lundi 27 août 2018

OUI, NOUS PARLONS

Nous parlons la démesurenous parlons l’appartenance à un sourire et le dédale de ses secretsnous parlons l’attente tournée vers l’horizonsans possession dissimulée dans la voixsans usage d’un lieu de la parole nous parlons entre le réel inquiet et le mystère de son appelnous parlons depuis les veilles rauques des délaissésnous parlons la mélancolie de l’étendue portant d’escale en demeure l’épreuve de chacunnous parlons l’éclair élucidé du dire vraiquand n’apparaît plus que l’attention de l’horizon au jour nous ouvrons la volière... [Lire la suite]

vendredi 20 octobre 2017

LA SOLITUDE DE L'ENFANT

C’est souvent tard dans la vie que nous découvrons, en leur profondeur, nos solitudes d’enfant, les solitudes de notre adolescence. C’est dans le dernier quart de la vie qu’on comprend les solitudes du premier quart en répercutant la solitude du vieil âge sur les solitudes oubliées de l’enfance. Seul, très seul, est l’enfant rêveur. Il vit dans le monde de sa rêverie. Sa solitude est moins sociale, moins dressée contre la société, que la solitude de l’homme. L’enfant connaît une rêverie naturelle de solitude, une rêverie qu’il ne faut... [Lire la suite]
dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

FLUCTUATIONS...Extrait

Inspire L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères, ses fièvres éblouissantes Tu respires l’odeur envahissante du thym sauvage des souvenirs ramassés sur la plage Tu bois le lait de vie Ouvre la fenêtre Il n’y a plus de dedans, de dehors Seul, ce présent d’éclair et de surgissement, Cette hâte d’aimer et de connaître Tant de messages, de caresses, d’écorchures Tant de promesses nous traversent Le monde extérieur maintenant te pénètre Les sons ruissellent Les odeurs pétillent Respire le réel, Il t’appartient et tu lui... [Lire la suite]
mercredi 20 avril 2016

BRUNO ODILE

L’incertitude de ce qui advient, malgré la détermination que nous avons à empoigner le réel pour le domestiquer, trahit les promesses d’existence à jamais perdues. L’impossibilité pour l’agir humain de plier le réel à ses seules volontés, nous contraint aux rêves et aux fantasmes. Quasiment jamais maître des événements, nous ne sommes plus propriétaires des aventures que nous vivons mais seulement du sens que nous leur donnons. Alors, nous apprenons, avec plus ou moins de réussite, à modifier nos désirs plutôt que l’ordre du monde.... [Lire la suite]
samedi 5 mars 2016

EN VRAC....Extrait

« La poésie est atteinte quand une œuvre d’art quelconque s’intègre, ne fût-ce qu’un moment, à la vie réelle de l’homme par l’émotion qu’elle provoque dans son esprit et comme dans sa chair. La poésie n’est dans rien d’autre que dans la mise en commun d’aspirations diverses auxquelles l’œuvre d’art peut donner la violente illusion de s’être rencontrées. Le poète ne s’occupe pas et ne doit pas s’occuper de l’émotion que pourra provoquer son œuvre. Il ne doit et ne peut connaître ou reconnaître, dans son œuvre, que l’émotion qui lui a... [Lire la suite]
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lundi 13 juillet 2009

LA SAVEUR DU REEL

Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l'autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l'espace.Il se mit à courir espérant s'envoler d'un moment à l'autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l'air n'ont pu le retenir. dans sa chute il comprit qu'il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l'avait fait tomber.   . . . . PIERRE  REVERDY . . .   . Oeuvre Angèle Pizzo .  
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