vendredi 2 avril 2010

LE CENTRE DE L'AMOUR

Le centre de l’amour ne coïncide pas toujours avec le centre de la vie. Alors ces deux centres se cherchent comme deux animaux attristés. Mais presque sans jamais se rencontrer, car la clé des coïncidences est autre : c’est naître ensemble. Naître ensemble comme devraient naître et mourir tous les amants. . . .   .ROBERTO  JUARROZ . .   . Oeuvre  Otto Mueller
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vendredi 2 avril 2010

EL CENTRO DEL AMOR

El centro del amorno siempre coincide con el centro de la vida.Ambos centros se buscan entoncescomo dos animales atribulados.Pero casi nunca se encuentran,porque la clave de la coincidencia es otra:nacer juntos.Nacer juntos,como debieran nacer y morirtodos los amantes..ROBERTO  JUARROZ . Oeuvre  René  Magritte
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mercredi 3 mars 2010

QUATORZIEME POESIE VERTICALE...Extrait

Vivre c’est être en infraction. A une règle ou à une autre règle. Il n’y a pas d’alternatives : ne rien enfreindre, c’est être mort. La réalité est infraction. L’irréalité l’est aussi. Et entre les deux flux un fleuve de miroirs qui ne figure sur aucune carte.   Dans ce fleuve toutes les règles se diluent, toute infraction devient un autre miroir. . ROBERTO  JUARROZ .  
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mardi 23 février 2010

POESIE VERTICALE...Extrait

Parmi des débris de paroles et des caresses en ruine, j’ai trouvé quelques formes qui revenaient de la mort. Elles venaient de démourir, mais ne pouvaient s’en tenir là. Elles devaient régresser encore, elles devaient tout dévivre et après dénaître. Je ne pus leur poser de question, ni les regarder deux fois. Mais elles m’indiquèrent l’unique chemin qui ait issue peut-être, celui qui, remontant de la mort, à rebours de la naissance, vient retrouver le néant du départ pour reculer encore et se dénéanter. . ... [Lire la suite]
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dimanche 6 décembre 2009

FRAGMENTS...Extrait

Il faut amener l’amour à la pensée. Les séparer, c’est les amputer. Un amour qui ne pense pas profondément ce qu’il aime est une monstruosité. Une pensée qui n’aime pas profondément ce qu’elle pense, n’est pas une pensée suffisante. Là, de plus, se joue le sort de la poésie qui, sans cette conjonction, est privée d’existence. . ROBERTO JUARROZ .
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vendredi 2 octobre 2009

FAIM

" La faim qui jamais ne cesse d'être faim est parfois une faim qui nourrit " . ROBERTO JUARROZ .
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mardi 8 septembre 2009

SEXTA POESIA VERTICAL

Conflicto de olvidosque no saben dónde instalarse.Desconcierto de la palomaque ignora de repente adónde regresar.Vacío del tiempo que se arremolinacomo un escarabajo extraviadosobre una playa de arenas demasiado maduras.Escandaloso truequede una memoria de figuras cambiadasque confunde sus hiloshasta hacernos presentir la justiciade no poder ya ubicar en nosotrosnuestro propio nombre.Desde un costado suplementario del tiempouna imagen con nuestra misma figuradesbarata la trama de los equilibrios equívocosy pone los olvidos en el lugar... [Lire la suite]
vendredi 15 mai 2009

POESIE VERTICALE...Extrait

Il pleut sur la pensée. Et la pensée pleut sur le monde comme les restes d'un filet décimé dont les mailles ne parviennent pas à s'assembler. Il pleut dans la pensée. Et la pensée déborde et pleut dans le monde, comblant depuis le centre tous les récipients, même les mieux gardés et scellés. Il pleut sous la pensée. Et la pensée pleut sous le monde, diluant le soubassement des choses pour fonder à nouveau l'habitation de l'homme et de la vie. Il pleut sans la pensée. . ... [Lire la suite]
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lundi 11 mai 2009

JUARROZ...

Il dessinait partout des fenêtres. Sur les murs trop hauts, sur les murs trop bas, sur les parois obtuses, dans les coins, dans l'air et jusque sur les plafonds. Il dessinait des fenêtres comme s'il dessinait des oiseaux. Sur le sol, sur les nuits, sur les regards tangiblement sourds, sur les environs de la mort, sur les tombes, les arbres. Il dessinait des fenêtres jusque sur les portes. Mais jamais il ne dessina une porte. Il ne voulait ni entrer ni sortir. Il savait que cela ne se peut. ... [Lire la suite]
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vendredi 28 novembre 2008

JUARROZ

« ..Ce feuillage entre-tissé de paroles et de silence cette forêt pleine aussi de musiques secrètes, cette forêt que nous sommes et où, parfois, chante aussi un oiseau...».ROBERTO  JUARROZ . Photographie MONA . Weboscope mesure d'audience, statistiques, ROI Classement des meilleurs sites et positionnement
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