samedi 28 juillet 2018

HISTOIRE COMIQUE DES ETATS ET EMPIRES DE LA LUNE...Extrait

Là de tous côtés les fleurs sans avoir eu d’autre jardinier que la nature respirent une haleine si douce, quoique sauvage, qu’elle réveille et satisfait l’odorat ; là l’incarnat d’une rose sur l’églantier, et l’azur éclatant d’une violette sous des ronces, ne laissant point de liberté pour le choix, font juger qu’elles sont toutes deux plus belles l’une que l’autre ; là le printemps compose toutes les saisons ; là ne germe point de plante vénéneuse que sa naissance ne trahisse sa conversation ; là les ruisseaux par... [Lire la suite]

samedi 2 avril 2016

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

Juste le temps de savourer, fugaces,les framboises sauvages, de humer l'odeur de sous-boisGriserie de l'humus,comme on retourne à l'origineJuste un instant perdu dans l'immensitéCommencement et finUn bourgeon d'avenirUn ciel d'exilNous, les nomades, infiniment tournonsdans la lumière de l'étéIl n'y a pas de portSeul, ce soleil en point de mire,cet incessant départRegarde s'éloigner la plageoù tu rêvas de vivre largeNe reste que varechs,quelques tessons sur le sable mouillé,le goût salé des coquillages,ou la blessure des rochersLa nuit... [Lire la suite]
samedi 20 février 2016

IMPRESSION ET SOUVENIRS...Extrait

"Cela m'arrive aussi de la même manière. Il y a des heures où je m'échappe de moi, où je vis dans une plante, où je me sens herbe, oiseau, cime d'arbre, nuage, eau courante, horizon, couleur, forme et sensations changeantes, mobiles, indéfinies ; des heures où je cours, où je vole, où je nage, où je bois la rosée, où je m'épanouis au soleil, où je dors sous les feuilles, où je plane avec les alouettes, où je rampe avec les lézards, où je brille dans les étoiles et les vers luisants, où je vis enfin dans tout ce qui est le milieu d'un... [Lire la suite]
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lundi 10 novembre 2014

DERRIERE LE DOS DE DIEU...Extrait

Avoir conscience de ma vie finie. De l’infinité infinie immanente des mondes. De la relativité de toute connaissance. Le plaisir et le déplaisir parfois de regarder, d’entendre de sentir de penser les choses, humaines et non humaines, l’obscurité et la lumière. Trouver des mots pour essayer de dire. Écrire ce quelque chose qu’on appelle un poème, sachant qu’on ne sait pas ce que c’est .   .   LORAND GASPAR   .      
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