jeudi 4 avril 2019

LETTRE DE BLANCHE GARDIN AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président,Je suis flattée. Merci. Mais je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue.En Juillet 2017, vous avez déclaré « La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus ». Et, vous avez annoncé le lancement d’une politique du « logement d’abord », qui a laissé planer l’espoir d’une... [Lire la suite]
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mardi 30 janvier 2018

SONNETS DE L'AMOUR OBSCUR...Extrait

 Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m'aimes et pour que tu me pleurespar un long crépuscule de rossignolsoù poignard et baisers pour toi délirent. Je veux tuer le seul témoin, l'unique,qui a pu voir assassiner mes fleurs,et transformer ma plainte et mes sueursen éternel monceau de durs épis. Fais que jamais ne s'achève la tressedu je t'aime tu m'aimes toujours ardentede jours, de cris, de sel, de lune ancienne, car tes refus rendus à mes silencesse perdront tous dans la mort qui ne laissepas même une ombre à... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

"Je suis la rage, la rage universelle contre les limites La fleur, la Fleur d'acier La Fleur parmi les ruines La fin se lève ? Qui a parlé. Moi , un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les "droits de l'homme" sont au mieux notre misérable butin. Dans la nuit , j'entends tourner les roues maléfiques qui broient victimes et bourreaux, pêle-mêle. Le flanc perçé d'une lance longue et fourbe, l'homme saigne. La lumière a rétréci dans nos regards jusqu'à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d'argent. La... [Lire la suite]
lundi 24 avril 2017

DERNIER POEME

" Mon dernier poème au Peuple Haïtien avant de quitter le sol qui m’a vu naître écrit le 29 novembre 2016. Ce Peuple en gestation d’une nouvelle victoire contre l’obscurantisme." Gérald Bloncourt . La colèreest en moije hume l’existenceje me heurteaux fils de fer barbelésde la désespéranceje franchis les ruisseauxboueux de l’inquiétudeMartissant, Carreour-feuille,Bizoton, Jérémie, Jacmel,Pétionville, Port-au-prince,l‘Ile de la Gonave,bruissants de misèreL’azur est en folieTout se mêleS’entrecroiseEt se noueJe sonde l’espace... [Lire la suite]
jeudi 30 juin 2016

AIME CESAIRE...Extraits

  " Briser la boue. Briser dans l'acceptation humble et patiente d'un long chemin à rempierrer. Briser la boue pour fonder un nouveau ciel et une nouvelle terre si bien qu'on ne pensera plus à ce qui était avant. Homme du oui dans le refus retentissant." ...   C’est quoi une vie d’homme ? c’est le combat de l’ombre et de la lumière… c’est une lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. ~   ... [Lire la suite]
dimanche 20 décembre 2015

SINON CHANTER...Extrait

Tout commence par un refusdes voix impératrices,de la réalité poisseuseFureurInsoumissionNon, je ne dirai pasles cailloux pointus du cheminavec nos traces d'escargotsverre brisé, papiers salisJe sais pourtant le goûtdes pointillés du quotidien,dérisoires et lumineux:claires nuances de l'herbe,imperceptibles frissons des pétales,rayons où dansent les poussièresfascinant le regard.Mais je cherche plus haut,l'extase, peut-être,la rumeur immense de l'airJ'appelle le chant pur,le lyrisme royal et bâtisseurJe ne veux pasdu fragmenté, du... [Lire la suite]

lundi 9 juin 2014

TESTAMENT DE RAVACHOL...Extrait

Nous n’habitons nulle part nous ne brisons de nos mains rouges de ressentiment que des squelettes de vent nous tournoyons dans un désert d’images diffusées par les invisibles ingénieurs du monde de la séparation permanente retranchés dans les organismes planétaires planificateurs infatigables du spectacle nous ne sommes rien nous ne sommes qu’absence une brûlure qui ne cesse pas nous n’embrassons nulle bouche vraie nous parlons une langue de cendres nous touchons une réalité d’opérette nous n’avons jamais rendez-vous avec nous-mêmes... [Lire la suite]
jeudi 29 août 2013

CE QUELQUE CHOSE D'OBSCUR

Je ne suis plus de ces royaumes. Je n’appartiens — ni à la terre ni au ciel.    J’habite l’espace, — celui que j’ai déjà quitté. Je suis un briseur de cercles,   l’univers m’est trop étroit, je suis multivers. — Allez ! point ne m’attendez.    Je suis déjà plus loin que ce que voient vos yeux. J’entends juste,    juste ma force, ma force d’être. — Celle qui me tient debout. Je refuse    la chaise de votre monde d’Assis. — Tout hurle autour ! Or le... [Lire la suite]
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mercredi 10 octobre 2012

FERNANDO PESSOA

 Je ne veux point me souvenir ni me connaître. Nous sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.             Ignorer que nous vivons           Remplit assez notre vie.   Tout autant que nous vivons, vit l'heure en laquelle Nous vivons, et qui meurt, de la même façon,           Quand elle passe avec nous           Qui... [Lire la suite]
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vendredi 5 mars 2010

TESTAMENT PHONOGRAPHE...Extrait

J'habitais avec des hommes. Aujourd'hui, je m'en soucie, de loin, et quand je marche, seul, dans mes pattes foulant l'herbe, j'entends des musiques militaires ou je vois le spectre de la Rose et le devoir d'oiseau de Nijinsky. Une trappe ça s'invente, ça s'apprend. Dans ma trappe aujourd'hui, je vis avec une population car je suis devenu la population. Il suffit qu'un berger passe avec son troupeau, pour qu' aussitôt je m'identifie au spectacle de la laine bientôt tondue, aux effrois de l'égorgement, aux fourrures prolétaires, aux... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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