samedi 13 avril 2019

MARIN MON COEUR...Extrait

... Nous avons coutume ici d’accueillir des enfants, c’est-à-dire de les mettre au monde comme ailleurs on capture des éléphants sauvages. Ceux qui capturent les éléphants sauvages afin de se les approprier se doivent de développer une argumentation suffisamment forte pour convaincre l’éléphant que sa vie en captivité sera mille fois plus belle que celle qu’il aurait pu vivre à l’état naturel. Cette argumentation prenait chez les Thaï la forme d’un poème forcément long car bourré de mensonges et le poème prenait forcément... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,

vendredi 6 avril 2018

L'AMER NOUS GUIDE...

Je suis né d’une erreur du vent et de la mer c’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux je n’ai fait que passer sans pouvoir respirerun enfant replié s’est pris dans ma mémoire qui m’empêche d’atteindre au pays d’où je viens quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux sur le plancher glissant d’une barque fantômesi je viens à mourir qu’on me jette à la mer dans l’aube bleue des sables je trouverai... [Lire la suite]
lundi 19 mars 2018

NULLE MORT NE PEUT

Pour Derek Walcott     Il y a tant de chênes à Atlanta qui gémissent encoreDes champs qui pleurentQui chantent aussiEt qui impriment aux capsules du coton des torsions incroyables ! C’est ce mélangeC’est cette torsionCe plus insoutenable qui habille l’envol des belles et seules images ! Que la mer mieux qu’Histoire te soit douceQu’elle te fasse mémoireQue l’archipel mieux que pays te fasse collier Que ce qui se mélangedans l’aquarelle et dans Shakespearedans les contes le théâtre et les livrest’organise le trône... [Lire la suite]
lundi 19 février 2018

THIERRY METZ

Fraîcheur qui défie le selRiveraine de nos soifs –Un peu d’eauEt la trace libère une envolée de feuilles clairesRécitantesAu poème buissonnier de l’enfant Seul tu franchis la passe de l’ÉpineuseSeulTu reviens par le chemin exposéAux rudesses du bâtisseur.Et à son chant. Sur les margelles de nos puitsTes cailloux éclatentBaie succulenteEt douces à nos mainsTes graines dans les jardins du livre. .  . .   THIERRY METZ   . .   .  
Posté par emmila à 11:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
lundi 22 mai 2017

AMERS III...Extrait

Aux baies de marbre noir striées de blanches couvaisons La voile fut de sel, et la griffe légère. Et tant de ciel nous fut-il un songe ? Ecaille, douce écaille prise au masque divin, Et le sourire au loin sur l'eau des grandes lèpres interdites... Plus libre que la plume à l'éviction de l'aile, Plus libre que l'amour à l'évasion du soir, Tu vois ton ombre, sur l'eau mûre, quitte enfin de son âge, Et laisses l'ancre dire le droit parmi l'églogue sous-marine. Une plume blanche sur l'eau noire, une plume blanche vers la gloire Nous fit... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 22 août 2013

LE SEL D'UNE MEMOIRE

Qui prend la mer Voit AstartéCroît au cielRenaîssant aux refletsSans fond de l'azur Et la rondeDes Pléiades Engendre le tempsDes vagues puisEffleure l'horizon De l'aurore Instant d'âmePerpétuellement Eprise frisantImprobableL'immortalitéEt sa dryade Le large demeure Océan d'un coupleSibyllin Vénus et OrphéeA jamais promis Enivrez-moi Poètes de l'EtherDes songes et des messages De la Bora  des GalernesQui perpétuent Le chant de nos rivagesA jamais distants Quand nos sillages Sèment ensembleAux sillons... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 6 mai 2013

JE VOUS ECRIS DE MES LOINTAINS

« Je vous écris de mes lointains, d’un horizon empli du sel des embruns ; je vous écris avec l’encre des souvenirs, de la pluie sur la joue, de la tendresse dans les lignes des mains. La saison sombre est à son comble ; les hurlements de la houle frappent sans fin la drisse de l’ouvrage. En secret, des îles me font escorte. Un feu s’allume sur la falaise… Gouttes en sourdine sur le caillebotis des mots, notes épinglées au fil des nuages. J’écris sans trouble des mots qui filent avec les ailes du silence. Ouvert à l’inconnu, j’accepte... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 16 novembre 2012

JOINTURES

Entre la nuit et l’aube le choc des pierres comme mots mats lancés par la vague puis restés sans réponse (lettres passées sur papier jauni au fond d’un tiroir qui sent la cire) Épris de ce goût du vent où roulent les nuages À l’infini de fenêtres fermées À tâtons Nous cherchons sur la couture d’un drap Le fil d’une histoire qui s’épuise Et le nom de ces choses très simples qui s’échappent glissent (bleue et grise l’eau de la mer et sur la peau l’odeur du large) En vain les doigts Dans la coulée lisse d’une rainure... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 28 juin 2012

GRAIN DE SEL DANS LA MER

Et reb Daod : « Nous allons au-devant du visage afin de prendre en défaut – de court – la mort. Ainsi mourons-nous souvent avant elle. » —  De quelle mort, reb Daod ? —  De la mort des murs, de la mort du rêve dur des murs. Et il ajouta : —  ...de ces pierres que la poussière croit maintenir debout, alors qu’elles ne sont que miracle d’équilibre et dont les rêves infinis rejoignent celui, brisé, du grain de sel dans la mer. . EDMOND JABES .  
Posté par emmila à 21:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 25 août 2011

LE VENT SANS ABRI...Extrait

Comme une rose sauvageBrûlée par le soirPerdant le sommeilL'absenceSuspend les saisons à tes paupièresLa chevauchée du rêve rebelleQuittant la frémissante roséePar les matinsOù s'évade la lumièreLumière après lumièreS'effritent les annéesAux confins des injustes frontièresLueurs impénitentesAlliées aux réminiscences des aurores. Cette porte depuis longtempsOuverte à la merPour accueillir le vent sans abriDans la course des heuresDans la nuit inconsolableDes vagues venaientReposer leur âme pourpreComme ton souvenirOu les feux de... [Lire la suite]