lundi 2 novembre 2015

THIERRY METZ...Extrait

... comme on aperçoit tout-à-coup durant une fraction de seconde à peine la plaine et tous les reliefs endormis lorsque l’éclair déchire la nuit tu comprends avec soudain cette certitude qu’il était là depuis toujours il était là sur le bord du chemin il était là une écriture de chair et de sang de celles qui viennent frapper à ta porte fermement jusqu’à ce que tu lui ouvres lorsque tu l’invites à entrer elle s’en vient dans toute la lumière d’une aube d’été bouleverser ta perception du monde transformer tes paysages intérieurs... [Lire la suite]
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samedi 1 août 2015

LE TEMPS DES CONTES

S'il était une foisNous partirions à l'aventure,Moi, je serais Robin des Bois,Et toi tu mettrais ton armure. Nous irions sur nos alezansAnimaux de belle prestance,Nous serions armés jusqu'aux dentsParcourant les forêts immenses. S'il était encore une foisVers le château des contes bleusJe serais le beau fils du Roi,Et toi tu cracherais du feu. Nous irions trouver Blanche NeigeDormant dans son cercueil de verre,Nous pourrions croiser le cortègeDe Malbrough revenant de guerre. S'il était encore une foisAu balcon de... [Lire la suite]
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jeudi 25 juin 2015

DANS MA MAISON

Dans ma maison le repas du soir n’a pas été servi De toute façon dans ma maison il n’y a pas de table il n’y a ni couverts ni poivre et sel ni femme fidèle De toute façon Il n’y a pas de maison     Ma maison est un rêve un rêve en carton déchiré à chaque instant par la meute des vents   ceux qui viennent de Russie et ceux qui viennent du Horn.   Dans ma maison cette nuit je ne dormirai pas. Je dormirai sur l’aile d’un grand goéland qui vole lentement au-dessus des quarantièmes hurlants. ... [Lire la suite]
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jeudi 25 juin 2015

JE SUIS / Assagi lliɣ , 25 Juin 1998...

Aujourd'hui vivant, demain, qui sait ?J'ai dit ce que je saisEt ce que je vois,Il vous en souvienne: si je sombre dans la rigoleMon spectre vous appellera.Miroir, je t'ai offert mon visage:Tu l'as lapidé de balafres.Me dressant pour affronter mon désir,Il exigea de moi ceci:Mon sang ou le sien;C'était ainsi: c'était lui ou moi.La feuille de basilic se terrorise,Se terrorise à la sécheresse accourant.Mon coeur est creusé des brûlures,Du feu qui souffle sur lui.Voici que le vent du malheur s'affraîchit,Ils veulent en nous bannir jusqu'à... [Lire la suite]
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dimanche 22 février 2015

LE POETE

Il connaît tous les chemins tous les vents, les vents et leurs jardins, les jardins où les mots croissent et les chemins du mot jusqu’à l’espoir. Le chemin l’emporta sur la pente du monde, l’emporta le diable parmi les mots, pour qu’il fasse la cour à sa propre ombre, pour qu’il chante dans le jardin chimérique: les fantaisies de son clair de lune magique, la rose de chien et son dégoût, pour qu’il aveugle le paysage même arraché de l’oeil d’autrui, pour qu’il rende la nuit au nom de la tendresse.   .   BRANKO... [Lire la suite]

lundi 2 juin 2014

EN TRENTE TROIS MORCEAUX ET AUTRES POEMES, SUIVI DE SOUS MA CASQUETTE AMARANTE...Extrait

Dans le tissu du poème doit se retrouver un nombre égal de tunnels dérobés, de chambres d'harmonie, en même temps que d'éléments futurs, de havres au soleil, de pistes captieuses et d'existants s'entr'appelant. Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre. Et un ordre insurgé. ....    On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots. .   RENE CHAR   .   Photographie Nathalie Magrez    
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mardi 20 mai 2014

DEFENSE DU POETE

Non, Messieurs, il ne porte pas des cheveux de quarante centimètres, ni le pli nostalgique au coin de la bouche. Il ne participe pas d'une planète invisible et monstrueuse mais de la vôtre ; et, s'il pose ses pieds sur la terre, il la sent, le poète. Oui, le Poète que vous honorez d'une majuscule et d'un sourire complaisant, n'est pas plus hors du temps et du lieu que vous hors des principes pantouflards. Vous souriez toujours. Votre conception bourgeoise, votre vision hermétique du monde n'admettront jamais qu'il puisse, le Poète... [Lire la suite]
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samedi 27 juillet 2013

SILENCES, Poemes 1957-1977...Extrait

Il n'y a pas longtemps  À celui qui disait  Le poète est là pour changer le monde  Je répondais que la poésie  Est une lame  À couper le pain des jours de l'homme  Et qu'il n'en faut point faire une épée    Et je trouvais que mon image n'était pas mauvaise  J'avais tort. Énormément tort.  Et je le dirai si fort  Que pour trancher le pain des jours qui viennent  Je forgerai lame nouvelle  Plus coupante que belle  Plus vive que sonore  De quelques... [Lire la suite]
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lundi 13 mai 2013

LA GLOIRE DU POETE ( invocations )

 Démon, ô toi mon frère, mon semblable,Je t'ai vu pâlir, suspendu comme la lune du matin,Caché sous un nuage dans le ciel,Parmi les horribles montagnes,Une flamme en guise de fleur derrière ta petite oreille tentatrice,Et tu blasphémais plein d'un ignorant bonheur,Pareil à un enfant quand il entonne sa prière,Et tu te moquais, cruel, en contemplant ma lassitude de la terre.Mais ce n'est pas à toi,Mon amour devenu éternité,À rire de ce rêve, de cette impuissance, de cette chute,Car nous sommes étincelles d'un même feuEt un même... [Lire la suite]