lundi 10 septembre 2018

ASILE PERSONNEL...Extrait

Comme la rivière se remplit de brindilles par un jeu d’enfants,d’une rive à l’autre le jour étend sa voix, la tienne.Je ne sais rien des colombes qui passent sur ton front lorsque la nuit s’endortni des clefs tentant de t’arracher pour l’autre vie.Je sais des syllabes dans l’ombre, courant inlassables sur les rails,quand dans la plaine la ville n’est plus qu’une île sans sommeil.Et par son accent navigue ta voix, indéclinable et fertile,plus proche de la terre que des hautes sphères invisibles.Spectacle comme la flamme qui monte sans... [Lire la suite]

mardi 4 septembre 2018

CHEMINS AU VENT

L’homme aurait inventé les chemins pour rien, nous voulons dire pour le seul office de la beauté – et en gratitude à la splendeur du monde. On nous fait l’éloge de l’Être, on célèbre sa grandeur mystérieuse et on nous invite à devenir ses dévôts. En fait, quelle déroutante opacité, quelle massivité inentamable dans cette notion de l’Être ! Par bonheur les chemins viennent dessiner le visage de ce qui n’était pas encore le monde. Nous lisons le monde à travers ses chemins, tout comme nous découvrons un visage à travers quelques traits... [Lire la suite]
vendredi 17 août 2018

C'ETAIT DEMAIN...

  J’aime le temps d’avantEt même un peu plus tôt… Quand l’attente s’éveille…Quand le regard se croise Et que se tend l’oreille sur un sourire naissant…Un mouvement de tête, timide, sur le coté penché, complice du sourire avant de s’en aller sans penser à plus tard.. Et puis qui se retourne à l’angle de nulle part…Ici, là-bas, plus loin, ailleurs…Au détour du chemin, de la ruelle étroite, de la terrasse du Bar, pour semer un espoir, fixer un au revoir, un frêle espoir promis en guise de pourboire…Un battement de... [Lire la suite]
jeudi 2 août 2018

J'ETAIS UNE FLEUR DANS TON REGARD...Extrait

  ../.. Nous nous sommes dévêtus des bourrasques anciennes qui coiffaient le petit chemin Saint-Georges que nous empruntions pour nous rendre à l’école. Nos pas d’écoliers ressemblaient à  une farandole et nos craintes de la maîtresse se déboutonnaient sur ce parcours. Petit chemin bordé d’arbres et d’herbes fraîches, nos cartables sur le dos et nos mains liées à nos sourires complices. Toi, soleil ébouriffé de lumière, tu réchauffais le goudron encore humide de la nuit nonchalante qui l’avait bercée.... [Lire la suite]
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mardi 24 juillet 2018

ALORS BEAUTE

Alors beauté tu es venue tu m’as je crois demandé l’heure je resterais là dans la rue devant toi pour l’éternitéEt devant toi voir-être vu et pénétrer dans l’inconnu devenir ta raison secrèteEtre éclairé par le mystère et être admis par l’interdit être écouté par l’inouï et reflété par la merveille et le mirer aussi bien qu’elle Tes yeux d’enfant enclos dans l’ombre deviendrais-tu plus belle en montant l’escalier et de grâce parfaite au septième palierEt les fleurs du mancenillier sur le papier peint de sa Chambre Tes yeux jardins... [Lire la suite]
samedi 14 juillet 2018

LE BATEAU DE TERRE CUITE...Extrait

Ombres minuscules sur la blancheur du mur labyrinthe éphémère de l’instant nous avons besoin de la mer non pour laver nos oreilles mais pour plonger dans les confins des profondeurs les yeux fermés sous l’eau de notre soif au milieu du bleu le corps dressé par l’éphémère le regard aiguisé par le lointain nous avons besoin de la mer pour renaître sur la plage à l’ombre d’un murmure en fleur la matière de nos paroles est la lumière la matière... [Lire la suite]

samedi 7 juillet 2018

BRUNO ODILE...Extrait

Nous portons nos enfances jusqu’aux bords ruisselants de nos frontières. Des bouts de fils et de laine blanche tricotent ensemble des longs cordages extravagants. Nos candeurs exhalées dévisagent le monde et tirent la langue aux passants incongrus. Nous portons nos enfances comme le charretier conduit son attelage, se frayant un chemin parmi les ombres et les ravins. Nous détenons dans le regard toute la source de nos magnificences et c’est de ce reflux d’images, tantôt normales, tantôt subliminales, que nous extirpons des vagues... [Lire la suite]
jeudi 7 juin 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

À l'heure blanche d'heuresles nuages s'abolissentdans un ciel démâtéS'endérivent échevelés aux doigts du vent fileursans limitesTon coeur gîte en pleine meroù l'horizon s'égare dans l'oeil fixe des mauves --Seul amerce regardpeuplé d'ailes.   .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .          
jeudi 3 mai 2018

LE MARCHEUR

Pour Gérard G.   .Pour celui qui gravit la montagneIl est déplacé de se prétendre le meilleur ou le seulMais il est sage de se concentrer sur son pasLa rumeur importe peuPour celui qui est au plus pur de l'écriturePeu importe son nom il écrit pour nous tousEcrire est un chemin dans la montagneToute une vie ne suffit pas pour atteindre le sommetMais le bonheur du jour est là présent dans la connaissanceConscient de la douleur humaineConscient de la beauté du mondeVivre est ce passage abruptDe la douleur à la beautéDe l'extase à... [Lire la suite]
jeudi 12 avril 2018

LE PASSEUR DE SILENCE...Extrait

... Quand un enfant blessé se prend pour un navireet regarde la mer de son lit de poussièrequand le filin des jours vous glisse entre les doigtsquand le vent tient ouverts même les yeux des mortsquand les pierres se détachent de nos années perduesquand la douleur ressemble à quelqu’un qui approchealors on aimerait bien pour mourir l’un à l’autretrouver une maison où l’on oserait vieillir   .   TRISTAN CABRAL     . Oeuvre Claude Monet
Posté par emmila à 19:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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