mardi 25 décembre 2018

FÊTE EN PAUVRETE

De quelle fête en pauvreté nous approchons-nous,De quel matin empli de larmes et de lumière,De quel soleil en joie,Tandis que le vent de la nuitPeine à trouver Entre nos mains rempliesLe moindre passagePour consoler en nousL’enfant perdu de la promesse ?       JEAN LAVOUE www.enfancedesarbres.com       Oeuvre Susan Hall
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lundi 20 août 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Ce temps de métissage et de chansons mêlées,Ce temps de tisserands et de vies accordées,Ce temps que nous appelons sur nous-mêmesComme une supplique du fond de nos détresses, Comment nous sera-t-il donnéTandis que nous allonsSi loin de nos récits perdus,De nos chants disparus,De nos sources oubliées ? Comment nous sera-t-il arbre de vieSi nous ne visitons nos racines,Si nous n'étendons pas nos branches aux frontières,Si nous ne nous approchons pas avec tendresseDe ceux qui glissent inexorablement vers... [Lire la suite]
dimanche 19 août 2018

VRAIE LUMIERE NEE DE VRAIE NUIT

Âme soeurEntends-tu ce quiVient de l’heure, ce quiVient du coeur,à l’heureDe l’abandon, à l’heureDu crève-coeur,Ce battementdepuisLa naissanceLes entrailles maternelles,Déchirantl’écorceTerrestre, ce battementQui cherche à se dire,Qui chercheà se faireEntendre, entends-tuÂme sœurCe cri d’avant- vie, pleinD’une étrangère nostalgieDe ce qui avait étéRêvé et comme àjamaisVécu, matin de brumeD’un fleuve, nuageSe découvrantfeuillage,Midi de feu d’un pré, pierreSe dévoilant pivoine, touteLa terre embrasée, toutLe ciel incandescentEn une... [Lire la suite]
mercredi 11 juillet 2018

VRAI LIEU...Extraits

Qu'une place soit faite à celui qui approche, Personnage ayant froid et privé de maison. Personnage tenté par le bruit d'une lampe, Par le seuil éclairé d'une seule maison. Et s'il reste recru d'angoisse et de fatigue, Qu'on redise pour lui les mots de guérison. Que faut-il à ce cœur qui n'était que silence ? ... Par la brièveté de la porte, vois Le pain brûler sur la table. Par le bois cloué mort dans la porte, prends Mesure de la nuit qui couvre la terre. Par le déchirement de la... [Lire la suite]
mardi 3 juillet 2018

DEVANCE TOUT ADIEU

La musique m'avertissait - ce pouvait être Bach ou Mozart, Rachmaninov - que tout était achevé déjà, qu'il y avait un royaume au plus profond de tout homme, infiniment lointain, car alors le lointain et le proche perdaient toute signification, un royaume, une terre que l'on pouvait habiter dans la douleur et dans la joie, au désert comme dans l'amitié, la paix souveraine y régnait. Et peut-être n'avait-il rien à voir ce fragile royaume qui semblait tenir à l'envol d'une fugue, au cri d'un hautbois - ou bien ce pouvait être une surface... [Lire la suite]
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samedi 23 septembre 2017

CE JARDIN D'ENCRE...Extrait

…   un jour peut-être exista-t-il entre les deux une coïncidence le temps tout au plus d’un cri de joie qui n’a pas su ce qu’il était que peut ensuite un cri jeté dans l’ignorance de son sens  rien sinon se retourner contre la bouche ayant craché l’oubli ruiné dans le corps même l’élan vers la seule évidence on écoute une rumeur dans l’arrière-pays de la voix  parfois cela résonne comme une promesse parfois ce n’est qu’un bruit qu’attendez-vous dit la raison puisque rien jamais n’arrive par là mais chacun... [Lire la suite]
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jeudi 7 septembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Il suffirait de si peu…Un claquement de doigtsun envol soudainun songe pétrifié.Il suffiraitd’une main à demi ferméede la nudité d’une pluie d’étédu resserrement de la nuit.Il suffirait detendre les mots pour broyerpour arracher les voilespour rejoindre le fleuveet s’y perdresans amarresans promessesans mots pour hélerjuste avec au ventrele creux tel un nœudcoulant…   .     AGNES SCHNELL   .  
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dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]
lundi 3 juillet 2017

TU VERRAS...

Ah, tu verras, tu verras Tout recommencera, tu verras, tu verras L'amour c'est fait pour ça, tu verras, tu verras Je ferai plus le con, j'apprendrai ma leçon Sur le bout de tes doigts, tu verras, tu verras Tu l'auras, ta maison avec des tuiles bleues Des croisées d'hortensias, des palmiers plein les cieux Des hivers crépitants, près du chat angora Et je m'endormirai, tu verras, tu verras Le devoir accompli, couché tout contre toi Avec dans mes greniers, mes caves et mes toits Tous les rêves du monde Ah, tu verras, tu verras Tout... [Lire la suite]
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lundi 12 juin 2017

BLEU SEULEMENT

A la lisière seulement ce vent qui bruisse Une basse à laquelle s’accommode le temps Une illusion de soleil et de verdure Derrière laquelle vont tous nos maux Le bleu seulement le bleu Une promesse de repos une étamine Sur le grand lit des désespoirs Sur le patchwork des espérances Une veille parcimonieuse et altérée De vains rêves que nous faisons Et qui s’étiolent ainsi que des soleils levants Que la lumière écartèle et tue Le bleu seulement le bleu Offrande des silences Ceux que nous avons sertis Des pierres que nous avons... [Lire la suite]