samedi 18 août 2018

FEDERICO GARCIA LORCA - 5 JUIN 1898-18 AOÛT 1936

Les gitans, qui, comme toi, nomadesVont où les guide le ventInvoqueront ce soir Sarah la noire.O taureaux messagers ailés de la mortPortez son âme vers les pâturages éternels ;Qu'il repose le cœur bourdonnantComme un vol d'abeilles des Hurdès,Toujours plus près de la lumière et que son chantSoit l'aurore nouvelle de notre peuple. André Laude   .  Buscaban a García Lorca en una fosa común de Granada, pero lo encontraron vivo en todas las bibliotecas del mundo... Ils cherchaient Garcia Lorca dans une fosse commune de... [Lire la suite]

mercredi 15 août 2018

PREFACE

  La poésie contemporaine ne chante plus ... Elle rampe Elle a cependant le privilège de la distinction... elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignoreOn ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex. Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou... [Lire la suite]
lundi 2 juillet 2018

CONCERTO POUR MAREES ET SILENCE...Extrait ( Revue )

       Dans ce bleu qui nous pousse vers Lorient         me revient de l'autre mer         un goût de sel et d'oursin         en ce mois d'août finissant         je me souviens d'une naissance accordée à l'aube         et d'un poète crucifié dans les caves d'une ville... [Lire la suite]
samedi 9 juin 2018

LETTRE DE GASTON CHAISSAC A RAYMOND QUENEAU

Je ne me dis pas artiste, je ne me dis pas poète, mais je me sens artiste, je me sens poète parfois. Je me sens paysan. Je me sens traceur de piste, guide. Je me sens dompteur. Je me sens prêtre. Je me sens voyageur. Et je me sens surtout le spectateur d’une pièce ou tous les hommes et tout ce qui existe sur  la terre, jouent un rôle. Je me sens soldat qui doit lutter pour la paix. Je me sens tout.   .   GASTON CHAISSAC  Mars 1946    .       Gaston Chaissac photographié par... [Lire la suite]
dimanche 13 mai 2018

CLAUDE SAGUET...Extrait

  Toute la terre dans un éclat de siècles, de racines mises à nu et serrées dans l'amour, à grands pas s'approche du poète. Et les murs, le rempart qui sommeille abattu sur lui-même, tous mêlés d'oiseaux, de patience ou de larmes, la poitrine rouge à cause des peines, tournent leurs yeux de pluie du côté de son coeur.     .   CLAUDE SAGUET   .   .    Photographie © Hengki Koentjoro  
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jeudi 19 avril 2018

LA NUDITE DES PIERRES...Extrait

Le jour te laisseorphelin des courbesen deuil d'une heure évanouiele globe clair d'un fruità la pointe de tes doigtsrouge flammechair viveau faîte de tes épaulessa chute tranche le silencelame sablée d'attentelong fil d'écaillesombrent les saveursaval de couleurau vaste chuchotementd'un monde ensevelide passage en traverséetu as partagé le sel avec les vagueset gravé de nouveaux cerclesaux astrolabescoutumierdes sentiers de crêtesoù tout ciel abolirenaissent les sirènestu as transcritl'alphabet de leurs songesassisté par les... [Lire la suite]
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vendredi 16 mars 2018

LA NATURE...Extrait

 Pour se retirer dans la solitude, on a autant besoin de quitter sa chambre que la société. Je ne suis pas seul tandis que je lis ou écris, bien que personne ne soit avec moi. Mais si un homme veut être seul, qu'il regarde les étoiles. Les rayons qui tombent de ces mondes célestes le sépareront de ce qui l'environne. Il est permis de penser que l'atmosphère a été créée transparente dans le seul but de  donner à l'homme, par l'intermédiaire des corps célestes, le sentiment de la présence constante du sublime. Vues à... [Lire la suite]
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dimanche 4 mars 2018

DANS L’OBSCURITÉ ÉBLOUISSANTE...Extrait

Nuit Dans l’obscurité éblouissante mon visage est un charbon en fleurs dans la blessure de la mémoire et ma mémoire est faite des villes qui meurent effacées par le déversement du temps dans un autre temps Dans l’obscurité éblouissante ma main droite est un pont formé des têtes de mes amis et ma main gauche de forêts de bras coupés qui continuent à réclamer la paix dans l’obscurité éblouissante Mon dernier souffle comme la chute de l’argent sur les villes de cendres endormies brûlant de Rome à la Palestine d’Hitler à... [Lire la suite]
vendredi 2 février 2018

LES MOTS

Les mots vont en silence dans notre cœur Ils ont besoin de nous pour éclore Ils s’alignent derrière une émotion L’émerveillement Le chagrin L’insolite Et ils prennent leur envol d’oiseaux migrateurs Et dessinent au fond d’un autre cœur Un pays d’accueil Une terre d’asile Un banc de sable Jamais une prison Jamais une frontière Parfois une simple fleur qui renverse un mur Il y a chez moi une plante qu’on appelle chance Et qui nous donne la chance de la regarder La chance d’espérer Il y a une feuille qui pousse dans les... [Lire la suite]
mercredi 24 janvier 2018

ERNEST PEPIN...Extrait

Les gens me demandentque fais-tu dans la vieJe réponds que je suis poèteIls répètent alorsque fais-tu dans la vieQuel est ton métierEvidemment être poète ce n'est pas un métierC'est un art de vivreune manière de cueillir les étoiles et de sonder les mystèresC'est une façon de broder le réelou de le déchirer avec des motsCe n'est même pas une façon de rêverCe serait plutôt une autre manièred'ouvrir les yeuxd'ouvrir son coeuret de fermer les portes du mensongeC'est une façon d'exprimer le sang de l'amourde regarder en soipour mieux... [Lire la suite]