mardi 13 mai 2014

JUSTE UNE ETAPE SUR LE PARCOURS....

Conférerions-nous au hasard  unimentD'advenir  Là ailleurs  Mais pourquoi Maintenant  plus tard  il y a déjà mille ans Fruit du bien  Serres impitoyables Aux ordres du mal et de la fatalité aveugle Sans poser de questions  sans faillir dès lors Qu'il ne fît aucun doute d'éclore pour faner Après avoir puisé l'eau d'un puits sans fond Telles sont les seules vérités que la nuit sèmeEt dont tout un chacun exhorte les menéesDe la Providence  du destin  du sort implacableIndéfiniment décliné... [Lire la suite]
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lundi 5 mai 2014

VERS LE MATIN DES CERISES

Terres du verbe Amour terres froides froides Douleur et vent pierres et lueurs Terres du verbe Amour Toujours vierges qu'y planterons-nous un jour demain si nous voulons du Maïs et des Visages des oiseaux et des chants   .   ANDRE LAUDE   .    
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vendredi 11 avril 2014

GILLES BAUDRY...Extrait

Las, le temps réduit sa voilureet dans l’ostinato des vaguestoute la mer se ride, maisque veut le vent, que veut le vent ? Clignotent, pianotent les étoilesle braille de nos insomniessur un clavier pour quel nocturne, maisque nie la nuit, que nie la nuit ? La nuit est au bout de ses yeuxet la forêt se cachederrière ses paupières, maisque sait la sève, que sait la sève ? Neige pétale par pétale,cloche s’embrume et s’envelopped’un linceul de silence, maisque tait la terre, que tait la terre ? La terre ? Cette part... [Lire la suite]
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mercredi 19 février 2014

AKL AWIT

C’est ainsi que je m’excusePour chaque possiblePour chaque impossiblePour chaque vie antérieurePour la vie à venirPour les joies, les maux, les morts et les vivantsPour les brigands, les anges et les voleurs de pommesPour ceux qui te dévorent par la solitude de leur corpset te boivent avec la soif du désert dans les yeuxPour moi-même chaque fois que te dévore un plus grand nombrePour toutes les générationsPour ceux qui en mon nom t’aimentPour ceux qui en leur nom t’aimentPour ceux qui laissent pour toi des larmeset des sentiments de... [Lire la suite]
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lundi 16 décembre 2013

CES LIENS SI FRAGILES...Extrait

Si d’indifférence tu deviens plus léger que ton ombre   capable enfin de suivre ton coeur   tu comprendras mieux mon silence   mes questions qui n’espèrent plus de réponse :   le vent chercherait-il quelque chose ou quelqu’un ?   Les nuages sont-ils réels ? Les nuages reviendront-ils ?   Avez-vous un destin paysages ?   Ai-je pour vous un sens ?   .   RAYMOND FARINA   .    
samedi 26 octobre 2013

JEAN ROUSSELOT

…et s’en vint à nous l’écriture à la fois solfège et musique soleil et gnomon jusqu’alors accaparée tels les chaumes qu’on brûle pour affamer alouettes et glaneuses par de hautains feudataires ou des moralistes châtrés Désormais pas d’autres raisons d’être y compris révolte, compassion dévergondage, dénuement inaptitude au sacré avec ou sans sucre que cette perpétuelle redoublante acharnée à ne pas entendre les questions sans réponse qui sont le propre de l’homme. Interdits de séjour dans les jardins... [Lire la suite]
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vendredi 11 octobre 2013

L'AIGUILLE AVEUGLE...Extrait

Qui est le fils de l’homme quand les roses déclinentet que la nuit ne ferme plusLe phare fidèlecontinue à balayer la peau du cielavec la même applicationTu es né ce soir ou ce matindans tes habits de deuilune épée à ton flancRegarde bien, si tu ne les trouves les mots, tous, ont émigrésous les feuilles lasseset tu les cueilleras à genoux   .   JOSE ENSCH   .      
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samedi 20 juillet 2013

UN FIL ROUGE DANS LE LABYRINTHE...Extrait

J'ai si longtemps navigué que je ne sais plus quel royaume oublié vit un jour mon départ ni même si de quelque terre originaire j'en suis à traverser ce présent hors voyage dans l'immobile sans feu ni lieu de l'exil J'ai vu le sang couler des pierres J'ai vu la lumière s'évanouir de douleur J'ai vu pleurer la terre muette de chagrin Et j'ai vu des hordes ravager les cités disposer du bétail humain en hécatombe tandis que les fleuves mugissaient rougissaient J'ai vu la nuit s'ouvrir dans le jardin des nuits J'ai vu danser les... [Lire la suite]
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samedi 13 juillet 2013

MARIA-DOLORES CANO

JE M’EN VAIS à présent pour où ?  vers où ?                               comment ?      je m’en vais pleurer  les heures  je m'en vais rire  les pleurs     l’abeille dans le cœur  transparence des ans                  ténacité amour d’antan  ... [Lire la suite]
vendredi 28 juin 2013

QUINZIEME POESIE VERTICALE...Extrait

(....) Qu’intercaler alors entre la rose et la lumière,entre la nuit et l’amour,entre un homme et la mort,entre la vie et ce matin transmué en souvenirs ?Que mettre entre ce qu’est une choseet cela qu’elle n’est pas,pour qu’elle puisse l’être ?Comment tamiser la distanceentre nous et l’absencepour trouver à la fin notre présence ? »   .   ROBERTO JUARROZ   .