samedi 15 octobre 2016

JE ME SUIS HABITUE

Je me suis habitué à cette terreur lente, À la défaite acceptée, au profit de la mort. Dans ma voix se dessinent des îles, Mais les amis ne savent pas que je converse avec les morts. Heureux d'une journée, d'une rencontre au bord des routes Avec le cantonnier, ou, appuyé sur un bâton, Avec quelqu'un qui est déjà plus qu'un berger... La chair a une odeur de soufre. Mon poids s'est augmenté de ma fatigue et de sagesse. Il y a des portes dans les aires naufragés Et nous marchons, serrant au poignet Cette paresse, cette présence, une... [Lire la suite]
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samedi 9 avril 2016

DEMEURE LE SECRET...Extrait

Le visage de l'amiJe le prends le reprendsl'anime et le pétrisLe rivage de la vieLe poursuis le harcèleJe le pétrifieEn mes mainsLe bel oiseau frustreLe vol à peine arrêtéLa branche qui plieMa terre mon dépit L'air se reposeColline à collineLe tout est de savoirLe poids d'un motLe poids d'un nuageLes atolls de l'amourLes tulles du soirColline à collineJe t'avais devinéPar des fleurs coupéesPar les nids dénudésLes bateaux démâtésLe hasard la rencontreLe tout est de savoir le poids d'un nuageLe poids d'un motTa valeur mon imageTon... [Lire la suite]
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dimanche 25 octobre 2015

J'AIMERAI TANT TE PARLER TENDRE

  J'aimerais tant te parler tendreUn soir d'hiver au coin d'un feuTe dire des mots à pierre fendreÀ fendre la banquise des yeuxJ'aimerais tant tendre la percheD'un grand sourire radieuxPrendre le temps de dire "Je t'aime"Arrêter les courses et les jeuxDans le silenceDans le silenceJ'aimerais te faire douze doudoucesÀ douze heures douze et pourquoi pasTreize doucouces à treize heure treizeBlotti tendrement dans tes brasIl n'y a jamais d'overdosePour les doudouces, enfin je croisL'amour est une énergie douceQui réchauffe tant haut... [Lire la suite]
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vendredi 19 juin 2015

BERNARD PERROY

Colporteur d'étoiles,de papillons,de désirs multiplesau-delà de tout ce qu'on sèmeen ombres chinoises,colporteur,peintre ou poète,pour amorcer le pas, le rire,les pleurs aussi,et bondir tout de govers tout ce qui nous portevers les rencontreset ceux qu"on aimedepuis toujours... .   BERNARD PERROY   .    
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vendredi 22 mai 2015

LE CHANT DE SAMA N'DEYE ...Extrait

Avant que ne scintille ta face à ma vue, et que mes regards ne vacillent…   Avant que ne résonne d’émoi ton nom et que la peur ne détonne en moi, te redoutant en même temps que t’épiant, je cherchais à ne rien perdre de l’heure de cette rencontre…   Ecoute le chant de N’déye, écoute mon chant.   Dans la nuit glaciale du désert de l’absence, du silence que blesse le fil frêle d’un vain espoir, un murmure sourd, semblable à ta voix, en sortant de ma bouche. - Au cœur de ma solitude tu habites, et dans... [Lire la suite]
dimanche 7 septembre 2014

RENCONTRE

L'été longe ses haies vives,pique un verger au revers de sa veste.Dans ses cheveux,un pré s'est endormi.Le moineau, tout surpris, y cherche ses petits. Sous l'enclume du cieljaillissent des rousseurs,arrosant, de leur jus,le dos des chemins. Barbouillés de résine,pris en flagrant délitde chahut fastueux,les pins rattrapent les oiseauxqu'ils avaient lancés trop loin. Le clapotis de leurs aiguillesinvoque la merqui, là-bas,rutile et patauge,enfant doré dans les flaques vermeilles. Toi, je ne te connais pas... [Lire la suite]
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jeudi 29 mai 2014

LES CAUSES

Les crépuscules et les générations.Les jours dont aucun ne fut le premier.La fraîcheur de l'eau dans la gorgeD'Adam. L'ordre du Paradis.L'œil déchiffrant les ténèbres.L'amour des loups à l'aube.La parole. L'hexamètre. Le miroir.La tour de Babel et l'arrogance.La lune que regardaient les Chaldéens.Les sables innumérables du Gange.Tchouang-tseu et le papillon qui le rêve.Les pommes d'or des îles.Les pas du labyrinthe vagabond.La toile infinie de Pénélope.Le temps circulaire des stoïques.La monnaie dans la bouche du mort.Le poids de... [Lire la suite]
vendredi 17 janvier 2014

NIZAR QABBANI

Non loin de moi, elle prit un siège,  s'y installa sans hâte et fut comme une rose  exposant sa nonchalance  sur la lèvre du vase.    Le papier d'une lettre apparut, humble et soumis,  dans sa main,  moissonnant un reste de sa fidélité.    Ma tasse de café s'échappait, elle, sans cesse de ma main,  dans le désir de rejoindre sa tasse.    O le tourment infligé par ce capuchon dont le soleil  auréolait sa tête ! ...  Et ce poudroiement d'or que met... [Lire la suite]
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samedi 9 novembre 2013

DEVENIR UN JOUR VENT...Extrait III

Aéroport II. Salle d'attente.Vol AR 1821.Un poème s'assoit. Hautementcroisées : ses jambes - sans bas ni gêne.Être son hôteune heure en l'air.De son regard vertigineux ôter le dardet comme un astronaute en lune de miel,la désabeiller, puis     voler vers ... .   JEAN-FRANCOIS AGOSTINI   .    
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lundi 4 novembre 2013

CET OBSCUR COMME UNE ETREINTE...Extrait

Quelque chose qui semble toujours nous attendre quelque Part et reste toujours caché ce cri étrange solitaire d’avant Le monde comme d’un grand oiseau dans le gris du matin Ce quelque part cet incertain qui est une solitude éternelle Un manteau qui flotte autour du corps et dont on voudrait Se défaire à chaque instant Toute rencontre est une énigme Est un miroir qui nous défait et nous fait ressembler à cela Ces mains enfouies dans la farine du soir quand l’heure est Bleue quand il est temps d’écarter doucement les dentelles De la... [Lire la suite]
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