dimanche 4 mars 2018

FRANKETIENNE...Extrait

Rocher rauque et baroque au vif escarpement du rêve abrupt le malaise des manèges se prolonge aux anfractuosités du songe rocailleux rongé d’épines le cauchemar profondément inhabitable. Aux affres du désarroi le chiendent s’entrelace aux orties de la blessure dans la jubilation des racines qui saignent entre nos jambes nos plaies à rougeoyance de caillots enflammés rallument les échos de nos douleurs. La détresse tressée d’angoisse n’est pas mon paysage quotidien ni mon voyage fondamental le désespoir non plus aux arêtes de la... [Lire la suite]

samedi 14 janvier 2017

BRUNO RUIZ...Extraits

Nous avons sur nos mains tant de caresses qui attendent, de beaumes contre les gerçures de l’ennui, d’anneaux invisibles pour le secret de quelques passantes. Elles s’envolent quelquefois dans une volée de doigts sur quelques touches de piano pour des musiques aériennes qui nous protègent des silences trop pesants. Nos mains connaissent la tiédeur des corps et la pression des hanches. Elles cherchent d’autres mains pour des adieux douloureux, se ferment dans les songes de nuits polaires. Elles s’écorchent contre des murs pour le mal... [Lire la suite]
jeudi 6 octobre 2016

LA RETRAITE SENTIMENTALE....Extrait

« ... quelle amertume d’abord – mais quel apaisement ensuite ! – de découvrir – un jour où le printemps tremble encore de froid, de malaise et d’espoir – que rien n’a changé, ni l’odeur de la terre, ni le frisson du ruisseau, ni la forme, en boutons de roses, des bourgeons du marronnier... Se pencher, étonnée, sur la petite coupe filigranée des anémones sauvages, vers le tapis innombrables des violettes – sont-elles mauves, sont-elles bleues ? –, caresser du regard la forme inoubliée des montagnes, boire d’un soupir qui hésite le vin... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 11 décembre 2014

CHANSONS, POEMES DU CANTE JONDO...Extrait

Tu voulais que je te dise le secret du renouveau. Mais je garde le secret tout autant que le sapin. Arbre dont les mille doigts indiquent mille chemins. Je ne te dirai jamais, mon amour, pourquoi si lentement le fleuve coule. Mais je mettrai en ma voix d'eau dormante le ciel cendré de tes regards. Tourne autour de moi, ma brune, et prends bien garde à mes feuilles. Tourne encore, tourne toujours jouant à la noria de l'amour. Quand je le voudrais, je ne puis te dire, hélas, le secret du renouveau.     FEDERICO... [Lire la suite]