dimanche 25 février 2018

BRUNO ODILE...Extrait

A mon tour, si je savais pleinement déverrouiller mes lèvres, il me faudrait plonger plus loin que mes cris condamnés à l’exil. Peut-être, arriverais-je ainsi à ciseler tous les sourires anciens qui remontent comme des rots chargés de rouille fiévreuse. Je sais à présent qu’il n’y a pas d’heure et qu’il n’est pas de temps exact pour que les mains déliées ne se replient sur la poitrine du jour. Chaque mot se recroqueville sur les commissures desséchées de l’espoir. Il n’existe pas de temps pour mourir ivre de nostalgie, il n’y a... [Lire la suite]

mardi 13 février 2018

HELENE OU LE REGNE VEGETAL...Extrait

  Tu étais la présence enfantine des rêves.Tes blanches mains venaient s'épanouir sur mon front Parfois dans la mansarde où je vivais alorsUne aile brusquement refermait la lumière. J'appelais, je disais que vienne enfin la grande,La belle, la toujours désirable et comblée. Et j'allais regarder souvent à la fenêtreComme si le bonheur devait entrer par là Ce fut par un matin semblable à tous les autres.Le soleil agitait ses brins de mimosa Des peuplades d'argent descendaient la rivière.Les enfants avaient mis des bouquets... [Lire la suite]
samedi 18 novembre 2017

LE VISAGE SECRET...Extrait

Entre deux silences, entre deux ténèbres ils reviennent ils ont hanté le seuil invisible de ta conscience et les voilà presque sans poids, presque effacés dans les lambeaux de ta mémoire comme pour donner sens à la présence insignifiable à l’instant sans retour à la vraie parole des fantômes.     .   ALAIN SUIED   .     Photographie Raoul Ubac
lundi 16 octobre 2017

LE CERF-VOLANT

Ne me réveillez pas ce soir. N’allumez pas les lampes de vos rancœurs. Laissez-moi seulement m’apaiser de moi-même, de toutes ces larmes tombant sur le sable, de ces veillées d’absents, de ces exils acceptés, de tout ce temps ancré dans les veines de ce corps qui fatigue. Visitez-moi avec tout l’or de vos yeux, le trésor de votre présence, vos armes déposées aux pieds de nos défaites. Accompagnez-moi dans vos galeries obscures. Nous rejoindrons ensemble des beautés insoupçonnées dans les poumons de la joyeuse prairie des hommes. Et... [Lire la suite]
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dimanche 10 septembre 2017

NATHALIE RIERA...Extraits

Je suis l’amour dans la poussière des routes, mon espritn’a que lavandes et embruns pour sentiers.Je suis l’amour comme vous. Vous savez, lorsque l’onse choisit  pour se dire ce que nous n’avons encore dità personne.Vous savez que je suis l’amour comme vous, alors pourquoi le fer et le fiel ... Nous sommes l’amour inhérent.Je me rafraîchis aux ombres claires, à l’eau du cœur,à la fraîcheur de l’alliance.Avec toi, rive. D’où l’on peut encore s’inventer l’amourdu prochain, le jaune du citron, le hâle des seinset des reins,... [Lire la suite]
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dimanche 3 septembre 2017

MES NUITS VEILLENT SUR MOI LE JOUR...

Mais qui es tu, intriguant et fidèle visiteur de mes nuits ? Dans la foule intense et pourtant invisible, ton bras entoure mon cou, ta main s'est arrêtée sur mon épaule je me suis laissée emmener sans essayer de voir à qui appartenait ce collier inattendu et rassurant. Dans un jardin de fleurs sans parfum, assise sur un banc je n'ose te regarder par crainte de te perdre . Derrière , un bruit d'eau , peut- être une fontaine ?  Le son de ta voix ne me parvient pas. Mais qui es-tu, toi que j'espère le soir en... [Lire la suite]

jeudi 8 juin 2017

LA FENÊTRE OUVERTE

à LR . Dehors Battements d’ailes et friselis des feuillages Dedans Un merle ponctue la voix sereine Monde d’ascensions, d’espoirs et de larmes Modelé par un christ-oiseau Souffert par l’enfant volé envolé Le fils de l’homme et le fils de l’autre Raviver la parole et l’image Pétrir l’écho et le reflet en pâte de lumière Qu’ainsi la présence froisse l’air Présence Légère et fidèle comme les printemps Souveraine comme cette fillette sous un pommier Bravant jadis la guerre dans son abri de fleurs Aux confins du cœur ... [Lire la suite]
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jeudi 1 juin 2017

SENS, PRESENCE, ABSENCE, CONSCIENCE

Sens…vous avez dit « sens » ?Y a-t-il un sens à la quête de sens de l’Homme ? Et si sa quête de sens était une quête de sens interdit ?Comment interpréter la présence, chez l’Homme, de la conscience ?La conscience humaine, n’est-ce pas d’abord une manière de se tenir hors du monde, hors de tout ? N’est-ce pas, d’abord, le sentiment d’une radicale séparation ? D’une altérité qui pousse à harceler le monde, vu comme extérieur, de questions, quand ce n’est pas  à se harceler soi-même de questions sur soi-même ? Il y aura... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]
lundi 8 mai 2017

PATRICK CHEMIN...Extrait

Si tu es convié Au festin Par le petit vent d’iris De la naissance Si tu vas sur la terre Dans l’innocence De tout ce qui commence Puisses-tu illuminer De ta présence La marge étroite de la beauté Si tu es convié Au festin des années A la vérité de l’amour Qui naît à chaque fois Que tu te rencontres Dans un sentiment Plus grand que toi Si tu vas dans la pluie des corps L’argile mauve des apogées Puisses-tu apporter En présent La pierre précieuse De l’humilité Dans le jardin en marge De la beauté Si la vie te reprend La conscience Le... [Lire la suite]