jeudi 18 mai 2017

DESNOS...Extrait

A René crevel   je suis passé dans une rue étrange où des enfants blonds compissaient leur langes à la porte d’un restaurant un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER SON MANGER à la porte d’un hôtel meublé un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER SON AMOUR   .   ROBERT DESNOS   .          
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lundi 23 novembre 2015

ÂGE,VOYAGES ET PAYSAGES

Rien ne ressemble plus à l’inspiration Que l’ivresse d’une matinée de printemps, Que le désir d’une femme. Ne plus être soi, être chacun. Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l’air qu’on respire. Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre. Les plaisirs de la vie. Le vin qu’on boit avec ses camarades. L’amour. Le feu en hiver. La rivière fraîche en été. La viande et le pain de chaque repas. Le refrain que l’on chante en marchant sur la route. Le lit où l’on dort. Le sommeil, sans... [Lire la suite]
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jeudi 1 janvier 2015

ENFANTS...

EnfantsQui déjà prenez place,Quand vous aurez grandiAu point d’être conscientsDu mal du temps qui passeEt s’arrache de nousPlus mal qu’un pansement,Vous qui pousserez de l’avantNos vieux rêves de liberté,EnfantsConsultez quelquefoisLes miroirs du passé ;Et vous y relirezL’écho de ces visagesQu’un temps nous avons habités.Enfants gentils marins des traversées prochainesAyez une pensée de sel pour nos vieux équipagesLorsque vous voguerez debout vers les mêmes naufragesOù debout nous aurons sombré !       ROBERT... [Lire la suite]
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mercredi 8 octobre 2014

L'IDEE FIXE

Je t’apporte une petite algue qui se mêlait à l’écume de la meret ce peigneMais tes cheveux sont mieux nattés que les nuages avec le ventavec les rougeurs célestes et tels avec des frémissements de vieet de sanglots que se tordant parfois entre mes mainsils meurent avec les flots et les récifs du rivageen telle abondance qu’il faudra longtemps pour désespérer des parfumset de leur fuite avec le soir où ce peigne marque sans bougerles étoiles ensevelies dans leur rapide et soyeux cours traversépar mes doigts sollicitant encore à leur... [Lire la suite]
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samedi 4 octobre 2014

LE DESESPOIR DU SOLEIL

Quel bruit étrange glissait le long de la rampe d'escalier au bas de laquelle rêvait la pomme transparente. Les Vergers étaient clos et le sphinx bien loin de là s'étirait dans le sable craquant de chaleur dans la nuit de tissu fragile. Ce bruit devait-il durer jusqu'à l'éveil des locataires ou s'évader dans l'ombre du crépuscule matinal? Le bruit persistait. Le sphinx aux aguets l'entendait depuis des siècles et désirait l'éprouver. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir la silhouette souple du sphinx dans les ténèbres de... [Lire la suite]
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vendredi 7 décembre 2012

IL ETAIT UNE FEUILLE

Pour Agnès... . Il était une feuille avec ses lignes. Ligne de vie Ligne de chance Ligne de cœur. Il était une branche au bout de la feuille. Ligne fourchue, signe de vie Signe de chance Signe de cœur. Il était un arbre au bout de la branche. Un arbre digne de vie Digne de chance Digne de cœur. Cœur gravé, percé, transpercé Un arbre que nul jamais ne vit. Il était des racines au bout de l'arbre. Racine, signe de vie Vignes de chance Vigne de cœur. Au bout de ces racines, il était la Terre. La Terre tout court. La Terre toute... [Lire la suite]
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mardi 14 septembre 2010

NADIE MAS QUE TU

Nadie más que tú pese a las estrellas y a las soledadesPese a las mutilaciones de árboles al caer la nocheNadie más que tú seguirá su camino que es el míoCuanto más te alejas más crece tu sombraNadie más que tú saludará nunca el mar al alba cuando cansado de errar yosalido de los bosques tenebrosos y de los matorrales de ortigas caminehacia la espumaNadie más que tú me pondrá la mano en la frente ni en los ojosNadie más que tú y niego la mentira y la infidelidadPuedes cortar la cuerda de esta embarcación ancladaEl águila prisionera en... [Lire la suite]
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mardi 14 septembre 2010

JAMAIS D'AUTRE QUE TOI

Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudesEn dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuitJamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mienPlus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agranditJamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube quand fatigué d'errer moisorti des forêts ténébreuses et des buissons d'orties je marcherai versl'écumeJamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeuxJamais d'autre que toi et je nie le mensonge et l'infidélitéCe navire à l'ancre tu peux couper... [Lire la suite]
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jeudi 27 mai 2010

LES TENEBRES...Extrait

La rose de marbre immense et blanche était seule sur la place déserte où les ombres se prolongeaient à l'infini. Et la rose de marbre seulesous le soleil et les étoiles était la reine de la Solitude Et sansparfum la rose de marbre sur sa tige rigide au sommet du piédestal degranit ruisselait de tous les flots du ciel. La lune s'arrêtaitpensive en son coeur glacial et les déesses des jardins les déessesde marbre à ses pétales venaient éprouver leurs seins froids.   La rose de verre résonnait à tous les bruits du... [Lire la suite]
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