vendredi 29 juillet 2016

LIBER

Le mot liber, en latin, désignait la partie vivante de l'écorce. Il a passé sous cette forme, et avec le même sens, en français. Comme cette partie de l'arbre servait à écrire, liber en est venu à s'appliquer au livre. Mais il avait d'autres significations, dans la vieille langue mère : il signifiait socialement libre, affranchi de charges et de servitudes. On l'employait parfois au singulier, pour désigner l'enfant. Enfin, c'était le nom d'une vieille divinité que l'on a confondue, plus tard, avec Bacchus. Horace, dans ses Odes, s'en... [Lire la suite]

vendredi 22 juillet 2016

DELEUZE...

“Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et... [Lire la suite]
mardi 12 juillet 2016

L'IRREDUCTIBLE ROUSSEAU...Extrait

    On ignore tout de la matière songeuse.    Des forêts ou des lianes gelées aux vitres de l'enfance.    Du lait. Du sang ou de la lymphe. La sève. Des paupières et du ventre d'où suinte impassiblement la neige des étoiles.    On ignore tout des algues.    Des épithètes en quête de visage. Des lèvres flétries pétale après pétale.    Or, il y a le ciel.    Ses plaies. Ses renflements. Ses ulcères.    Des millions... [Lire la suite]
lundi 25 avril 2016

LA MORT EST UNE ILLUSION

La mort est une illusion. On ne meurt pas mais on naît de différente manière. On naît dans le renouveau total, ce qui donne l'impression d'une rupture nommée mort. Chaque fois que le renouveau est profond, chaque fois que le renouveau est total, la mort est le premier mot qui vient pour décrire cette naissance radicale. La naissance radicale elle-même est une sorte de mort, c'est-à-dire un changement, une renaissance qui brise les limites stagnantes de la finitude, de la saturation. La mort offre à la conscience un voyage interne dans... [Lire la suite]
vendredi 12 février 2016

ABSENCE

Elle portait le doux prénom de Violette… Un prénom suranné qui lui avait valu bien de moqueuses remarques ! Et ce d'autant plus que son teint de blonde tournait rapidement à l'incarnat. Elle avait épousé Freddy… enfin, Alfred.               Alfred et Violette étaient donc unis depuis plus de quarante ans. Il avait perdu cheveux et verve, mais avait gagné en poids. Elle avait troqué sa grâce et ses rondeurs féminines contre des angles et une humeur acariâtre. Il... [Lire la suite]
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mardi 28 octobre 2014

LE PLUS DOUX POIGNARD...Extrait

Tant de fleurs dont le nom a plus d'odeur que la réalité qui décevrait aussi nos yeux. Je rêve. Le monde nous est , paraît-il, offert mais si peu qu'il vaut mieux lui préférer son image plus drôle à l'approche, au toucher, à la possession. Monde fermé où j'avance en m'enrageant de plus en plus. De plus en plus triste, d'une tristesse de révolte plutôt que de résignation. Passer, ne rien tenir, ou si peu, et encore dérisoirement se sentir plein de privilèges."   .   ALAIN BORNE   .      
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lundi 29 septembre 2014

LA GUERRE

Terriblement, tristement, violemment, la guerre s’invite dans notre histoire de siècle en siècle . « La guerre » ? Peut-on évoquer ce fléau identiquement de siècle en siècle ? Le doit-on ? Dans un regard moral, assurément oui. Mais d’un point de vu politique, c’est à dire avec l’exigence de combattre et vaincre ce fléau, je suis convaincu que non. Nous avons un chemin de pensée à reprendre, une recherche de sens à trouver pour l’efficacité de l’engagement pacifiste.Tout bouge, tout change, tout influe, venant ainsi jeter un voile de... [Lire la suite]
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mardi 26 novembre 2013

LE GARDIEN DE TROUPEAUX.....Extrait

Il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtrepour voir les champs et la rivière.Il ne suffit pas de n'être pas aveuglepour voir les arbres et les fleurs.Il faut également n'avoir aucune philosophie.Avec la philosophie, il n'y a pas d'arbres:il n'y a que des idées. Il n'y a que chacun d'entre nous,telle une cave.Il n'y a aucune fenêtre fermée,et tout l'univers à l'extérieur;et le rêve de ce qu'on pourrait voirsi la fenêtre s'ouvrait,et qui jamais n'est ce qu'on voitquand la fenêtre s'ouvre. .  ..  FERNANDO... [Lire la suite]
vendredi 15 novembre 2013

CE SOIR DANS CE MONDE

à Martha Isabel Moïace soir dans ce mondeles mots du rêve de l’enfance de la mortil n’est jamais « ça », ce que l’on veut direla langue natale châtrela langue est un organe de connaissancede l’échec de tout poèmecastré par sa propre languequi est l’organe de la ré-créationde la re-connaissancemais non celui de la résurrectionde quelque chose en guise de négationde mon horizon de maldoror avec son chienet rien n’est promesseentre le diciblequi équivaut à mentir(tout ce que l’on peut dire est mensonge)le reste est silencesauf que le... [Lire la suite]