vendredi 9 décembre 2011

RECUEILLEMENTS

à ma mère « Les oiseaux ignorants poursuivent leur chemin et nous, très humblement, le poursuivrons aussi, la neige de l’hiver blanchira nos cheveux et la rafale glacée blessera nos tempes. » (Pablo Neruda, Cahiers de Temuco) . ossature d’Ève pardonnée par la chair ô ma sultane aux épaules larges de rêves d’instables poèmes où pose ma mère acrobate de l’île mère d‘enfance cherchant bougainvillées et roses sans épines pour ses enfants terrassés des bouges tout amant mon père aimant du corps humain demoiselles et jolis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 14 janvier 2010

LIEU DE MA NAISSANCE

Soyons solidaires avec les victimes du séisme d'Haïti   . une larme entre deux fleurs sauvages déshabillant les orages / la moisson des terres cultivées la passion des mains appliquées au champ de cannes juste une larme entre deux fleuvesArtibonite et le Guayamucosimples tracés d’esclaves au temps béni des colonies j’aime cette terre pour la fringale et les friandises d’enfant partagées à la soignée de nos membresj’aime cette terre pour son nom inscrit sur la pierre balafrée des libertés j’aime cette terre pour l’odeur... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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mercredi 6 janvier 2010

MES DITS MANICHEENS...Extrait

Malgré ce long silence où tu danses malgré l’enjeu de la pageblanche où tu te caches fuyant cette terre torturée où s’épuise le désirmalgré l’incision de la langue et le manuscrit du prophète qui fait parler vestales et autres mémoires sensés du territoire malgré l’absence entretenue et la violence où tu te perds autant dans la nuit musquée et froide d’où tu témoignes de l’ingénuité de la mélasse sous les ruines comment parler de toi dans le chaos de la féminité et regarder vers toi l’involution du romarin autour de la terreje dis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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mercredi 6 janvier 2010

CHAIRS...Extrait

Ton corps que je maîtrise abrite la chair et la douleur de l’homme             éponyme de tous les jours et poète à chaque heure d’éternitétant qu’il y aura des femmes telles que toi aux pampres de la terre endormie pistages au sol de l’amour et de la bien-aimée si belle et si paisiblesous l’haleine des mots si je sais la gloire et le feu où tant de rêves et tant d’amours honorent l’attente et la magnificence des désirsÔ belle à la pesée de rare transparence de si jolies gammes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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