mardi 10 juillet 2018

DAVID DIOP...Extrait

Aux gouvernements du monde...   ... Le peuple que l’on traîne  Traîne et promène et déchaîne à travers les théâtres  électoraux  Le peuple que l’on jette en pâture  Dans les champs avides de boucherie  Le peuple qui se tait  Quand il doit hurler  Qui hurle quand il doit se taire  Le peuple lourd de siècle de servitude  Sur ses épaules de bon géant  Le peuple que l’on caresse  Comme le serpent caresse sa proie  Mais le peuple qui se soulève  Se... [Lire la suite]
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lundi 9 juillet 2018

MA VIE

J'ai eu vingt ans et bientôt trente, les quarante ont suivi et aussi les cinquante,avec quelques unités pour perturber les comptes.J'ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,de bouchers qui taillaient dans les bideset remontaient des seins à la filecomme dans les usines pour les automobiles.Rester jeune, peu importe le prix !Info, intox, il paraît même que le botox...Alors, là, moi, j'dis stop.Remonter le temps? Avoir encore vingt ans ?Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J'ai pas le temps ! Demain, dans un mois, dans un... [Lire la suite]
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samedi 7 juillet 2018

LA BAJON - DEPUTEE - VERITES !

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samedi 9 juin 2018

AUX LARMES CITOYENS, RENDEZ-MOI MAI 68 !

“Aux larmes citoyens”, ont-ils dit,savaient-ils que l’heure de courber le dosdoit un jour enfin finir ? “Rangez, pliez, fermez vos utopies”, disaient-ils,Ne savaient-il pas que le temps d’armer nos rêvesétait encore là ? Moi, vieille pierre posée sur la mort des rêvesje me dresse, et déclare :Ouvrez les tombeaux de l’abstinenceLa résignation est l’ennemie des peuples. J’en appelle à l’espoir citoyenJ’en appelle au droit, au travail et au painJe déclare que la spoliation, la confiscation,l’accaparation du bien... [Lire la suite]
jeudi 22 février 2018

MOMENT VITAL

Plus que deux mots Dans ma besace de misère, à côté du couteau au manche d’olivierDont j’ai tordu la pointe dans je ne sais quelle rencontreEt de la ficelle, du mouchoir bleu, à plonger dans la merQu’il devienne rougeDe ces hontes dont nous détournons les yeuxNe sont ils pas de notre espèce, ceux qui nagent, s’étouffent et s’enfoncent,Et sont ce des statues ces enfants pétrifiés couverts de cendreDans des villes crevées par les bombes vendues par nos pays ?Quels pays ? nous n’en sommes plus que les esclaves muets,Pendant ce... [Lire la suite]
lundi 15 janvier 2018

IL SUFFIT D'UN MOT

Nomme si tu peux ton ombre, ta peur et montre-lui le tour de sa tête,le tour de ton monde et si tu peuxprononce-le, le mot des catastrophes,si tu oses rompre ce silencetissé de rires muets, — si tu osessans complices casser la boule,déchirer la trame,tout seul, tout seul, et plante là tes yeuxet viens aveugle vers la nuit,viens vers ta mort qui ne te voit pas,seul si tu oses rompre la nuitpavée de prunelles mortes,sans complices si tu osesseul venir nu vers la mère des morts   dans le cœur de son cœur ta prunelle repose ... [Lire la suite]
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lundi 25 septembre 2017

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

... Que l’innocence demeure qu’il lui soit donné de pouvoir se perdre dans l’inutilité de ce monde qu’elle soit suffisamment forte pour oublier de le clamer que dans son silence où elle éclaire il n’y ait pas d’obstacle à son silence qu’elle soulève ce monde las et danse dans sa poussière que son sourire de fleur soit à jamais inscrit sur mes lèvres lorsqu’elles deviendront givre qu’elle soit l’innocence à jamais. Que d’aucuns puissent s’en saisir qui voudront sauter hors du bourbier ...   .   PIERRE-ALBERT JOURDAN ... [Lire la suite]
samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

POUR LE PLAISIR DE ME REDIRE

Je méprise les hommes et les femmes lurons en présentation d'armes chaque matin devant les drapeaux et qui marchent en rangs, mâtinés et trémoussant dans le pas cadencé comme des figurines de parades. Je crache sur la face des hominidés imperméables à tout ramage et gazouillis d’oiseaux, les dictateurs par passion qui ont commercé le blanc-seing des jours à venir afin de grimacer d’extase, d’un œil rétif, devant le supplice des peuples séquestrés dans l’abîme de leurs girons. Je me moque des prieurs que l’on appelle fidèles, ces... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]