dimanche 7 juillet 2019

GENEVIEVE CLANCY...Extrait

  ...  Il y a cette coupe de temps où l’avenir se suspend pour laisser voir le Tout. Puis le poids revient sur l’éveil nous rendant à la nostalgie.Est-ce la présence ?Il y a cet appel mélancolique qui monte de la beauté, écho de nos peurs à briser les attaches des rêves qui ont perdu la mémoire du vol.Est-ce la présence ? (…)La présence, passeur traversant les formes pour délivrer les profondeurs qu’elles retiennent… "     . GENEVIEVE CLANCY .    

vendredi 8 mars 2019

MARIANNE WILLIAMSON

Notre peur la plus profonde n'est pas d'être nul ou incapable notre peur la plus profonde c'est d'être puissant au-delà de toute mesure.Nous nous demandons:"Qui suis-je pour être brillant,talentueux, génial ? "Mais la vraie question devrait dire :"Qui êtes-vous pour ne pas l'être ? "Vous êtes un enfant de la Vie.Rester jouer dans votre école maternelle n'offre aucun service au monde d'aujourd'hui.Il n'y a rien de sain ou d'illuminé à vous rétrécir et à vous cacher pour ne pas insécuriser votre... [Lire la suite]
samedi 29 décembre 2018

LA PERSISTANCE ILLOGIQUE DE LA VIE

Cette mystérieuse circonstance qui fait que les choses de notre passé continuent d’exister y compris lorsqu’elles sortent de notre vie, et s’épanouissent,même, en donnant chaque saison de nouveaux fruits, pour une récolte dont nous ne saurons plus rien.       ALESSANDRO BARICCO       Emma et Cé...
vendredi 28 décembre 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

A ma mère, ma fille Vincia, mes petites-filles Mila, Emma, Loreleï . J’ai agrandi en moi les sillons du silencePour y planter profond les pousses de la joie ;Je ne contemple plus les arbres du dehors,Je les fais croître en moi dans le don désarmé ;Le poème creuse au loin ses racines de vie,Il me suffit d’un rien, d’être là, d’espérer ;Même si j’ai mal au vent, aux marées, aux sillages,Je cueille avec ferveur les bourgeons de l’année ;Demeurer sans compter élargit mes feuillages,Je veille avec le souffle la sève de l’été.   ... [Lire la suite]
vendredi 30 novembre 2018

POUR MA MERE PAULE

  Je te vois, je t'approche, je t'entends.La nuit est blanche, la lumière resplendit.Tu me parles en silence, toujours.Je te sais là, toujours.Viens, partons, maman, vers les cieux, les terres, les mers, où tu veux.Posons nos pieds sur les sables et les îles.Volons, naviguons.Tu me parles, comme ta voix est joyeuse et pure!Tu ris, tu chantes, laisse-moi t'écouter, m'émerveiller. Où m'emmènes-tu? Qu'importe! Sur le courant porteur de ton désir, sur la barque dorée de ton amour, une simple brindille irait au bout du monde en... [Lire la suite]
lundi 23 juillet 2018

POEMES POUR RAOUDHA...Extrait

J’habite les rires de l’eau les veines du marbre le secret des voûtes les cordes vocales des fenêtres et du vent  en présence du voyageur perplexe des signes je bois le sourire berbère de Farah la mer blanche du milieu notre mémoire bleue et la tragédie des brûleurs de vagues qui n’auront jamais touché leur Ithaque fantasmée ô Lampedusa madre il te reste le silence l’absence et des cadavres sans linceuls     .     AHMED BEN DHIAB     .   Sculptures... [Lire la suite]

mercredi 18 juillet 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI

Il y a ce ravageque la raison écarteun temps ; il y ace grésil craché du ciel, et l'aile alourdie de cendre est sang sec ; les eaux mêlées du fleuve viese figent dans les veines. La vérité est blanche ou noire ;solarisée, la vérité crève les yeux :dans le réduit cubique de la question,la lumière blanche ensanglante les murs,la tache noire au fond de l'oeilabsorbe le cri,le lisse, le lyse,le silence-on-tue ; le silence honteuxdéchette. Ici naît l'homme-guenilled'âme sans mémoire.Sur la terre piétinée pousse l'herbe... [Lire la suite]
mercredi 11 juillet 2018

VRAI LIEU...Extraits

Qu'une place soit faite à celui qui approche, Personnage ayant froid et privé de maison. Personnage tenté par le bruit d'une lampe, Par le seuil éclairé d'une seule maison. Et s'il reste recru d'angoisse et de fatigue, Qu'on redise pour lui les mots de guérison. Que faut-il à ce cœur qui n'était que silence ? ... Par la brièveté de la porte, vois Le pain brûler sur la table. Par le bois cloué mort dans la porte, prends Mesure de la nuit qui couvre la terre. Par le déchirement de la... [Lire la suite]
dimanche 25 février 2018

BRUNO ODILE...Extrait

A mon tour, si je savais pleinement déverrouiller mes lèvres, il me faudrait plonger plus loin que mes cris condamnés à l’exil. Peut-être, arriverais-je ainsi à ciseler tous les sourires anciens qui remontent comme des rots chargés de rouille fiévreuse. Je sais à présent qu’il n’y a pas d’heure et qu’il n’est pas de temps exact pour que les mains déliées ne se replient sur la poitrine du jour. Chaque mot se recroqueville sur les commissures desséchées de l’espoir. Il n’existe pas de temps pour mourir ivre de nostalgie, il n’y a... [Lire la suite]
mardi 13 février 2018

HELENE OU LE REGNE VEGETAL...Extrait

  Tu étais la présence enfantine des rêves.Tes blanches mains venaient s'épanouir sur mon front Parfois dans la mansarde où je vivais alorsUne aile brusquement refermait la lumière. J'appelais, je disais que vienne enfin la grande,La belle, la toujours désirable et comblée. Et j'allais regarder souvent à la fenêtreComme si le bonheur devait entrer par là Ce fut par un matin semblable à tous les autres.Le soleil agitait ses brins de mimosa Des peuplades d'argent descendaient la rivière.Les enfants avaient mis des bouquets... [Lire la suite]