mercredi 20 juillet 2016

SAISON DE SEL

à Isabelle   Les caprices de notre automne ne mènent à rien Je voudrais offrir à tes yeux des rivières des roses absolues des années labourées sans récolte de cendres Je voudrais remonter notre destin de l’abîme préserver la mémoire de l’Euphrate loin des rêves pris entre les plis du silence                                 d’exilés morts à force de regret   Les saisons n’ont pas laissé de traces et la rivière étirée en cortège... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

lundi 30 septembre 2013

SALAH AL HAMDANI

 Dans ce fleuve, là-bas,  de cette eau âcre de souvenirs  où les nuits de mon enfance  plongent l’une après l’autre  pour finir dans la clarté des saisons,    il ne me reste que l’argile rouge  et sa lune  accostée au cimetière des jours.  Dans cette ruelle, là-bas,  un Dieu,  une voûte, une prière ?    Et pour la mère qui gémit dans un miroir,  où est le miroir ?     Au bout de ces quelques ficelles accrochées au soleil ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 21 février 2013

SAISON DU SEL...Extrait

à Isabelle Je voudrais offrir à tes yeux des rivières des roses absolues des années labourées sans récolte de cendres Je voudrais remonter notre destin de l’abîme préserver la mémoire de l’euphorie loin des rêves pris entre les plis du silence d’exilés morts à force de regret Tu vois que les caprices de notre automne ne mènent à rien Les saisons n’ont pas laissé de traces et la rivière étirée en cortège d’ombres blanches parle de blessures comme de cendres après la pluie Ce sont de vieux jours incendiés de haines qui nous ont permis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 18 juin 2012

RÊVE FOSSOYEUR

Aux victimes du tyran en Syrie Un coucher de soleil froid sur le seuil d’un jour vibrant le ciel ensanglanté comme un nuage épais qui s’effrite à l’infini et la crainte de mon propre destin Devenir un arbre ma tête à la renverse et l’horizon des hommes là-bas La lumière dans mon crâne comme un souffle accent sur mon visage Je me suis enfin échappé et le rien ballotte au bord de mon matin morceau de lune Dans ma cellule étroite chaque nuit l’Euphrate me rend visite Il y glisse délibérément un écho de l’enfance Sa voix... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 29 mai 2012

SAISONS D'ARGILE

 à Albert Camus   Écrire avec le souffle de la patrie avec l’argile du palmier libéré avec les racines de tes pas dans les charniers des pauvres   Écrire sur le vent qui donne naissance aux hommes noyés   Écrire sur les épaules du fleuve et aussi sur le voyage de nulle part à l’instant qui limite le jour   Écrire comme le prisonnier du miroir   Écrire pour calmer l’univers dans la tête du mendiant pour extraire la sève des souvenirs pour le vol des migrateurs sans escale   Écrire... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 27 mai 2012

POEME POUR MOI

Si jamais un de ces matinston âme est traversée par une aube tristene crains rienTu étireras tes pas lentscomme la plainte de l'enfance C'est toujours le tourment de l'ombre du palmierqui pousse dans l'argile rouge de l'EuphrateIl donne aux troupeaux d'hommesun mal de vivrequi accroît leur attente Ici les hommes n'ont plus le souvenir du parfum de la lavandeni celui de la cire enracinée dans la flamme Alors extirpe la prison de ta têteécorche ton corps à partir du miroirparfume ton regardet de la frange de lumière qui resteembrase... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 2 décembre 2009

BAGDAD A CIEL OUVERT

"Je ne sais comment exhumer mon cartable d'écoleégaré dans les ruines de la guerreen route vers les saisons du bonheur Ici, les matins s'ouvrentsur des jours nus, sans miraclesalors que là-bas chaque miroir est un visage Ici il faut se lever tôtlà-bas la mort guette les hommes Ici les matins sont couverts de battements d'oiseauxlà-bas, d'éclatements de corps Où est l'homme qui sait sourireet celui qui garde le fruit de la terre? " . SALAH  HAMDANI .
Posté par emmila à 21:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,