dimanche 16 juillet 2017

L'ÎLE DU COMMENCEMENT

ma nuit s'achève sur un fil de soie esprit éperdu fais tournoyer l'aurore mon verre est rempli de merveille messager des horizons solitaires l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour porte ma raison à la main avisée dis seulement la fièvre du vers et l'alphabet de l'éveil des sens déclame la sueur des cieux émus reviens-moi au minuit des lumières procure la supplique du regard sur mon poitrail dépose son solfège à la mémoire de mon futur songe je transcrirai mon offrande à la sultane mon œuvre sera l’île du commencement  ... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

MEDITATION

Merci Umar... . . L'être n'est pas en quête de vérité mais d'une consolation. Il croit désirer la vérité mais, inscrit dans la subjectivité de sa chair, il ne peut y accéder. Ce n'est pas pour autant que la vérité absolue n'existe pas, que tout relève d'une opinion, mais qu'on ne peut la cerner. Sinon sous une forme mystique, dans la plénitude de la lumière du divin, mais le partage de l'ineffable, s'il existe seulement, est impossible. La consolation est cette ivresse qui nous permet d'oublier notre destin commun,... [Lire la suite]
jeudi 15 juin 2017

LAMBEAUX

Lorsque nos mots se gercent Que nos rêves se plombent Que nos yeux s'emmurent La Poésie A l'envers des talus Ramifie le sens Élargit le secret Entraîne dans un souffle les poussières du jour les maillons nocturnes merveilles et détresses Vers un autre littoral.   .   ANDREE CHEDID Poèmes pour un texte (1970-1991)     .            
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lundi 12 juin 2017

LE TEXTE NATAL

Ne désespère pas d’enfin trouver la métaphore de ce qui apparaît sans naître et n’ose vraiment apparaître : vie de plume, vie de vent, vie soufflée, vie rêvée, en filigrane ou murmurée et quand la séquence s’efface dans les brumes d’et caetera, fatigué de ces tropes qui le tirent vers le Sensible, retourne vers son lieu, texte flou, texte trouble, son texte d’origine, traduit de ce qui pourrait être une langue ou un idiolecte d’un âge présymbolique, linéaire B d’une enfance qui cherche vainement son sens dans les yeux éteints d’un... [Lire la suite]
dimanche 11 juin 2017

ALGEBRE

Il faut donner un nom A l’inconnue, pour la mêler à l’équation Dire X, chère, voulez vous bien Venir symboliser ce que je ne sais pas ? X ma tendre X, ma fière, ma croix qui barre le chemin A l’intuition, X jument poulinière sous qui naissent Ceux que l’on ne veut pas, j’y ai échappé de peu X, film interdit, les enfants y verraient des chairs S’emboiter dans des ahanements de bêtes fatiguées, X sans bruit le corps croisant l’autre le clouant A la pesanteur, X des siestes de chaleur, X Ma multiplication en majuscule Ixe écrite en... [Lire la suite]
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jeudi 1 juin 2017

SENS, PRESENCE, ABSENCE, CONSCIENCE

Sens…vous avez dit « sens » ?Y a-t-il un sens à la quête de sens de l’Homme ? Et si sa quête de sens était une quête de sens interdit ?Comment interpréter la présence, chez l’Homme, de la conscience ?La conscience humaine, n’est-ce pas d’abord une manière de se tenir hors du monde, hors de tout ? N’est-ce pas, d’abord, le sentiment d’une radicale séparation ? D’une altérité qui pousse à harceler le monde, vu comme extérieur, de questions, quand ce n’est pas  à se harceler soi-même de questions sur soi-même ? Il y aura... [Lire la suite]
jeudi 4 mai 2017

LE SEL DE LA VIE ...Extrait

" L'événement s'envole, mais reste l'essentiel, inscrit dans le corps, qui resurgit au charme furtif d'une évocation, au frisson d'une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d'une émotion. À quoi cela tient-il sinon à cette voix intérieure brûlante, cette dynamo vitale dont nous ne savons même pas que nous l'avons élaborée au fil du temps. Le souvenir n'est plus mais la mémoire sensuelle du corps parle toujours. Nous sommes un tissu muni de capteurs qui enregistrent des empreintes tenaces lesquelles nous... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

DE L'EGO OU DU SAIN CREDO ?

D'aucuns avancent aisément ou d'un commun accord                   Egoconfinant alors au devant de la scèneau con-sensus    de circonstanceMais je leur oppose                        Credol'envers sibyllin des sensl'immémoriale allégeancedu nomade   du passeur  sans paraître Un oiseau    un voilier    au loinunitivement lient les horizons extasiés de la mer et du ciel Ils fondent l'espoir... [Lire la suite]
mercredi 22 février 2017

L'EMERAUDE PROMISE

On naît à chaque seconde de l’enfant que nous avons été, du miracle du temps qui ne nous efface, du chant qui s’ouvre comme une écluse délivrée, des eaux descendues d’une vieille mémoire, des mots enfin possible pour nommer le sens de ce que nous croyions dérives et qui n’avait en somme que la forme du chemin. Car il y a une parole pour chaque chose de ce monde, pour chaque acte de nos corps au milieu des fleurs qui poussent et des arbres qui tombent. On naît à chaque heure parce que la mort ne sera jamais que l’affaire des vivants... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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