jeudi 7 juin 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

À l'heure blanche d'heuresles nuages s'abolissentdans un ciel démâtéS'endérivent échevelés aux doigts du vent fileursans limitesTon coeur gîte en pleine meroù l'horizon s'égare dans l'oeil fixe des mauves --Seul amerce regardpeuplé d'ailes.   .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .          

jeudi 3 mai 2018

LE MARCHEUR

Pour Gérard G.   .Pour celui qui gravit la montagneIl est déplacé de se prétendre le meilleur ou le seulMais il est sage de se concentrer sur son pasLa rumeur importe peuPour celui qui est au plus pur de l'écriturePeu importe son nom il écrit pour nous tousEcrire est un chemin dans la montagneToute une vie ne suffit pas pour atteindre le sommetMais le bonheur du jour est là présent dans la connaissanceConscient de la douleur humaineConscient de la beauté du mondeVivre est ce passage abruptDe la douleur à la beautéDe l'extase à... [Lire la suite]
jeudi 12 avril 2018

LE PASSEUR DE SILENCE...Extrait

... Quand un enfant blessé se prend pour un navireet regarde la mer de son lit de poussièrequand le filin des jours vous glisse entre les doigtsquand le vent tient ouverts même les yeux des mortsquand les pierres se détachent de nos années perduesquand la douleur ressemble à quelqu’un qui approchealors on aimerait bien pour mourir l’un à l’autretrouver une maison où l’on oserait vieillir   .   TRISTAN CABRAL     . Oeuvre Claude Monet
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lundi 5 mars 2018

LE BAISER

" Au- dessus de l’atelier de mon père était un vaste grenier sonore comme une cale de navire. Une large fenêtre, dominant toute la cour aux moutons, permettait de voir, au- delà des toits, par là-bas loin, le scintillement de la rivière, le sommeil des collines, et les nuages qui nageaient comme des poissons avec de l’ombre sous le ventre. On ne pouvait vivre dans le bas de notre maison qu'en rêvant. Il y avait trop de lèpre de terre sur les murs, trop de nuits qui sentaient le mauvais champignon, trop de bruits dans l'épaisseur des... [Lire la suite]
vendredi 2 février 2018

LES MOTS

Les mots vont en silence dans notre cœur Ils ont besoin de nous pour éclore Ils s’alignent derrière une émotion L’émerveillement Le chagrin L’insolite Et ils prennent leur envol d’oiseaux migrateurs Et dessinent au fond d’un autre cœur Un pays d’accueil Une terre d’asile Un banc de sable Jamais une prison Jamais une frontière Parfois une simple fleur qui renverse un mur Il y a chez moi une plante qu’on appelle chance Et qui nous donne la chance de la regarder La chance d’espérer Il y a une feuille qui pousse dans les... [Lire la suite]
mardi 14 novembre 2017

NOTA BENE

Je peinsUn tableau noir, très noir,Profond,Rien que noir, suies, brumes, encres, crasses,Pour qu’on y voie mieuxLe contrasteEt je laisse pendue au bout d’une ficelleUne craie blanche pour écrireBonjour ! Ou bien Va t’en !Ce qui vous sert de cri, de façon d’exister,Que vous êtes naïfs à me croire mélancoliqueUne pensive statue plongée dans le regretRésignée qui s’afflige,Si je penche la tête et si je serre mes bras c’estPour serrer plus étroit ce feu que je préserveEt même s’il me dévoreJ’attends, dans ce désordre, une seule parole... [Lire la suite]

vendredi 29 septembre 2017

FRAGMENT 57 - L'ABBAYE DE SON VISAGE

Dans l'abbaye délicate de certains visages Le tracé des doutes est tel une rivière Et les berges appellent en cendres le héron Qui pourtant déploie Ses ailes argentées juste là, Au sommet où le baiser se pose Toujours à la cime Surplombant les pans de solitude de silence, Un baiser ourle le ciel d'un nuage blanc ; Un voile léger dans l'immensité bleue, Un regard intense dans l'océan des inaperçus   .   MARTINE CROS http://allerauxessentiels.over-blog.com   .      
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mercredi 27 septembre 2017

DES AILES

Si l'on garde les yeux ouverts même le désespoir à des ailes ...   .   Blanche de Richemont     .
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lundi 21 août 2017

LES INTUITIONS DE LA MAIN...Extrait

je dis ce que je voisla porteuse de peau au buisson des ardentsmême si dans le rosier le rouge-gorge est en haillons peindre n’a pas de limitescar le peintre a un prochainles formes sont encore nues dans les intuitions de la mainpour en surprendre les limites le corps sera le seul voyageon s’approche ainsi d’un jardin où la nuque se détache d’un oiseau par une pincée d’intuitionsans repères qu’une bouche attelée à une autre boucheet la langue pour faire un vœu. .     MARCEL MIGOZZI     . Oeuvre Fatat... [Lire la suite]
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mercredi 16 août 2017

REGARDS DE FEUILLAGES

Regard des peuples dont la guerre se souvient Regard des histoires mortes sous l’écorce des défaites Qu’un pont de mémoire rassemble leurs vignes Et leurs vagues aux crêtes du sang humain Regard de vive vallée où la rivière déplie son rêve Regard fertile des peuples du désert Quand le vent lève l’ondulation des femmes Regard d’un outre-monde à la croisée des couleurs Délivre-nous des murailles et des digues Contre les racines de l’arc-en-ciel Regard des antilopes et des gazelles Où l’amour prend sa source et sa gorgée de bleu Où le... [Lire la suite]