jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]
mercredi 10 mai 2017

JOURNAL, LE 10 MAI DE 2017

Trois pierres. Une pour le ruisseau dolent. Une pour le vif-argent de l’intuition. Et la dernière qui veille sur le sommeil du sage. Trois ruisseaux dans la pente qui saisit nos vies furtives. Au pied de la lettre. Trois lettres. Une pour la bien-aimée. Une autre pour les amis du passé que la mémoire regroupe dans la pierre. Dans la vasque du jardin où le ciel est vaste comme un petit lutin. Trois lutins qui portent les nouvelles. Et dans la lettre du jour qui vient, le propos de la beauté s’épanche comme un baiser volé. A la pluie.... [Lire la suite]
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samedi 6 mai 2017

MON DERNIER CORPS - CAHIERS GRECS ...Extrait

Merci Marie-Paule et Raymond Farina   .   On t’a commandée jeune solide responsable telle que ta chair ne prenne en rien exemple sur notre chair à nous. Interdiction ciselée de tout changement, toute déformation protégée comme ne le fut par aucun Art notre floraison à nous, notre force. L’une de tes mains est placée telle un peigne dans tes cheveux épars, tandis que l’autre semble avoir choisi seule son rôle : caresse posée sur le ventre de la fécondité interdite - la pierre elle-même ne renonce pas à la... [Lire la suite]
dimanche 30 avril 2017

UNE COLOMBE EN CAGE

Élevée derrière des pierres et des murs très imposantsMes pas comptabilisés sous des regards menaçantsDes montagnes en dentelle à me donner des frissonsEt des portes verrouillées , étaient mes seuls horizonsMon royaume de songes et de rêve pointé des doigtsTout était là pour me priver de mes propres droitsJ'ai alors chanté, dansé , feintant une immense joiePour que mes geôliers aient enfin confiance en moiJ'ai tissé des ailes de soie avec résilience et passionJ'ai cassé les boulets que je traîne depuis longtempsJ'ai chanté ma... [Lire la suite]
dimanche 16 avril 2017

RIEN QUE CETTE LUMIERE

Rien que cette lumière que sèment tes mains Rien que cette flamme et tes yeux Ces champs cette moisson sur ta peau Rien que cette chaleur de ta voix Rien que cet incendie Rien que toi Car tu es l’eau qui rêve Et qui persévère L’eau qui creuse et qui éclaire L’eau douce comme l’air L’eau qui chante Celle de tes larmes et de ta joie Solitaire que les chansons poursuivent Heureux du ciel et de la terre Forte et secrète vivante Ressuscitée Voici enfin ton heur   .   PHILIPPE SOUPAULT   .
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vendredi 14 avril 2017

SERGE WELLENS...Extrait

Du fond d'un trou de mémoireje regarde passer le cieloù rien ne se passe vraimentqu'un léger très léger frémissementpareil au rêve inhabitéd'une eau dormanteJe cherche désespérémentle visage d'un mot nécessairequi se défaisant me défaitIl me reste la lenteurobstinée de son refus d'êtrePour un peu de temps encorele sillage d'une trace.   .   SERGE WELLENS   .    
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vendredi 14 avril 2017

COLETTE GIBELIN...Extrait

Nous cherchons ce lieu de vertige où les rumeurs de la vie s’irisent de lumière, ce lieu de nulle part, oiseau fulgurant et avide, étrange et mauve, aux ailes déployées vers l’absence et le rêve. Chasseurs entêtés de l’ailleurs, nous flottons, îles de solitude au-dessus des grands fonds où grouillent tant de présences que le regard évite. Ici, le monde est plein. Le monde craque, éclate, pourrit. Le monde étincelle et jaillit. Ici. Le silence nous lance le cri des fontaines. Ici. Nous ne l’entendons pas,insensés que nous sommes,... [Lire la suite]
mardi 21 mars 2017

LA JOIE N'EST PAS MON METIER...Extrait

 Depuis que les portes closes et le froid ont été créésje tends la main en aveuglecherchant un murou une femme qui puisse me recueillirMais que peut faire la gazelle aveugled'une source viveet le rossignol prisonnierde l'horizon caressant ses barreaux ?   À l'ère de l'atome et des cerveaux électroniquesÀ l'ère du parfum, de la chanson et des lumières tamiséesje lui parlais des sandales des bédouinsdu voyage au désertà dos de chamelleet ses seins m'écoutaientcomme les petits enfants écoutentun récit captivant autour du... [Lire la suite]
mardi 14 mars 2017

GIGUE

La guerre, on la dansait dans la cour de l’écoleBardés de cheveux fous et de tabliers noirsOn sentait l’encre amère, un peu la confiture,Une mouche d’été dormait sur nos devoirs.L’institutrice était une jeune bergèreQui avait entendu la voix de Michelet.Ses yeux fleurs préféraient le rêve à la lectureSes seins n’avaient jamais bourgeonné dans des doigts.Parfois, les jeudis clairs, elle allait en voitureAcheter à la ville un coupon de satin.Son fiancé, était – disait-on – mort en guerreC’est un très grand malheur quand on n’en compte... [Lire la suite]
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