vendredi 6 février 2015

ENDYMION...Extrait

... Sur l'épiderme moite de la terre dans l'orage de Juillet,Mes lèvres épouseront la bouche de cette folle odeur,Où la vie et la mort. ont la sensualité de l'éternel retour.Ces mains au visage d'enfant que sont les miennes,Sauront s'agenouiller sur le parvis du verbeEt broder l'agonie sur le suaire de l'impossible.Je saurai que les fleurs échangent des parfums comme un langage,Et que l'oiseau crie des poèmes au crépuscule,Qu'il y a Mozart et Bach dans le chant de la peau,Que l'amitié a des murmures de ruisseau,Que les forêts, les... [Lire la suite]
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dimanche 1 février 2015

DIRE LE VRAI

Trier les motsau fil de l'eauau dos d'un galetau rond d'une pierreau bord d'une paupièreau gué d'une rivièreau grelot d'un sanglotsaisir le sensau son d'une consonneaux voix d'une voyelleau pas d'une virguleau non d'un hiatusau clos d'une parenthèseau final d'un pointtailler l'idéeau fil du tempsau grés des ansau vent de l'océanau ciel d'enfanceaux portes de la mémoireau seuil du néanttrier les motsà demi-motou en porte -à-fauxde la brisureà la démesuresaisir le sensà mots ouvertsou au figuréde la césureà la cassureTailler l'idéeà la... [Lire la suite]
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vendredi 19 décembre 2014

AMOUR, HUMOUR, FANTASMES & (R)APPELS...Extrait

Ayant appris ce qui ne se fait pas à coups de ceinture et de privations je me dirigeai à petits pas vers l'âge des grandes frustrations. Mais chemin faisant - j'avais grandi et pissais au-delà de deux mètres, le diable des sens me reprit : une fillette au parfum champêtre! A huit ans, n'ayant rien de mâle, je ne me livrais qu'à un jeu d'enfant, et c'est sans y voir aucun mal, que je l'embrassais en la chatouillant. Certes l'affaire en fût restée là, si la fillette loin d'être outrée, n'eût tout l'air de bien aimer ça, et tout fit... [Lire la suite]
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lundi 15 décembre 2014

L'ARBRE ABATTU

Un léger relief arrête la main. A peine sensible, un sillon, puis d'autres proches creusent la surface. La main effleure. Elle tâtonne comme à la recherche de détails estompés. L'arbre a souffert des derniers orages. Il était vieux. Il s'est rendu. Abattu dans l'herbe, il exhibe l'indécence de ses racines lourdes encore de terre. La main qui le frôle est ravinée, parcourue de nervures, de ramures, elle aussi.Esther touche chaque faille, chaque meurtrissure végétale. Elle en touche l'intimité des plis, là où se divisent les branches.Le... [Lire la suite]
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samedi 29 novembre 2014

LE POLLEN DES JOURS....Extrait

  Au pays des mots les jardiniers plantent des arbresEt cueillent aux branches les lettres pour créer des livresCe sont les fruits des mots qui nourrissent les hommesTandis que certains cultivent au gré des saisons le boisComme on sème au jardin les graines des nouveaux arbresLe bûcheron des mots s'enfonce dans les forêts sombresDu haut pays à la recherche des mélèzes des sapins et des hêtresDont les branches caressent en douceur les nuages d'argentIls bruissent et tremblent et pleurent de toutes leurs feuillesLa scie crisse... [Lire la suite]
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dimanche 23 novembre 2014

L'AUTRE COTE DU MONDE...Extraits

« Orgasme ? orchestre ? organdi  ? Oriflamme ? Or pur de l’être, visité d’une immense sensation de lumière (…), et resplendissant – entre la plus grande unité d’être et la merveilleuse dispersion du lâcher prise, de la caresse de l’algue au cri des étoiles… » .....   Tout ce qui a couleur de votre émoi, parcourant la terre, les mers et les infinis respirables qui nous sont donnés, traversant le jour et les nuits, portera à mes lèvres vos mots de lune, de souvenir et de solitude bleuis ; et ce murmure rendra à... [Lire la suite]

dimanche 31 août 2014

KENNY OZIER-LAFONTAINE...Extraits

le « je » compte les « moi », tondre l’herbe rose    dont se nourrissent les goyaviers    de mon enfance,    et celle orange que sirote le vieux manguier    de ma naissance,    faire brasier des jujubes et caramboles    des surettes fluo,    gommer avec l’index le sang blanchâtre    des pommes cannelle,    là où l’ombre donne l’heure    des pays de sucre et de sèves,   ... [Lire la suite]
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samedi 28 juin 2014

FRANKETIENNE

Les ténèbres s’éteignentet les ombres s’effacentau refutur de l’aubeje vais revivre l’éternitéà travers mes racinesjusqu’à ruiner l’abîme....Dans l’obscure ambiguïtéDes amours angulaireset des miroirs illusoiresl’on ne perçoit presque riensauf que tout change à l’instantcontinûmentinterminablementet que l’œil devient sexe modifiableselon l’envie de vivre ou de mouririci ailleurs maquillage de silenceet d’angoisse insoutenabletant les mots pèsent en motifs d’émotion....La distorsion du songela vie qui ose toujourshausser la barre et le... [Lire la suite]
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samedi 31 mai 2014

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaulesla lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche .   . ... [Lire la suite]
lundi 14 avril 2014

SOLITUDE DES SEUILS...Extrait

le torrent roule ses eaux lourdes les fusils claquent dans le soleil   j’invente sous la treille la fraîcheur de l’aube le conte blême de la lune   la tour là-bas la tour de la mère tutélaire me tient serrée dans ses entrailles   — depuis quand et toujours —   [un chien jappe qui jamais ne cesse emplit le vallon de sa gouaille les châtaignes boguent dans la mousse]   l’hiver est en suspens        à la lisière   l’avant-naître et l’après   même... [Lire la suite]
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