mercredi 1 mai 2013

LA RECHERCHE D'UNE PREMIERE VERITE...EXTRAIT

     Il est une heure de l'enfance qu'on n'oublie jamais : celle où l'attention venant à se concentrer avec force sur une idée, sur un mouvement de l'âme, sur une circonstance quelquefois vulgaire, nous ouvrit, par une échappée inattendue, les riches perspectives du monde intérieur : la réflexion interrompit les jeux, et, sans l'aide d'autrui, l'on essaya pour la première fois la pensée. Un jour, dans le jardin paternel, au moment de prendre une feuille de charmille, je m'émerveillai tout à coup de me sentir... [Lire la suite]

mardi 16 avril 2013

J'ARPENTE LA VIE

Je traque la démesure du désir.  Je piste la mesure de l’abstinence.                      Partout l’exil des affamés cambre le silence. Partout la radio distille la mort. Je ris je bois je meurs.   Je rêve d’un monde sans mesure. Je rêve d’un monde ailleurs où chacun aurait sa place.   Où que j’aille, l’amour est sous séquestre.   Où que j’aille, la haine a sa demeure. J’arpente... [Lire la suite]
lundi 1 avril 2013

CHEMINS DU DOUTE...Extrait

Écrire ce n’est pas espérerune quelconque réponsemais une bouteille à la mersans le moindre messageÉcrire pour se justifierd’être au monde : cela suffit* Entre l’orgueil des métaphoreset l’eau vive de l’humilitéchoisir où le poème ira boireCette soif d’infinin’est jamais que prescienceintuition paradoxale *L’écriture n’est jamaisque timide questionnementsur notre humaine destinéeL’on interroge les motset les mots vous interrogentCe dialogue sans issueni la plus petite chancede jamais se conclureporte sa raison d’êtreen ce vain... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

DEHORS....Extrait

 (...)  Voyais-je cet espace quand j’étais enfant ? Ou bien n’était-il qu’un été perpétuel ? «Quand nous cessons d’être des enfants, nous sommes déjà morts». Le sommes-nous ? Le langage façonnant la réalité avec ses racines dans la magie : n’est-ce pas une part de cette enfance mais filtrée à travers le tamis de l’expérience ? Nous parlons d’«enfants de la nature». Nous sommes nous-mêmes des gosses de la nature, rapetissés dans le futur, appauvris dans le langage. Le contact naturel avec les choses de chaque jour, pleines... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2013

LARMES DE FEMME

Un petit garçon demanda à sa mère : - Pourquoi pleures-tu ? - Parce que je suis une femme, lui répondit-elle. - Je ne comprends pas, dit-il. Sa mère le prit dans ses bras et lui dit : - Et jamais tu ne comprendras. Plus tard le petit garçon demanda à son père : - Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas ! - Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire. Devenu adulte, il demanda à Dieu : - Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ? Et Dieu répondit : - Quand j'ai fait... [Lire la suite]
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samedi 23 février 2013

LA PART EN TROP....Extrait

Lui dans sa démesure. Nous derrière cette démesure le suivant (image par image) sans jamais le trouver mais sachant qu'il n'y a pas d'autre route pour se rendre sur les lieux de la bataille aux dizaines d'identités que celle du passeur. (Une part libertaire en exil aux quatre coins du monde une part combattante sur l'horloge espagnole une part émigrée vers d'autres combats une part emprisonnée dans les passages des montagnes une part coincée dans les strophes de L'Internationale...) Chaque fois il y a une part en trop. ... [Lire la suite]

vendredi 22 février 2013

L'USURE L'ETOILE...Extrait

Ne prends rien au monde,  fais de tes mains les chevelures d’une vie oubliée, le bruit des ailes qui nous manquent, le vent et la soif en nous comme a glissé sur ton corps la robe du temps perdu ; comme un train enfonce l’obscurité que taisent les anges, et nous sommes vivants : l’obscurité, le silence dont nous désignent les victimes extasiées, les maîtres en extase. Qui es-tu depuis toujours ? T’es-tu souvenue aussi des pierres sans forme sous la neige, d’une lueur qui luttait dans nos racines loin des traces de pas, des... [Lire la suite]
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samedi 19 janvier 2013

TOUT N"EST PAS DIT

Croire que « tout a été dit » et que « l’on vient trop tard » est le fait d’un esprit sans force, ou que le monde ne surprend plus assez. Peu de choses, au contraire, ont été dites comme il le fallait, car la secrète vérité du monde est fuyante, et l’on peut ne jamais cesser de la poursuivre, l’approcher quelquefois, souvent de nouveau s’en éloigner. C’est pourquoi, il ne peut y avoir de répit à nos questions, d’arrêt dans nos recherches, c’est pourquoi nous ne devrions jamais connaître la mort intérieure, celle qui survient quand... [Lire la suite]
lundi 26 novembre 2012

DECHU

C'est comme si aujourd’huiChaque mot que l'on croyait en vain écritPortait le poids d'une âmeEngageait un destinChaque mouvement de la mainComme la pointe d'une lameDont on sent la blessure...   J'aimerai retrouver le geste fier et sûrD'un naïf écrivain qui fait parler les fleurs Au mépris des charniersMais l'encre a le goût du sang séchéEt le mot effrayé, se terre apeuré... Mi oiseau mi poète incapable de voler  Toujours cette question qui vient me hanter  A qui dois-je le chant qui jadis s'élevait ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 13 novembre 2012

AMINA SAÏD

(...) nous n’avons pas la réponse aux questions que pose le silence ni d’explication aux rêves à peine devinons-nous certains signes que savons-nous du miracle qui nous réunit puis de ce qui lentement nous sépare de ce qui se dit à travers nous lorsque nous tentons d’écrire de l’objet réel de notre quête ou de ce qu’est la plus belle chose du monde nous ne connaissons ni la part non vécue de nos vies ni ce que nous ne sommes pas ni même ce que nous sommes vraiment ou ce que nous aurions pu être nous ne connaissons ni la raison du... [Lire la suite]