lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]

jeudi 29 septembre 2016

SOLEIL EN BIAIS...Extrait

Merci pour la découverte Thami...   Front basculédepuis les hautes forges de l'ennuiQuel est ce fouqui ne sait plus attendre le printempsLa joie reviendraPromise à tout regardQui connaît sa lumièreNous subissons le poids de nos propres caressesNous mêlons chaque jour à nos mains jointesle souvenir des régions en frichedévastés par le ventEt nous sourionsparce que nous savons l'hymne du feuléchant les vitresLe moindre geste est l'exercice d'une forcecontre laquelle aucune parole n'a prévaluL'amoureuse peut bien s'ouvrir à la... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
dimanche 3 avril 2016

ESPERANCE...Extrait

Ouvrons les portails de la lumièreDans la nuit des songes de souffranceAppelons nos frères des sièclesPar la triste sagesse qui nous resteLibérons les hautbois de l'amourOuvrons les forteresses du soleilContre l'illusion des guerresParcourons les forêts de l'audace....Largues de vents mystérieuxOù surgit l' ancienne BeautéOmbres de gouttes des astresSur la margelle du puits.Nous absorbons les nombres bleusNotre bateau sillonne le cielFleuves de chemins légersAvec le poids de nos fardeaux .   GIOVANNI DOTOLI   .   ... [Lire la suite]
jeudi 25 février 2016

LE LIVRE DE L'ABSENT...Extrait

Je crois à la mission de l’écrivain. Il la reçoit du verbe qui porte en lui sa souffrance et son espoir. Il interroge les mots qui l’accompagnent. L’initiative est commune et comme spontanée. De les servir - de s’en servir -, il donne un sens profond à sa vie et à la leur dont elle est issue. Ce temps est loin, trop près. Moi, Serafi l’absent, je suis né pour écrire des livres. (Je suis absent puisque je suis le conteur. Seul le conte est réel.) J’ai fait le tour du monde de l’absence. _ J’ai parlé leur langue - qui est leur... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 2 janvier 2014

TA PENSEE PARFOIS...

Ta pensée parfois tu la sens qui se froisse et t’échappe. Tu marches sur la pointe de ton âme sur les éclats pillés de ton histoire. Quitte doucement ton fatras ce magma de trop plein de mémoire de trop vif de trop grave. Ne reste pas dans l’inachevé la parole suspendue le non-dit sur tes lèvres scellées.     AGNES SCHNELL      
Posté par emmila à 19:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 3 mai 2013

LA LONGUE CHAINE DE L'ANCRE...Extrait

On ditQue des barques paraissent dans le cielEt que, de quelques-unes,La longue chaîne de l'ancre peut descendreVers notre terre furtive.L'ancre cherche sur nos prairies, parmi nos arbres,Le lieu où s'arrimer,Mais bientôt un désir de là-haut l'arrache,Le navire d'ailleurs ne veut pas d'ici,Il a son horizon dans un autre rêve.   (...)   Il advient, toutefois,Que l'ancre soit, dirait-on, lourde inusuellement,Et traîne presque au sol et froisse les arbres,On l'aurait vue se prendre à une porte d'église,Sous le cintre où... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 2 mars 2013

AGNES SCHNELL

... J’ai longtemps erré dans les mots des autres passages étroits comme une langue de terre émergeant à peine. J’ai longtemps porté les mots des autres comme on porte un vieux vêtement qui ne nous appartient pas. Usés rognés je les portais de travers par peur de les laisser glisser de les perdre...   .   AGNES SCHNELL   .            
Posté par emmila à 20:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
mardi 22 janvier 2013

VIE SAXIFRAGE...Extrait

Entre les doigts de mots si clairsQue la légèreté passe au traversDes traces de sourires affleurentDes perdrix courent entre les oliviersTu as fini par cesser de pleurerBien que de vieux sanglots te soulèvent parfoisrange tes épaules dans le calmeet qu'importe que te manque une étraveÀ l'heure où tout devient regardCette beauté n'est pas province arable .   GABRIELLE ALTHEN   .      
Posté par emmila à 22:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 6 décembre 2012

LEGER

 Se sentir sans armure En soi une blessure Une innocence enfouie Poussière de paradis Ne plus vouloir du poids  Que l'on porte avec soi Qui nous tient, que l'on traîne Cette pensée qui enchaîne Mais se vouloir léger Comme la caresse d'une aile L'envol d'une hirondelle Qui nous frôle en secret. Mais se vouloir léger  Ainsi que la fumée De cette frêle flamme  Qui peut s'appeler une âme Mais se vouloir léger Presque jusqu'à l'absence Au coeur une béance Un lieu à habiter Mais se vouloir léger Etre espace pour... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 21 mai 2010

NUIT D'EXIL

Ainsi je fus, dans cette nuit d’exil,prison et prisonnier et lueur à la fissure,indéchiffrable signe en moi-même gravé,exilé dans mon corps, dans ce fuseau de pierre,oisif et prisonnier de lianes et de nerfs,aveugle, traversant une secrète nuitde bêtes enlacées, d’insectes et de dards,où s’effrite la pierre, où s’usent le regardet la bouche et le cœur à des limes funèbres,m’alourdissant de tous mes songes, terrassépar des meutes sorties de l’eau, dont les aboiscernaient, traquaient les gestes et les voix.Je poursuivais un souvenir de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,