouge de ta bouche peinte Enflammera l’horizon Jusqu’aux étoiles presqu’éteintes On y trouvera nos empreintes Et de là, nous nous perdrons Le monde peut dormir tranquille Il ne fait qu’un rêve à la fois Des rêves à la fois, j’en fais mille Ils ont tes manières et ta voix Avant de recouvrir la Terre Chaque nouveau matin viendra Naître en dessous de tes paupières Et... [Lire la suite]
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mercredi 27 juillet 2016

HUMBLE FRESQUE DES CONSOLATIONS DU MONDE

Des Christ Des suaires Des prophètes Des arbres rouges d'oiseaux Flottent dans l'attente, Don Quichotte Les apôtres Des cantiques Des baies rouges Des branches de buis Le rituel dérisoire et toujours répété de la croyance en la tendresse humaine L’enfant, l’oiseau, les loupsPar-dessus les pleurs, il reste l’amour Du plus ordinaire des jours En plus simple apparence, l’ange Se pose sur les mains jointes Comme on voit près de l’arbre décimé Un corbeau solitaire dépecer la misère humaine Comme on lit les prières arrachées aux... [Lire la suite]
dimanche 24 juillet 2016

LE BAL CHEZ TEMPOREL

Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre D'une rencontre au bord de l'eau Ne restent que quatre initiales Et deux coeurs taillés au couteau Dans le bois des tables bancales Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre Sur le vieux comptoir tu pourras Si le coeur t'en dit boire un verre En l'honneur de nos vingt carats Qui depuis se sont fait la paire Si tu reviens... [Lire la suite]
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dimanche 24 juillet 2016

LE CAHIER ROUGE ...Extrait

« Car la poésie ne se fractionne pas en poètes ni entre poètes, elle est présente et unique, dans toutes ses manifestations - chez chacun, toujours plus, toujours totale, de même qu'en réalité il n'existe pas des poètes, mais un seul et même poète depuis le commencement et jusqu'à la fin du monde, une force se parant de la couleur des temps, des peuples, des pays, des parlers, des personnes, qui traversent cette force, qui la portent, tout comme un fleuve reflète l'une ou l'autre de ces rives, l'un ou l'autre de ces cieux, l'un ou... [Lire la suite]
lundi 18 juillet 2016

MAHMOUD DARWICH... Extrait de son allocution inaugurale à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, avril 2003

Merci Thami   "Sans doute avons-nous besoin aujourd’hui de la poésie, plus que jamais. Afin de recouvrer notre sensibilité et notre conscience de notre humanité menacée et de notre capacité à poursuivre l’un des plus beaux rêves de l’humanité, celui de la liberté, celui de la prise du réel à bras le corps, de l’ouverture au monde partagé et de la quête de l’essence. "   .     MAHMOUD DARWICH Extrait de son allocution inaugurale à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, avril 2003   .   ... [Lire la suite]