jeudi 19 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Tels des naufragés de haute mer certains souvenirs s'arrachent à l'oubli par vagues folles aux crocs d'écume, gueules hurlantes d'incendie Longtemps après, je les retrouve parmi les coquillages sur le sable brûlé, paroles exténuées, paroles nues -- lavées de tout. Un chant de femme très doux, la lyre d'une ancienne muse, le vent peut-être...     .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .        

lundi 7 août 2017

VENT D'EST

Chante mon coeur le chant du sable et de la pierreDu vent, de la pluie et de la vie qui passeDès l'aube, du désert, au chant des chameliersMonte la poussière d'un siècle qui s'effacePour partir...Et nos songes d'Orient bercés de caravanesEnfantés par les voeux mystiques des marchandsMontent vers toi, Soleil, pour dire la pavaneDes oiseaux qui saignent de trop pousser leur chantPour mourir...Chante mon coeur un air d'or et de turquoiseEnfanté par la voix des prêtres et des guerriersDans la plaine naviguent des âmes par milliersA... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

EXTRAITS DU LARGE...Extrait

Tu me parlais d'île, d'une lumière sans pareille, des multiples couleurs d'oiseaux inconnus et du bonheur qui se donne dans son lit de sable et d'écume tandis que d'autres se meurent… Et tout cela venait mordre ton cœur en le plongeant du même coup dans l'insondable vérité de tout ce qui demeure par-delà violence et douceur, au-delà de nos jeux et de nos pleurs.   .    BERNARD PERROY   .  
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vendredi 10 février 2017

POEME

Il est des pensées que fait jaillir la nuit,épaves de pirogues qui ne peuvent se dégager des flots ;il est des pensées qui n’arrivent pas à se hausserjusqu’aux lèvres et qui ne sont qu’intérieures. Épaves de pirogues perdues loin des bancs de sable,qui se charrient simplement près du golfe.Devant, l’on voit une terre désertique,et derrière, l’océan infini. Ô mes pensées, quand naît la lune,et que tout ce qui se voit paraît boire les étoiles !Ô mes pensées, liées, enlacées,épaves d’une pirogue aventureuse qui n’a pas... [Lire la suite]
dimanche 4 décembre 2016

ALPHABET DE SABLE ... Extrait

nulle route dans cette ébriété de lignes nulle pierre, nulle herbe pour essarter la peur    le bleu menaçant et la horde ininterrompue des dunes    dans la lumière des silhouettes peureuses font vaciller l'immense    ta main   juste ta main comme repère        ou illusion marcher là    fouler ces friches de lumière c'est réponse à l'oubli   .   ALAIN LE BEUZE   .     Désert  
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samedi 12 novembre 2016

EDMOND JABES...Extrait

Je suis un silencieux. Je me demande, grâce au recul que je prends, maintenant, avec ma vie, si ce goût prononcé pour le silence n’a pas son origine dans la difficulté qui, de tout temps, fut la mienne, de me sentir d’un quelconque lieu. Avant de connaître le désert, je savais qu’il était mon univers. Seul le sable peut accompagner une parole muette jusqu’à l’horizon. Écrire sur le sable, à l’écoute d’une voix d’outre-temps, les limites abolies. Voix violente du vent ou, immobile, de l’air, cette voix vous tient tête. Ce qu’elle... [Lire la suite]

mercredi 19 octobre 2016

L'IDENTITE OBSCURE...Extrait

.... alors on s'enfonce, on traverse des étendues où le seul futur est le cœur qui bat comme cet appel auquel on voudrait répondre et c'est pourquoi on avance, même si à chaque pas rien ne bouge que le corps obstiné qui poursuit l'ombre qu'il n'a pas, on aimerait pouvoir s'arrêter, regarder simplement l'aube qui vient, poser la main sur la pierre froide et saluer la lumière, dire les premiers mots, écouter le crissement du sable, le bruissement de l'eau, la rumeur des choses qui commencent mais le jour est déjà le soir, on... [Lire la suite]
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lundi 30 mai 2016

EDMOND JABES...Extrait

J’ai quitté une terre qui n’était pas la mienne, pour une autre, qui non plus, ne l’est pas. Je me suis réfugié dans un vocable d’encre, ayant le livre pour espace, parole de nulle part, étant celle obscure du désert. Je ne me suis pas couvert la nuit. Je ne me suis point protégé du soleil. J’ai marché nu. D’où je venais n’avait plus de sens. Où j’allais n’inquiétait personne. Du vent, vous dis-je, du vent. Et un peu de sable dans le vent.   .   EDMOND JABES   .   Photographie Johne Dera    
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samedi 21 mai 2016

AD LIBITUM

Pierres libres          ad libitum  âmes fossilisées  ancêtres accrochés à leur vie meilleure   ailleurs                                là-bas vers l’infini  l’éternité  passage entre deux mondes  élévation     éminence des côtes grises ... [Lire la suite]
lundi 24 août 2015

JE BÂTIS MA DEMEURE...Extrait

J’ai quitté une terre qui n’était pas la mienne,pour une autre, qui non plus, ne l’est pas.Je me suis réfugié dans un vocable d’encre, ayant le livre pour espace,parole de nulle part, étant celle obscure du désert.Je ne me suis pas couvert la nuit.Je ne me suis point protégé du soleil.J’ai marché nu.D’où je venais n’avait plus de sens.Où j’allais n’inquiétait personne.Du vent, vous dis-je, du vent.Et un peu de sable dans le vent. .   EDMOND JABES   .   Oeuvre Cirillo Martinez Novillo
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