jeudi 6 mars 2014

LE BRUISSEMENT DES ARBRES DANS LES PAGES...Extrait

Riches de ce qui nous manque la grâce enfin serait d’être touchés à l’invisible de ce que nous sommes Toute paroi devenue transparente sans retrait ni dérobement nous irions partout l’âme nue   Faite d’instants absolus notre vie tirerait son ultime sens de la métamorphose dont la chrysalide déjà nous enveloppe   .   GILLES BAUDRY   .            
Posté par emmila à 20:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 14 février 2014

ELLE M'A ...

Car elle m’a brûlé les yeux pour m’en offrir de plus grands, Puis m’a inondé le cœur pour y glisser un océan, A ouvert toutes mes fenêtres, pour que j’y sois courant d’air, Et enfin m’a noyé dans l’ombre pour m’y découvrir la lumière… J’ai appris, J’ai grandi, Pas encore vraiment compris… Je l’écoute, Goutte à goutte, Dans l’espace qu’elle remplit… Quand elle a froissé mes mots, pour m’y offrir le silence Elle m’a aussi offert son rire, pour ravauder mon enfance Et lorsqu’elle a gommé mes rimes, pour dénuder la confiance Elle m’a... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,
mercredi 5 février 2014

EMILE HEMMEN suite...

Sourcier de l'infini sortant de la fraîcheur des écritures, marchant tout doucement comme sur une corde avec la cécité à l'intérieur, avec l'angoisse derrière l'angoisse. Voix déchiffrée en plein silence, ailleurs, le vouloir-dire d'une flèche qui nous traverse.   .   EMILE HEMMEN   .  
Posté par emmila à 20:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 27 octobre 2013

LE LIVRE DES QUESTIONS...Extrait

A toi, qui crois que j’existe, Comment dire ce que je sais Avec des mots dont la signification Est multiple ; Des mots, comme moi, qui changent, Quand on les regarde, Dont la voix est étrangère ? Comment dire Que je ne suis pas Mais que, dans chaque mot, Je me vois, Je m’entends, Je me comprends, A toi dont la réalité Renouvelée Est celle de la lumière A travers laquelle Le monde prend conscience du monde En te perdant Mais qui réponds à un prénom ? Comment montrer ce que je crée Hors de moi... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 16 octobre 2013

MON ENFANCE

Mon enfance n’a pas d’histoires, mais des images, des odeurs, des échos bruissants, des brumes argentiques : le cliquetis aveuglant du soleil à travers les branches, le bourdonnement des mouches agacées, l’air atone et plombé de l’été triomphant, le remugle des troupeaux abrités sous les grands arbres dans le vallon mouillé, les chemins pierreux bordés de haies sournoises où gonflent des volcans, gros dos sur l’horizon comme des vagues pétrifiées, et les foins enivrants, et le vin clairet bu à l’ombre des meules brûlantes, mon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
jeudi 10 octobre 2013

FRAGILE CENTAUREE

 Mon fils aubépine  et ma fille fauvette  ont fleuri en racines  au ventre du dégel  faisant battre à nouveau  les ailes de l’aurore,  la gorge bleue de l’air,  le sainfoin de l’espoir.  J’écris pour mériter  un peu de leur lumière.     Il suffit d’une étreinte  pour devenir un fleuve,  de l’arôme d’un baiser  pour devenir lavande,  saponaire ou muguet,  fragile centaurée,  mille oiseaux,  mille roseaux. ... [Lire la suite]

jeudi 3 octobre 2013

LA VRAIE RECIPROCITE

  Merci à Henri-Louis   Près de la Sorgue dont le circuit en est jalonné,j’observe au calme l’avance des figuiers, en passantchez lui en cette nature qui splendit dans ses veines,en patient tendre, d’inquiète dilection animé.Cher fruit, qui cristallise tant de plates convoitises,inspirant souvent hélas une hâte de hussard,dans le mystère bien clos de tes courbes presque humainestu es l’image même de l’insondable Désir,toujours plus difficile à éprouver qu’à satisfaire.D’abord dure et tendue, fermée sur toi, comme nouée,à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 24 septembre 2013

JE VOUS ECRIS DE MES LOINTAINS...Extrait

Que dit la poésie ? Je viens sans glaive, sans épée. J'en appelle à l'encre du ciel, au sang des étoiles, au chant de l'alouette, aux couleurs de la criste-marine, à ce caillou blanc où mon nom est incrusté, ici, sur terre où tout n'existe que par le langage et l'expérience d'un cœur à cœur, là, avec quelque chose qui se donne à écouter, respirer, sentir, toucher. En songe, je rejoins ce frémissement de l'eau glissant des mains de la source souveraine, son frêle reflet teinté d'une lueur impalpable. Aussi je m'en reviens à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
dimanche 8 septembre 2013

AGNES SCHNELL

La nuit atteint un lieu différent quelque chose comme un exil crispé parfois en nos poings tout paraît doublé d’odeurs palpables de touchers veloutés de la légèreté des ailes tout semble précaire et creux. On sait que l’on rêve et que l’on devra se réveiller.   .   AGNES SCHNELL   .                    
Posté par emmila à 21:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 16 août 2013

AILLEURS SIMPLE...Extrait

 Terres osseuses  Arbres tordus  Sang et sève  Parfumés d'olive  Fruits juteux  Gorgés de soleil Terres de chiens fous  A la poursuite du vent  Lapins qui dansent  Au clair de lune  Chats efflanqués  Moutons paisibles  Chèvres volages  Et terres cuites  Au bleu de ciel     Vos muses battent  Doucement des ailes  Dans leurs songes de menthe  De myrte et de safran  Vos canaux assagis  Portent leur filet d'argent ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,