lundi 14 août 2017

POUR LE PLAISIR DE ME REDIRE

Je méprise les hommes et les femmes lurons en présentation d'armes chaque matin devant les drapeaux et qui marchent en rangs, mâtinés et trémoussant dans le pas cadencé comme des figurines de parades. Je crache sur la face des hominidés imperméables à tout ramage et gazouillis d’oiseaux, les dictateurs par passion qui ont commercé le blanc-seing des jours à venir afin de grimacer d’extase, d’un œil rétif, devant le supplice des peuples séquestrés dans l’abîme de leurs girons. Je me moque des prieurs que l’on appelle fidèles, ces... [Lire la suite]

jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

LA LUMIERE DU MONDE

Jamais le monde n’a été aussi fort. Le terrorisme tel qu’on le connaît historiquement ne réussit qu’à renforcer le système qu’il prétend attaquer, bien que certains de ses membres aient pu avoir des têtes d’anges. Jamais la négation de l’âme n’a été aussi forte et tranquille. L’esprit n’est plus même nié, c’est plus sournois qu’une négation. Nous sommes comme des prisonniers dont le corps seul aurait le droit de sortir. L’âme va rester vingt-quatre heures sur vingt- quatre en prison : le reste, le clinquant, c’est seulement cela qui... [Lire la suite]
lundi 22 mai 2017

RINA LASNIER...Extrait

On n’enterre pas le sang décharné de la servitudeni le sang désarmé de l’amour inutilisé ;on ne retire pas le cri de la bouche comme une clef,on ne suture pas la pierre fissurée d’une soif.La chaux vive du sang qui n'a point dormi,tu l'entendras liquéfier la dalle des morts,traverser ses étapes de neige étoufféeet siffler en remarchant tout son hiver.On n'enterre pas le talon poudreux de la foudreni la fureur tendre du fruit piétiné ;le sang retourné sur sa racine comme un décombres'est armé tout droit d'une moisson fruste de... [Lire la suite]
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mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

"Je suis la rage, la rage universelle contre les limites La fleur, la Fleur d'acier La Fleur parmi les ruines La fin se lève ? Qui a parlé. Moi , un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les "droits de l'homme" sont au mieux notre misérable butin. Dans la nuit , j'entends tourner les roues maléfiques qui broient victimes et bourreaux, pêle-mêle. Le flanc perçé d'une lance longue et fourbe, l'homme saigne. La lumière a rétréci dans nos regards jusqu'à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d'argent. La... [Lire la suite]
mardi 25 avril 2017

L'HOMME REVOLTE...Extrait

L’homme ne peut que se proposer de diminuer arithmétiquement la douleur du monde. Mais l’injustice et la souffrance demeureront et, si limitées soient elles, elles ne cesseront pas d’être le scandale . Prométhée, coincé entre le mal humain et le destin, n’a plus que sa force de révolte. (Mais ) la révolte ne peut se passer d’un étrange amour. Ceux qui ne trouvent de repos, ni en Dieu, ni en l’histoire, se condamnent à vivre pour ceux qui, comme eux, ne peuvent pas vivre : pour les humiliés. Cette folle générosité est celle de la... [Lire la suite]
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lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]
vendredi 24 février 2017

LA LUMIERE DU MONDE ...Extrait

Jamais le monde n’a été aussi fort. Le terrorisme tel qu’on le connaît historiquement ne réussit qu’à renforcer le système qu’il prétend attaquer, bien que certains de ses membres aient pu avoir des têtes d’anges. Jamais la négation de l’âme n’a été aussi forte et tranquille. L’esprit n’est plus même nié, c’est plus sournois qu’une négation. Nous sommes comme des prisonniers dont le corps seul aurait le droit de sortir. L’âme va rester vingt-quatre heures sur vingt- quatre en prison : le reste, le clinquant, c’est seulement cela qui... [Lire la suite]
samedi 11 février 2017

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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mercredi 30 novembre 2016

GERALD BLONCOURT

La colère est en moi je hume l’existence je me heurte aux fils de fer barbelés de la désespérance je franchis les ruisseaux boueux de l’inquiétude Martissant, Carreour-feuille, Bizoton, Jérémie, Jacmel, Pétionville, Port-au-prince, l‘Ile de la Gonave, bruissants de misère L’azur est en folie Tout se mêle S’entrecroise Et se noue Je sonde l’espace séculaire Ce brassage de peuples Qui fil sonner le glas Du sordide esclavage Je dis à la jeunesse Aux yeux-diamants luisants d’espoir Aux cohortes affamées des bidonvilles aux créateurs... [Lire la suite]