samedi 14 juillet 2018

QUELQUES GOUTTES DE SOLEIL ET APRES...Extrait

Des brins de paille dans les cheveux nos cris et ceux des hirondelles frôlant les champs de lavande dans la lourdeur de l'air tant de chaleur tant de secrets les cachettes du buis le froid de l'arrosoir sur les lèvres et les grelots des chèvres le soir à la même heure sur les mêmes chemins on serre contre soi ces images sans serrure comme on vole une fleur sur un talus  ... Nos demeures s'attardent en nous longtemps après notre départ leur odeur la couleur... [Lire la suite]
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mercredi 23 mai 2018

ODES RETROUVEES...Extrait

  " Nombreux sont ceux qui vivent en nous ;Si je pense, si je ressens, j'ignoreQui est celui qui pense, qui ressent.Je suis seulement le lieuOù l'on pense, où l'on ressent. "   .   " Nous habitons la vie en hôtes, nous usonsPour un temps de son cours,D'un amour douteux, d'un bref sommeil, et d'un jourEn mal de tous les jours. "     .     RICARDO REIS Héteronyme de Fernando Pessoa  Traduction du portugais par Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel ... [Lire la suite]
mardi 8 mai 2018

SUC SORCIER

  Si tu étais un arbre, ma bien-aimée, Tes hautes branches couvriraient le monde entier ! Tu aurais, en couronne, des myriades d’oiseaux égayés,La rougeur timide qui enflamme le pommier, Le velours printanier du jeune prunier, Les yeux rêveurs du farouche amandier, Les siècles de lutte du vaillant olivier, Les palmes dansantes du généreux palmier Qui montrerait à ses dattes comment voler Vers ta bouche et la désaltérer de leur suc sorcier ! Tous les vergers s’égosilleraient, de toutes... [Lire la suite]
jeudi 19 avril 2018

LA NUDITE DES PIERRES...Extrait

Le jour te laisseorphelin des courbesen deuil d'une heure évanouiele globe clair d'un fruità la pointe de tes doigtsrouge flammechair viveau faîte de tes épaulessa chute tranche le silencelame sablée d'attentelong fil d'écaillesombrent les saveursaval de couleurau vaste chuchotementd'un monde ensevelide passage en traverséetu as partagé le sel avec les vagueset gravé de nouveaux cerclesaux astrolabescoutumierdes sentiers de crêtesoù tout ciel abolirenaissent les sirènestu as transcritl'alphabet de leurs songesassisté par les... [Lire la suite]
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mardi 23 janvier 2018

EAUX

  Eaux de nos lits et de nos lies,Murmures de nos vieilles vies,Eaux descendues de nos vallées,De notre corps et de nos palmes,Eaux si profondes et si calmes,Eaux des campagnes, des forêts,De nos galets, de nos galops, Eaux des baptêmes, des noyés,Eaux des goulots et des rosées,Débordements des embouchures,De toutes ces forces qui durent,Eaux des courants, des eaux mourantes,Eaux des écluses, des errantes,Eaux de nos rives, de nos os, Eaux de silences et de songes,De nos secrets, de nos mensonges,Eaux calmes, vives ou... [Lire la suite]
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samedi 13 janvier 2018

NAGER A LA RECHERCHE DU COMMENCEMENT DES TEMPS ...Extrait

Quelles profondeurs nous atteignons parfois Dans une conversation banale, Dans une caresse ordinaire Quand on sonde des vérités logées plus profond qu’on ne sait Doucement, sans rien déranger Comme des gens qui se parlent depuis des siècles.   Si je ferme les yeux je peux sentir mon souffle Tandis que la douleur s’atténue, Les mots venant plus aisément, Hésitant, poissons nageant de nuit ; Doucement, sans rien déranger, Des phrases rejoignent le banc d’une pensée inattendue ;   Dans le lac Baïkal il y a des... [Lire la suite]

vendredi 8 décembre 2017

UN GOÛT DE FRUIT MÛR...Extrait

Pensées vers Agnès  . Crois-tu que le bleu de l'encre couvrira les cris ? Crois-tu que l'encre couvrira le gris ?   C'est dire qui fait mal. C'est mettre en mots cette longue nécessité cette respiration hachée jamais apaisée.     C'est dire les angles morts les poussées   les passages de travers l'encore informe qui fait mal.     C'est crever les ombres éprouver les figures enfanter le chant supporter la lenteur du silence.     C'est s'abandonner à la... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

HYMNE A LA NUIT...Extrait

"Un jour que je laissais couler des larmes amères, que mon espérance, décomposée, s’anéantissait en douleur et que je me tenais solitaire près du tertre aride qui dérobait en son étroite et sombre dimension la Figure de ma vie - solitaire comme nul solitaire encore ne le fut, étreint par une angoisse indicible - sans force, n’étant plus qu’une pensée de détresse. - Comme je cherchais une aide des yeux, que je ne pouvais ni avancer ni reculer, et que je m’agrippais avec un regret infini à la vie fuyante qui s’éteignait : - alors... [Lire la suite]
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vendredi 24 février 2017

JUSQU'OU MEURT UN POINT D'ORGUE ? ...Extrait

Il suffit qu'un matin un brin d'herbe se mette à frémir qu'une rose s'émeuve de ses plis qu'un tournesol de nuit rayonne pour personne pour qu'on ne sache plus si le temps est un arc-en-ciel entre deux rives ou une harpe entre nos doigts   .   GILLES BAUDRY   .      
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lundi 10 octobre 2016

LE SOLEIL NOUS A BLESSES

L’écorchure a atteint le papier vierge. J’entends battre ton cœur sur le quai de la gare où tu m’attends. Tu flottes comme un chagrin à la recherche d’un câlin réconfortant. Les trains se succèdent dans la pénombre haletante, des bras et des jambes, un corps, un vertige, une matière assemblée et agile. Je ne peux te toucher.Les mots font trop de bruit. Trop de fracas de feuilles dans l’écriture. Je peins le vacarme aux couleurs de mon souffle. Mille étages de couleurs s’effondrent en avançant.Et si nous allions voir la lame qui... [Lire la suite]