lundi 2 mai 2011

REGARDS

-   Regarde grand père! L'enfant pointait son doigt en direction de la petite colline sur leur droite tout en tiraillant la robe poussiéreuse du vieil homme. La caravane se traînait comme un serpent harassé par le soleil de plomb qui semblait prendre un malin plaisir à les suivre partout. - Comment appelle-t-on cet arbre? je n'en ai jamais vu de plus beau! - Quel arbre je ne vois rien du tout! L'enfant éberlué regarda son grand père puis l'arbre...puis de nouveau son grand père - Là grand père! ..cet arbre géant... [Lire la suite]
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mardi 7 décembre 2010

CE QUE JE VEUX DIRE, C'EST LE POEME QUI ME L'APPREND

Le chant ne souffle qu’au-dessus de l’abîme. Là où l’espace, le seul espace à la pierre ne peut dire la distance ou la proximité qui les fait être ensemble. Là où la douleur, la seule douleur à l’absence ne peut dire la distance et la proximité qui les fait dériver étrangères. Le chant ne s’élève qu’au-dessus de l’absence. L’espace initial n’existe qu’en creux pareil à ce qui manque à ce qui est redonné pourtant par une blessure. Le regard témoigne pour l’invisible : il souligne, il... [Lire la suite]
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mercredi 24 novembre 2010

L'ARBRE DE VIE...Extrait

Faut-il dire que l'homme est né pour extrairedes yeux fermés de la matière un invisible regard?Faut-il dire que l'homme est destiné à ouvrirles yeux fermés du monde?Comme le monde à ouvrir les yeux fermés de l'homme?L'homme ne peut ouvrir les yeux sans que s'animent les énergies du mondecomme le regard du monde ne peut naître sans que s'éveille l'arrière-regard de l'homme.où est le Fléau de la Balance?le centre de l'homme et le centre du mondene font qu'Un..MICHEL  CAMUS.Œuvre René Magritte
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lundi 15 novembre 2010

DONNER A VOIR

Au fond du cœur, au fond de notre cœur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l’été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l’apparence des cimes. Notre amour c’est l’amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite, souffrante, une flamme perpétuelle. Dans tes yeux, un seul jour, sans croissance ni fin, un jour sur terre, plus clair en pleine terre que les roses mortelles dans les sources de midi..Au fond de notre cœur, tes yeux dépassent tous les ciels, leur cœur de nuit. Flèches de joie,... [Lire la suite]
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dimanche 7 novembre 2010

PAPILLON DE NEIGE...Extrait

  La figure humaine n’est pas faite pour être vue. Un visage est la vie intérieure d’un autre visage. Le visage... est, dans les regards comme un oiseau entre les serres d’un oiseau.   Le visage... La figure est la lumière du corps humain, elle est la rose où se transforment en regards, tous les secrets d’un corps, sa vie profonde, l’action de la vie sur lui.   La figure : le visage est un firmament, azur de toutes les profondeurs accumulées.   Toute la lumière noire de la vie physique d’un corps est dans le... [Lire la suite]
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dimanche 22 août 2010

PAVOT ET MEMOIRE...Extrait

Dans la source de tes yeux   vivent les nasses des pêcheurs de la mer délirante.   Dans la source de tes yeux   la mer tient sa parole.     J´y jette,   cœur qui a séjourné chez les humains,   les vêtements que je portais et l´éclat d´un serment :     Plus noir au fond du noir, je suis plus nu.   Je ne suis, qu´une fois renégat, fidèle.   Je suis toi, quand je suis moi.     Dans la source de tes yeux   Je dérive et rêve de pillage.     Une nasse a... [Lire la suite]
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mercredi 21 octobre 2009

REGARD

Regard des semences intérieures au bord des paupièresRegard des pluies tissées d'absenceQui tend le fil de l'horizonRegard des mangroves sur les eaux du métissageApprend nous à aimer la solitude des îles Regard qui récolte le coton des nuagesRegard d'herbe tendre sur la courbe des femmesDonne-nous la vérité des larmes du matin Regard des peuples dont la guerre se souvientRegard des histoires mortes sous l'écorce des défaitesQu'un pont de mémoire rassemble leurs vignesEt leurs vagues aux crêtes du sang humain Regard de vive... [Lire la suite]
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vendredi 11 septembre 2009

LA FIN DES POUPEES

Il y aLe tremblement d’une étoile de jeune filleA la tentationFaroucheQui évite et suggère !Se détournant d’une épaule d’offense Comme interdit de jouer !Comme interdit de jouer !Comme comme Pour jouer Son regard brille derrière le masquePour examiner anxieuseLe cri à venir Foire purifiée . GUILLAUME VIVIER .
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jeudi 20 août 2009

LES TEXTES BLONDS...Extrait

  Il suffit d'un regard pour que germe la haineet déferle l'angoisse au fond des galaxies il suffit d'un regard pour que mon être porteaux sommets du plaisir les épaves de toi Il suffit d'un regard pour que pleure la neigeet que monte la sève au levain de l'amour il suffit d'un regard pour se tordre et s'enfuiret d'un regard aussi pour que gicle le rêve! Il suffit d'un regard pour que gronde la pierred'un regard qui embrasse et moule l'univers il suffit d'un regard pour dans une prièrevoir s'étendre la vie au néant vaste et... [Lire la suite]
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samedi 6 juin 2009

GABRIEL MWENE OKOUNDJI

 Cette ride interminable qui s'enlise dans l'enclos de ton  regard    jusqu'où chantera-t-elle l'étrange à la lisière du visage    de l'homme.    La clarté du mot est à l'horizon de la parole tenue,    de la parole unique.    Il est temps de dire à l'ombre de l'ailleurs    est un grain qui ne se cultive nulle part   .   GABBRIEL MWENE OKOUNDJI   .                   ... [Lire la suite]