vendredi 11 octobre 2019

LORAND GASPAR...HOMMAGE

Une grande figure de la poésie et de l'humanisme vient de disparaître...Lorand Gaspar    .   https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article102   .   Avoir conscience de ma vie finie.De l’infinité infinie immanente des mondes.De la relativité de toute connaissance.Le plaisir et le déplaisir parfois de regarder,d’entendre de sentir de penserles choses, humaines et non humaines,l’obscurité et la lumière. Trouver des mots pour essayer de dire.Écrire ce quelque chose qu’on appelle un... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 5 septembre 2019

L'INOUBLIABLE...Extrait

Nous avons grand désir De regarder le Jour, Un jour vertical, joyeux, Qui nous ramène à la source. Mais nul ne peut sans ailes Arriver tout droit à ce qui est Tout proche et le saisir Et venir sur l'autre versant. Orienté vers l'origine, attiré Par la fraîcheur des ombrages, Au sein de forêts mythiques.  Le poète voulait là-haut Fonder ce qui demeure, En beauté. Là où il pourrait Parler seul avec Dieu, Et ne recevoir d'autre écho.  Mais... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
mardi 23 juillet 2019

LA PETITE LAMPE

  J'allume à ma fenêtre une petite lampe,Une petite lampe bleue comme mon cœur,Afin que tous les mots qui trainent dans la nuit - les mots perdus, les mots blessés,les mots ivres de clair de lune,les mots amoureux de la brume,les bons mots, les mauvais mots,les petits et les gros mots,les mots qui voient, qui rampent,les mots qui luisent,les mots qui chantent,les obscurs,les délaissés - Afin que tous les mots de la nuitSachent qu'il y a ici, au bord du ciel,La maison d'un poèteQui est prêt à les accueillirPour les bercer,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
jeudi 27 décembre 2018

LAISSEZ MOI VOUS DIRE...

... Laissez-moi vous dire que le poète n'a pas la vie facile dans un monde devenu ce manteau de ténèbres, pailleté d'éphémère par une actualité exténuée en quelques heures, qu'on renouvelle tous les jours et qui tient toute la place avant de s'effacer. Un monde où le niveau des larmes, cependant, ne cesse de monter. Un monde pilonné, trituré, sermonné de plus en plus sévèrement par le verbe surnaturel des catastrophes, couché sous le vent fort de ce langage, le plus clair et le plus nu de tous, dont les statisticiens s'emparent... [Lire la suite]
lundi 29 octobre 2018

KEMBE FEM PA LAGE !

« jour après jour je creuse le tracé des origines remonter à la source du flot lumineux et ce tourbillon d’où naissent les consciences » ...  seuls les battements du cœur rythment ce noir cosmique lumière ravalée jusqu’au plus profond d’elle-même violence de la parole éteinte sur les contreforts de tous les silences » Vinod Rughoonundun   .   Ce matin, Gérald Bloncourt a quitté ce monde qu'il a tant photographié et représenté ...Né  le 4 novembre 1926 à... [Lire la suite]

mardi 2 octobre 2018

CHARLES AZNAVOUR - HOMMAGE - LES EMIGRANTS , MOURIR D'AIMER, LE PERE GORIOT, ECRIRE

      .   . Comment crois-tu qu'ils sont venus? Ils sont venus, les poches vides et les mains nues Pour travailler à tours de bras Et défricher un sol ingrat Comment crois-tu qu'ils sont restés? Ils sont restés, en trimant comme des damnés    Sans avoir à lever les yeux Pour se trouver tout près de Dieu Tous ensemble Ils ont vois-tu, plein de ferveur et de vertu Tous ensemble Bâti un temple à temps perdu Comment crois-tu qu'ils ont... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
vendredi 21 septembre 2018

VENTS...Extrait

« Ce serait un jour de grand vent. Oh ! de vent à trousser toutes les robes aux arbres de la terre. Et la mer serait folle à tordre ses vagues comme de la dentelle brassée par des mains de femme. Les graines des fruits cliquetteraient au fond de leurs gousses. Il y aurait des râles d'eau, des plaintes d'arbres, des roulements de pierres. Il y aurait des moiteurs dans l'air, des senteurs de vanille et de sel, du rose de luxure aux joues du ciel. Vous seriez là, assis au milieu de tout cela et vous entendriez tonner la voix du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
samedi 18 août 2018

FEDERICO GARCIA LORCA - 5 JUIN 1898-18 AOÛT 1936

Les gitans, qui, comme toi, nomadesVont où les guide le ventInvoqueront ce soir Sarah la noire.O taureaux messagers ailés de la mortPortez son âme vers les pâturages éternels ;Qu'il repose le cœur bourdonnantComme un vol d'abeilles des Hurdès,Toujours plus près de la lumière et que son chantSoit l'aurore nouvelle de notre peuple. André Laude   .  Buscaban a García Lorca en una fosa común de Granada, pero lo encontraron vivo en todas las bibliotecas del mundo... Ils cherchaient Garcia Lorca dans une fosse commune de... [Lire la suite]
mercredi 15 août 2018

PREFACE

  La poésie contemporaine ne chante plus ... Elle rampe Elle a cependant le privilège de la distinction... elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignoreOn ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex. Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou... [Lire la suite]