dimanche 20 janvier 2013

SOMBRES ORAGES

Sombres orages assourdis par le tumulte en peine.L'âme, la gloire, bal de tziganes en fleur.  Une apoplectique égérie, le visage pétri d'indignité,  Amorphe paysage érodé par l'orage.L'eau bleue des cils irriguant la page,  Suspendue, cherchant du regard les purs. A travers des songes faméliques Gravis de lune à lune les échelons de bois.    .   CLAUDIA CARLISKY http://claudiacarlisky.blogspot.fr/   .    
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lundi 23 avril 2012

JE NE SUIS PAS ADROIT...

Je ne suis pas adroit, je suis droit. J'eus partout la même aventure très pure Et c'était l'aventure à laquelle j'avais droit : Je ne veux pas qu'on puisse dire qu'en aucun moment j'ai fait quelque chose pour moi ; Je veux, né du peuple, prouver qu'on peut venir à bout de tout par la pureté ; Je veux prouver que les pauvres peuvent aider les riches, les puissants, les gouvernants. J'ai voulu prouver que les fils des travailleurs peuvent sauver la sincérité, la vérité, l'authenticité. Contre tous mes efforts je désire être bafoué, Si... [Lire la suite]
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jeudi 1 mars 2012

L'OFFRANDE LYRIQUE...Extrait

Le sommeil qui volette sur les paupières du petit enfant — qui saura dire d’où il vient ? — Moi. L’on m’a raconté qu’il habite, là, dans le village des fées, où, parmi les ombres de la forêt qu’éclairent tendrement les lucioles, se penchent deux timides fleurs enchantées. C’est de là qu’il vient pour poser un baiser sur les paupières du petit enfant. Le sourire qui scintille sur les lèvres du petit enfant lorsqu’il dort — qui saura dire où il est né ? Moi. L’on m’a raconté qu’un jeune pâle rayon de la lune nouvelle toucha... [Lire la suite]
mercredi 4 mai 2011

POEMES DE PROSE...Extrait

Rendez-moi les lauriers, et aussi les ormeaux ; rendez-moi l’ombre verte du matin, rendez-moi l’eau humble qui riait dans l’ombre tamisée de soleil. Rendez-moi le silence de la terre. Et le souffle invisible du printemps. L’églantier, avant qu’il ne se cache derrière ses épines. Quand il se perd dans les buissons d’avril.Rendez-moi le silence des oiseaux et l’attente patiente du serpent. Et encore l’eau perdue dans ses miroirs, où venaient se recueillir les abeilles.Pour le jardin secret, dans le jardin sacré, nichée muette au fil des... [Lire la suite]
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dimanche 3 avril 2011

PAUVRETE ET PRIVILEGES

« La réalité pure ne se dérobe pas à qui la rencontre pour l’estimer et non pour l’insulter ou la faire prisonnière. Là est l’unique condition que nous ne sommes pas toujours assez purs pour remplir. » . RENE CHAR . Oeuvre Tarcsay Bela
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dimanche 28 novembre 2010

ZONE INTERDITE

Derrière la parole le chaos.Le hurlement n'accède à aucun monde.Je chante.Nulle invocation.Rien que des noms qui reviennent.Tu choisis la blessure, le lieuoù nous parlons notre silence.Et tu fais de ma viecette cérémonie trop pure. . .. . .ALEJANDRA  PIZARNIK . . . . Œuvre Sébastien Jacqmin

jeudi 25 novembre 2010

COLETTE GIBELIN

"Le jour viendra la nuit aussi j'ai peur, tout à coup, de ce qui gronde en moi comme un chacal en proie au mal de faim. j'ai peur de toutes mes faims de vivre, inassouvies et prêtes à me dévorer. Je suis la proie de ma propre faim. Je meurs de ce manque immense de l'univers: non désir, non échange, non transparence. Je meurs de froid dans le négatif du soleil. Il y a pourtant, quelque part, des embrasements, des mots vibrants comme des violons, et des sources où boire à longs traits la lumière." ..." la pierre, comme nous, résiste,... [Lire la suite]
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mardi 2 mars 2010

LE PUR AMOUR

La pureté n'est pas la continence, la pudibonderie ou la chasteté : il y a pureté à chaque fois que l'amour cesse d'être mélangé d'intérêt. La seule pureté, c'est l'amour pur.  De toutes les vertus, si c'en est une, la pureté est peut-être la plus difficile à appréhender, à saisir. Il faut bien que nous en ayons pourtant l'expérience : que saurions-nous autrement de l'impur ? Mais c'est une expérience d'abord étrangère, et douteuse. La pureté des jeunes filles, ou de certaines d'entre elles, m'a toujours fortement ... [Lire la suite]
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samedi 6 juin 2009

RESSUSCITER....Extrait

"Je suis un jour entré dans un lien où chaque parole de l’un était recueillie sans faute par l’autre. Il en allait de même pour chaque silence. Ce n’était pas cette fusion que connaissent les amants à leurs débuts et qui est un état irréel et destructeur. Il y avait dans l’amplitude de ce lien quelque chose de musical et nous y étions tout à la fois ensemble et séparés, comme les deux ailes diaphanes d’une libellule. Pour avoir connu cette plénitude, je sais que l’amour n’a rien à voir avec la sentimentalité qui traîne dans les... [Lire la suite]
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jeudi 23 avril 2009

HUITIEME ELEGIE DE DUINO

  De tous ses yeux la créature voit l’Ouvert.  Seuls nos yeux sont comme retournés et posés autour d’elle tels des pièges pour encercler sa libre issue.   Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons que par les yeux de l’animal.  Car dès l’enfance on nous retourne et nous contraint à voir l’envers, les apparences, non l’ouvert, qui dans la vue de l’animal est si profond.  Libre de mort.   Nous qui ne voyons qu’elle, alors que l’animal libre est toujours au-delà de sa fin : il va vers Dieu ; et quand... [Lire la suite]
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