jeudi 27 mai 2010

LE TIERS-INSTRUIT...Extrait

« On croit volontiers que la langue analysée par la grammaire et la philosophie vaut la langue vive inventée par l'écriture. Non. Le grammairien, le professeur, le philosophe n'écrivent pas assez pour savoir. Avez-vous remarqué, dans les classes, les écoles et les amphithéâtres, l'absence d'exercice vrai ? L'examinateur ou juge n'exige jamais poème, nouvelle, roman ni comédie, jamais de méditation, mais toujours de la critique ou de l'histoire, copie de copies. Pourquoi ? Parce qu'il ne saurait pas rédiger de corrigé. Au... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 23 mai 2010

TOUT CELA...Extrait

Walt Whitman parlant du « terrible doute des apparences » pensait-il à ce que nous devenons une fois venu le temps de l’éloignement du temps ?     Ces silhouettes qui marchaient un hiver en plein vent sur une digue de la mer ou ces formes qui attendaient assises sur les marches que la lune se cache une nuit américaine je les revois encore.     Mais le temps a passé de l’autre côté de vous et des pages ont tourné laissant dans des poèmes des apparences poursuivre leur chemin.     Les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 15 mai 2010

LE SEPTIEME SOMMET...Extrait

 J'ai pour te bâtir un tombeau           des mots du soleil et des rêves,           rien qui appartienne au poids du monde rien qui t'impose une mort enchaînée,           rien qui ralentisse ta course plus haut           que tous les sommets.   Tu vois je t'invente           un tombeau sans dorure,           sans marbre ni couronne, je t'élève... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 15 mai 2010

MANO A MANO

 Il y va de la quadrature du souffle   sur un cercle de sable et de lumière.   Des voix comme autant de soleils de sangs rouges ou noirs.   Musique improvisée en terrains découverts,   jazz en partance, jazz torero   avec des galops d’ombre et des charges de feu.   Poésie à risques, sans assurance.   Poésie cavalière qui se veut en cavale.   Poésie d’arène et de roulotte au long cours.   Voyage qui se voue à l’éveil du duende. .. .ANDRE  VELTER . . . Œuvre Cécile Desserle
Posté par emmila à 22:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 4 mai 2010

UN COEUR DE PIERRE

La montagne a failli ouvrant une brèche consentie. Elle lance des regards de ciels obscurs entre ses doigts durs et vieillis, éclats révulsés de la forge à la source transfigurée du feu. C'est une invite, une rencontre inespérée. je caresserai bientôt le fluide cristallin courant les brisées de l'éclair, balancé entre les flancs battus et la hanche vacillante des cimes. Quand point le dénouement risqué de la chute , par la délivrance de la vire, fulgurante, l'orient en garance, les sommets errants et flavescents, tous les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
lundi 26 avril 2010

LE DROIT DE RÊVER...Extrait

"La poésie est une métaphysique instantanée. En un court poème, elle doit donner une vision de l'univers et le secret d'une âme, un être et des objets, tout à la fois. Si elle suit simplement le temps de la vie, elle est moins que la vie ; elle ne peut être plus que la vie qu'en immobilisant la vie, qu'en vivant sur place la dialectique des joies et des peines. Elle est alors le principe d'une simultanéité essentielle où l'être le plus dispersé, le plus désuni, conquiert son unité. Tandis que toutes les autres expériences... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 21 mars 2010

YVES HEURTE

La poésie par nature est féminine, et le poète également. J'appelle nature féminine l'opposé de la nature technocratique, logique, agressive et intolérante, bref : notre monde sérieux et viril. La nature féminine, loin d'être illusion et rêverie, est lucidité. Il s'agit d'accepter et de louer l'homme tel qu'il est : contradictions insolubles suivies de questions insolubles. Soyons réalistes ! Supprimer le rêve de nos nuits conduit à un manque si important qu'il mène à des troubles mentaux sévères. Or nos songes ne s'embarrassent pas... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 19 mars 2010

ADAGIO...Extrait

  Il y a de ceci bien longtemps. Plus de mille ans. On devait être en juin. En plein champ, à trois lieues de la plus proche maison, au pays des insectes et des fleurs. Un après-midi.    Il faisait soleil tout le long du ruisseau, car un ruisseau passait par là. Sur les deux rives, des criquets cachés dans le trèfle s'injuriaient à pleine tête, comme des gamins qui se disent des noms.    Pas de travaillants autour avec leurs chevaux et leurs pelles. Personne. La terre inventait la moisson, toute seule,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 15 mars 2010

A JEAN FERRAT

Federico Garcia Lorca - 1961 - 1962 : Deux Enfants au Soleil - Ma Môme - Jean Ferrat Pablo mon ami - Ferrat Chante Aragon: Lintégrale - Jean Ferrat   .   Maria - 1965 - 1966 : Potemkine - Maria - Jean Ferrat . Un jour un jour - Mes soir - Jean Ferrat . Je ne suis quun cri - 1985: Je ne suis quun cri - Jean Ferrat . Pauvre Boris - 1965 - 1966 : Potemkine - Maria - Jean Ferrat . Les tournesols - 1991 : Dans la jungle ou dans le zoo - Jean Ferrat ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 13 mars 2010

HOMMAGE....JEAN FERRAT

Maria avait deux enfants Deux garçons dont elle était fière Et c'était bien la même chair Et c'était bien le même sang Ils grandirent sur cette terre Près de la Méditerrannée Ils grandirent dans la lumière Entre l'olive et l'oranger C'est presque au jour de leurs vingt ans Qu'éclata la guerre civile On vit l'Espagne rouge de sang Crier dans un monde immobile Les deux garçons de Maria N'étaient pas dans le même camp N'étaient pas du même combat L'un était rouge, et l'autre blanc Qui des deux tira le premier Le jour où les fusils... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,