lundi 25 février 2019

EDGAR MORIN...Extrait

Vivre de prose n’est que survivre. Vivre, c’est vivre poétiquement.L’état poétique est un état de participation, communion, ferveur, amitié, amour qui embrase et transfigure la vie. Il fait vivre à grand feu dans la consumation (Bataille), et non à petit feu dans la consommation. L’état poétique porte en lui la qualité de la vie, dont la qualité esthétique qu’il peut ressentir jusqu’à l’émerveillement devant le spectacle de la nature, un coucher de soleil, le vol d’une libellule, devant un regard, un visage, devant une œuvre... [Lire la suite]

dimanche 6 janvier 2013

A CIEL OUVERT ...Extrait

Fragments de proses rêvant de souffle, vous êtes d'aimables petits morts sagement rangés sous votre chemise cartonnée. Je vous palpe, vous soupèse, vous dégraisse, vous maquille : toilette pour la morgue. Jamais le vent ne vous fera frémir. Et si la rage au coeur je vous malmène, aucune lettre pour me crever les yeux. Sans mots pourtant pas de salut. Le muet qui m'habite veut ma peau. . FRANCOISE  ASCAL   .  
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samedi 27 septembre 2008

LA POESIE NUE...Extrait

PREMIER FRAGMENT     “Les dieux n’ont pas eu d’autre substance que celle que j’ai moi-même”. J’ai, comme eux, la substance de tout ce qui a été vécu et de tout ce qui reste à vivre. Je ne suis pas seulement un présent, mais une fugue torrentielle, de bout en bout. Et ce que je vois, de part et d’autre, dans cette fugue (avec des roses, des ailes brisées, de l’ombre et de la lumière) n’appartient qu’à moi, souvenir et désirs bien à moi, pressentiment, oubli. Qui sait mieux que moi, qui, quel homme ou quel dieu peut, a... [Lire la suite]
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samedi 13 septembre 2008

CLARTE SANS REPOS

Peut-être que je me succède à moi même. Je ne sais pas qui mais quelqu'un est mort en moi.Il pressentait lui aussi hier la disparition et il était menacé par la lumière, maisaujourd'hui c'est un autre couteau que j'ai devant mes yeux.   Je ne veux pas être mon propre inconnu, je suis encombré par les visions.Il est difficile   de faire circuler tous les jours la lumière dans les veines et travailler à la contractionde visages inconnus jusqu'à ce qu'ils se transforment en faces aiméespour... [Lire la suite]
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mercredi 10 septembre 2008

LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITE...Extrait

Personne encore n'a défini, dans un langage pouvant être compris de ceux-là mêmes qui n'en ont jamais fait l'expérience, ce qu'est l'ennui. Ce que certains appellent l'ennui n'est que de la lassitude; ou bien ce n'est qu'une sorte de malaise; ou bien encore, il s'agit de fatigue. Mais l'ennui, s'il participe en effet de la fatigue, du malaise et de la lassitude, participe de tout cela comme l'eau participe de l'hydrogène et de l'oxygène dont elle se compose. Elle les inclut, sans toutefois leur être semblable.Si la plupart donnent... [Lire la suite]
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dimanche 7 septembre 2008

NICOLAS BOUVIER

. NICOLAS  BOUVIER . "Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."
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dimanche 7 septembre 2008

CITADELLE...Extrait

Certes, j’ai moi aussi éprouvé, au cours de ma vie, la colère, l’amertume, la haine et la soif de vengeance. Au crépuscule des batailles perdues, comme des rebellions, chaque fois que je me suis découvert impuissant, et comme enfermé en moi-même, faute de pouvoir agir, selon ma volonté, sur mes troupes en vrac que ma parole n’atteignait plus, sur mes généraux séditieux qui s’inventaient des empereurs, sur les prophètes déments qui nouaient des grappes de fidèles en poings aveugles, j’ai connu alors la tentation de l’homme de colère.... [Lire la suite]
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mercredi 3 septembre 2008

MEMOIRES D'OUTRE-TOMBE...Extrait

"...Cette année 1883, soumis à mes vagabondes destinées, la Saint-François me trouve errant. J'aperçois au bord du chemin une croix, elle s'élève dans un bouquet d'arbres qui laisse tomber en silence, sur l 'Homme-Dieu crucifié, quelques feuilles mortes. Vingt-Sept ans en arrière, j'ai passé la Saint-François au pied du véritable Golgotha.Mon patron aussi visita le Saint tombeau. François d'Assise, fondateurs des ordres mendiants, fit faire, en vertu de cette institution, un pas considérable à l 'Évangile, et qu'on a... [Lire la suite]
dimanche 20 juillet 2008

LA MER ...Suite

" Quitter le monde connu, pour les mondes inconnus, (...) parcourir la distance permettant d’atteindre le merveilleux, voir s’abolir les frontières entre réel et imaginaire, affronter la succession des jours et des nuits, une mort symbolique sans savoir si l’on parviendra quelque part, rester enclos dans la nef étroite ballottée sur l’immensité marine comme dans l’attente d’une renaissance future, telle est l’aventure vécue par le héros, qu’un enchaînement de métamorphoses va transformer. Une nécessité impérieuse le pousse à s’en... [Lire la suite]
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dimanche 20 juillet 2008

LA MER ...Suite

" Ici même, je sais que jamais je ne m'approcherai assez du monde. Il me faut être nu et puis plonger dans la mer, encore tout parfumé des essences de la terre, laver celles-ci dans celle-là, et nouer sur ma peau l'étreinte pour laquelle soupirent lèvres à lèvres depuis si longtemps la terre et la mer"..ALBERT  CAMUS .
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