samedi 23 septembre 2017

CE JARDIN D'ENCRE...Extrait

…   un jour peut-être exista-t-il entre les deux une coïncidence le temps tout au plus d’un cri de joie qui n’a pas su ce qu’il était que peut ensuite un cri jeté dans l’ignorance de son sens  rien sinon se retourner contre la bouche ayant craché l’oubli ruiné dans le corps même l’élan vers la seule évidence on écoute une rumeur dans l’arrière-pays de la voix  parfois cela résonne comme une promesse parfois ce n’est qu’un bruit qu’attendez-vous dit la raison puisque rien jamais n’arrive par là mais chacun... [Lire la suite]
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samedi 23 septembre 2017

AUX LISEURS DE POEMES

D'abord il vous faudra du temps , beaucoup de temps.Du loisir. Du silence en vous et autour de vous. Du silenceCoupé d'ardoises sur les toits, ou de cigales, dans le sud.De longs moments de solitude pour n'être pas seul loin des autresEt des mains, pour toucher les mots. Il vous faut écouter profondUn cheminement de racines, voir des éclats parmi les feuillesGuetter une démarche aisée ou non, qui n'est qu'à soiRespirer le parfum des corps, l'odeur des genêts, des lavandes,Et piéger, dans ce qui est dit, le gibier terré sous les... [Lire la suite]
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mercredi 20 septembre 2017

A LA RECHERCHE DES PAS PERDUS...

A Mila, Emma et Cesare . Toi, l’enfant de mes enfants,Toi qui, pendant ces premiers jours,ne connaît des seins que la voie lactée,un soir je t’apprendraià marcher dans les étoiles filantessans écraser les vœux qui les accompagnent.Un jour je t’apprendraià saisir dans le ventles verbes qui soignent leurs sujetscomme des rois bien aiméset bercent leurs compléments directscomme des enfants choyés.Un matin, je t’apprendrai mêmeà forger le sens profond de l’insenséavec la réponse des astres cueillie sur la rosée,…avec les reflets... [Lire la suite]
dimanche 10 septembre 2017

NATHALIE RIERA...Extraits

Je suis l’amour dans la poussière des routes, mon espritn’a que lavandes et embruns pour sentiers.Je suis l’amour comme vous. Vous savez, lorsque l’onse choisit  pour se dire ce que nous n’avons encore dità personne.Vous savez que je suis l’amour comme vous, alors pourquoi le fer et le fiel ... Nous sommes l’amour inhérent.Je me rafraîchis aux ombres claires, à l’eau du cœur,à la fraîcheur de l’alliance.Avec toi, rive. D’où l’on peut encore s’inventer l’amourdu prochain, le jaune du citron, le hâle des seinset des reins,... [Lire la suite]
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vendredi 4 août 2017

LORSQUE JE SERAI MORT

Qu'on me lave de vin lorsque je serai mort que le sang de la vigne envahisse nos veines au jugement dernier qu'on amène mon corps parfumé de raisin de menthe et de verveine    Femme aux plaisirs humains à la sève des fleurs que ton coeur affamé jamais ne se dérobe les chemins de l'amour sont ravinés de pleurs si tu passes par là relève bien ta robe   Ne traine pas ta peine à mon enterrement je n'y veux que sanglots de bonbonne bien pleine où que j'aille j'irai couronné de sarments droit comme le cyprès... [Lire la suite]
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dimanche 16 juillet 2017

L'ÎLE DU COMMENCEMENT

ma nuit s'achève sur un fil de soie esprit éperdu fais tournoyer l'aurore mon verre est rempli de merveille messager des horizons solitaires l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour porte ma raison à la main avisée dis seulement la fièvre du vers et l'alphabet de l'éveil des sens déclame la sueur des cieux émus reviens-moi au minuit des lumières procure la supplique du regard sur mon poitrail dépose son solfège à la mémoire de mon futur songe je transcrirai mon offrande à la sultane mon œuvre sera l’île du commencement  ... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

MEDITATION

Merci Umar... . . L'être n'est pas en quête de vérité mais d'une consolation. Il croit désirer la vérité mais, inscrit dans la subjectivité de sa chair, il ne peut y accéder. Ce n'est pas pour autant que la vérité absolue n'existe pas, que tout relève d'une opinion, mais qu'on ne peut la cerner. Sinon sous une forme mystique, dans la plénitude de la lumière du divin, mais le partage de l'ineffable, s'il existe seulement, est impossible. La consolation est cette ivresse qui nous permet d'oublier notre destin commun,... [Lire la suite]
jeudi 15 juin 2017

LAMBEAUX

Lorsque nos mots se gercent Que nos rêves se plombent Que nos yeux s'emmurent La Poésie A l'envers des talus Ramifie le sens Élargit le secret Entraîne dans un souffle les poussières du jour les maillons nocturnes merveilles et détresses Vers un autre littoral.   .   ANDREE CHEDID Poèmes pour un texte (1970-1991)     .            
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lundi 12 juin 2017

LE TEXTE NATAL

Ne désespère pas d’enfin trouver la métaphore de ce qui apparaît sans naître et n’ose vraiment apparaître : vie de plume, vie de vent, vie soufflée, vie rêvée, en filigrane ou murmurée et quand la séquence s’efface dans les brumes d’et caetera, fatigué de ces tropes qui le tirent vers le Sensible, retourne vers son lieu, texte flou, texte trouble, son texte d’origine, traduit de ce qui pourrait être une langue ou un idiolecte d’un âge présymbolique, linéaire B d’une enfance qui cherche vainement son sens dans les yeux éteints d’un... [Lire la suite]