mercredi 24 février 2021

FRANCOIS LAUR...EXTRAITS

Si j'écris, c'est pour entendre et t'obéir, toi l'hôtesse de mes saisons ; pour te dire, comme oiseau, avec toutes les voyelles. Pour écouter en ton idiome tes mots leurs modulations intonations vibratos. Je persiste dans ma vénerie : un ricochet de résonances, avec, pour horizon, vagues et scintillements. Si tu me prêtais tes mots, mes doigts courant sur le clavier déferleraient bien mieux qu'un suaire entre nous. Je compose dans cette ombre qui, parfois, éteint ton sourire ; rédige, noir sur blanc, tes clairs-obscurs dans un... [Lire la suite]
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dimanche 27 décembre 2020

NIKOLAOS ALIAGAS

J’ai besoin de frissons, de regards embués et de parfums de pins. Passez votre chemin si vous n’avez jamais attendu les nuances de l’aube assis sur des galets difformes. Si le battement des ailes des odonates vous laisse indifférents, si vous n’aimez pas le goût du cognac sur la langue après un enterrement, si vous confondez la fin et les moyens, si vous n’avez jamais douté, regardez ailleurs. J’ai besoin de signes, de cannelle et de vin. Ne perdez pas votre temps si ne vous êtes jamais égaré dans ses méandres, si vous ne reconnaissez... [Lire la suite]
mercredi 22 juillet 2020

EPANCHEMENTS...

S’il advenait qu’Amour à votre porte se présente,dans quelque langue qu’il s’exprime, avec ou sans mots,ne pas l’éconduire, car jamais il ne réitèrel’insigne grâce de donner un sens à notre vie.   .   HENRI-LOUIS PALLEN 2020     .        
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dimanche 7 juillet 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Mon enfant court tout autourTout autour de la mer La mer, île des temps passés Que le vent a emportée Lorsque soufflant sur le Ciel de la marelle La Terre s'est renversée Mon enfant court tout essouffléTout autour d'une dune enfarinée Une mamelle de pain blanc Tiède, laiteuse et parfuméeMariant rondeurs enneigéesA la chaleur des profondeurs Mon enfant court autour d'un œil vert Tandis que dansent sur ses chevillesLes longues herbes des pupilles Cils ondulants du bord de rêveVers les savanes... [Lire la suite]
jeudi 4 juillet 2019

JEAN-CLAUDE IZZO...Extrait

  " Jadis tout avait un sens: et l’ombre et la lumière.Aujourd’hui tout n’est plus que justification:pour l’ombre comme pour la lumière.(Mais quelle science exacte peut répondredu silence majeur au faîte du clocher?)."   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .    
mercredi 17 avril 2019

L'ART DE LA JOIE...Extrait

"Le mal réside dans les mots que la tradition a voulus absolus, dans les significations dénaturées que les mots continuent à revêtir. Le mot amour mentait, exactement comme le mot mort. Beaucoup de mots mentaient, ils mentaient presque tous. Voilà ce que je devais faire : étudier les mots exactement comme on étudie les plantes, les animaux. Et puis, les nettoyer de la moisissure, les délivrer des incrustations de siècles de tradition, en inventer de nouveaux, et surtout écarter pour ne plus m'en servir ceux que l'usage quotidien... [Lire la suite]

lundi 18 février 2019

QUI VIVE...Extrait

... ton haleine chaude sur le cou de la nuitou le petit matin naissant entre nos doigtsnous voici tout vivants plongés dans l'éphémèred'une foudre sans lieu ni point d'impact au solhors chair de passage mais quelle voix appelleinaudible aux entours et de sève gorgéeà toutes les saisons c'est dire d'où tu viensbeau fantôme perdu mais quel chant traduis-tule pays est désert et le cœur dévastécar je n'existe pas tu restes sa demeure   .     CHRISTIAN  ARJONILLA     . Oeuvre Léonor Fini ... [Lire la suite]
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dimanche 28 octobre 2018

POUR JOUER

C'était l'année des O, on appelait les chatsOscar, Onésime, Orgasme, Out of Africa, Orphée,Et les enfants Odieux, Ours, Ovide, ou Orchestre,Les mots n'avaient plus de sensOn les lisait à l'endroit puis à l'envers, commeNon, puis on disait que Non voulait peut-être dire Oui,Qui pourtant ne peut se retourner comme une chaussetteC'était l'année des O, celle qui suivit l'année des hainesOù les chats s'appelaient Nazi, et les enfants No FuturOn attendait l'année prochaine,Pour que les matous se nomment Paix ou Praxitèle et les enfants... [Lire la suite]
jeudi 11 octobre 2018

DU SILENCE PREMIER

Mère soyez gentille différez l’heure de ma naissance Ainsi je serai en puissance comme on existe en poésie comme une lettre en souffrance qui aimerait bien faire sens sous le vacarme des idiots   Je me contenterai des traces des saveurs & du pur aliment d'un travail de silence   or feu puisés sans cesse dans les âges anciens de soi substance incandescente qui calcine les simulacres-   Je boirai ce que les oiseaux voudront me laisser de l'aurore   chaque jour un peu plus léger ... [Lire la suite]
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dimanche 30 septembre 2018

LA RETRAITE SENTIMENTALE...Extrait

La nuit descend, prompte à se fermer sur ce jardin dont la grasse verdure demeure sombre au soleil. L’humidité de la terre monte à mes narines : odeur de champignons et de vanille et d’oranger… on croirait qu’un invisible gardénia, fiévreux et blanc, écarte dans l’obscurité ses pétales, c’est l’arôme même de cette nuit ruisselante de rosée… C’est l’haleine, par-delà la grille et la ruelle moussue, des bois où je suis née, des bois qui m’ont recueillie. Je leur appartiens de nouveau, à présent que leur ombre, leur silence étouffant ou... [Lire la suite]
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