lundi 14 août 2017

POUR LE PLAISIR DE ME REDIRE

Je méprise les hommes et les femmes lurons en présentation d'armes chaque matin devant les drapeaux et qui marchent en rangs, mâtinés et trémoussant dans le pas cadencé comme des figurines de parades. Je crache sur la face des hominidés imperméables à tout ramage et gazouillis d’oiseaux, les dictateurs par passion qui ont commercé le blanc-seing des jours à venir afin de grimacer d’extase, d’un œil rétif, devant le supplice des peuples séquestrés dans l’abîme de leurs girons. Je me moque des prieurs que l’on appelle fidèles, ces... [Lire la suite]

mardi 18 juillet 2017

ANTI PROCES-VERBAL

Je constate, je n'en bâtis pas un système au sommet duquel je NOUS place je constate,  mais qu'un chat me prenne pour un chat, pis encore une chatte. Qu'un chien veuille pour mon bien m'imposer sa vue de chien, qu'une grenouille me reproche mes poils, qu'un corbeau me vante la charogne ou un lion les entrailles chaudes d'une antilope. NON Et pourtant voilà où nous en sommes dans les manuels scolaires, les cénacles, les tables rondes, les programmes de n'importe quel parti. Il n'y eut jamais que la prise du pouvoir ... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
mercredi 31 mai 2017

ECCE HOMO...Extraits

J'ai vu l'homme.Je n'ai pas vu l'homme comme la mouette, vague au ventre, qui file rapide sur la mer indéfinie.J'ai vu l'homme à la torche faible, ployé, et qui cherchait ...Je n'ai pas entendu le chant de l'homme, le chant de la contemplation des mondes, le chant de la sphère, le chant de l'immensité, le chant de l'éternelle attente.Mais j'ai entendu son chant comme une dérision, comme un spasme....  C'était donc bien lui, lui, toujours l'homme, l'homme gonflé de soi, mais pourtant embarrassé et qui veut se parfaire et qui... [Lire la suite]
jeudi 25 mai 2017

RENE CHAR...Extrait

Oh la toujours plus rase solitude Des larmes qui montent aux cimes. Quand se déclare la débâcle Et qu'un vieil aigle sans pouvoir Voit revenir son assurance, Le bonheur s'élance à son tour, À flanc d'abîme les rattrape. Chasseur rival, tu n'as rien appris, Toi qui sans hâte me dépasses Dans la mort que je contredis.   .   RENE CHAR   .        
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lundi 24 avril 2017

REINVENTEZ-VOUS...

Pas de meneurs, s’il vous plaît Inventez-vous puis réinventez-vous, ne nagez pas dans le même bourbier inventez-vous puis réinventez-vous et libérez-vous des griffes de la médiocrité. Inventez-vous puis réinventez-vous, changez de ton et de forme si souvent qu'on ne pourra jamais vous cataloguer. Ressourcez-vous et acceptez ce qui est mais uniquement selon les termes que vous avez inventés et réinventés apprenez par vous-même. Et réinventez votre vie parce qu'il le faut ; c'est votre vie et son histoire et le présent... [Lire la suite]

vendredi 29 juillet 2016

LA CASTRATION MENTALE...Extrait

  "Les régimes politiques rêvent d'assurer leur légitimité en assurant le bonheur, mais qu'ils soient de droite ou de gauche, totalitaires ou libéraux, tous ces régimes suscitent des sociétés mystifiées, et par conséquent soumises. La mystification devrait permettre, en théorie, d'obtenir la soumission, non pas au pouvoir mais à l'idée, cependant la bonne idéologie ne va jamais sans bonne police. Alors le pouvoir tâche de rattraper la contrainte par le bien-être. Cette situation et le décalage qui la fonde, a tout pour être... [Lire la suite]
mercredi 1 juin 2016

LES INTERROGATIONS DE STAGGER LEE...Extrait

Enfants de la cupidité, héritiers du pillage, ils touchent à la fin de leur voyage . c’est surprenant qu’ils y touchent sans s’étonner, comme s’ils étaient eux-mêmes devenus cette terre brûlée et profanée, le buffle abattu, les tribus massacrées, à l’infini la plaine vierge gorgée de sang, la famine, le silence, le regard des enfants, le meurtre maquillé en délivrance, aguichant l’oeil démocratique, et bouches de la vérité et de l’angoisse bâillonnée l’ivresse du viol dans le parfum du magnolia, le fruit de leurs entrailles haché... [Lire la suite]
mardi 10 mai 2016

STIG DAGERMAN

Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.   . STIG DAGERMAN .   Oeuvre Abed Abdi
dimanche 7 septembre 2014

BASCULA

.   Combien ça pèse ? Non, je ne vous demande pas votre appréciation Non plus… je n’ai pas besoin d’une estimation ou d’une approximation Je veux, je voudrais savoir le poids réel, à un milligramme près. Non, ça ne tombe pas du ciel… il faut toujours prendre la peine de peser, de sous peser les choses avant de se prononcer, avant de se fixer. Le bon poids, la bonne mesure c’est plus sûr. Oui, ça m’a pris comme ça… du jour au lendemain de vouloir peser mes mots… Pourquoi? Pour savoir s’ils sont lourds de sens ou s’ils ne... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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