jeudi 23 juin 2016

EL ROMANCERO GITANO...Extrait

Passés les mûres sauvages, Les épines et les joncs, Elle a défait ses cheveux, Aplani pour nous la rive. J’ai enlevé ma cravate. Elle a enlevé sa robe. Moi, ceinture et revolver, Elle, ses quatre corsages. Odorant nard, coquillages, Rien ne se peut voir si fin. Ni le miroir sous la lune N’éblouit de cet éclat. Ses cuisses, qui m’échappaient Comme des poissons surpris, C’était le feu tout entier, Et aussi la fraîcheur même. Cette nuit-là, j’ai couru Dans le meilleur des chemins, Montant pouliche de nacre, Sans étriers et sans brides.... [Lire la suite]

mardi 21 juin 2016

ORIENTALE

 Trouble sensualité anamnèse de la mélopéeDémence du rythme lancinantSystole diastoleBlanc le ventre sous l'orange vaporeux du voileL’œil du nombril plénitude ovéeRouge arabesque noir khôlS'étire en un regard de connivenceMémoire-cyclope des originesAu diapason des accords intimesEt de la cadence harmonieuse des breloquesQui tintinnabulent en incantationsLe Merveilleux ensemence l'AbsoluSubstance de l'ultime danseRe-naissance sur l’hystérie du monde .   © CAROLINE ORTOLI   .      
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vendredi 17 juin 2016

LE CHANT DE SAMA N'DEYE...Extrait

... Ecoute le chant de N’déye écoute mon chant.   Précipite ton retour comme l’oiseau qui revient au nid.   Fais de l’éventail de tes ailes le bouclier qui me couvre et m’abrite des harpons de leurs désirs, et que ton souffle couse les blessures de ma fidélité.   Ecoute le chant de N’déye, écoute mon chant   Ta voix est le vêtement de mon âme ; parle, et tu m’habilles, et tu me déshabilles, de plus près que ma peau.   De la chaleur de ton souffle et de la vie de tes mains, tisse pour... [Lire la suite]
jeudi 19 mai 2016

LA CENTAINE D'AMOUR...Extrait

Parmi les étoiles admirées, mouillées Par des fleuves différents et par la rosée, J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais et depuis ce temps-là je dors avec la nuit. Parmi les vagues, une vague, une autre vague, vague de verte mer, branche verte, froid vert, j'ai seulement choisi l'unique et seule vague et c'est la vague indivisible de ton corps. Vers moi toutes les gouttes toutes les racines et tous les fils de la lumière sont venus, que ce soit aube ou crépuscule ils sont venus. Je n'ai voulu que ta chevelure pour... [Lire la suite]
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dimanche 28 février 2016

POEMES D'AMOUR...Extrait

Viens avec moi. Le matin ne le saura jamais,et dans la maison nulle lampe n'épiera ta beauté...Ton parfum imprègne comme un printemps les oreillers :le jour a mis tous mes rêves en pièces, -tresses-en une couronne. .   RAINER MARIA RILKE   . .  
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samedi 2 janvier 2016

PROPHÉTIE DE TA PEAU MERVEILLEUSE

Bien que rien ne soutienne l’espoir que je chante j’additionne ici les syllabes de l’amour que je te porte presque à tâtons et je demande que son feu et sa musique retiennent le rossignol prisonnier dans ta poitrine.Je crois en un jour ensoleillé, mon espoir le sent ou le veut ou le craint ou meurt parce qu’il est proche de la fin simple comme le poing d’un enfant. Je crois au jour lumineux où tu te rendras.Je pourrais alors m’en tenir à ta peau véritable.Tu seras transformé en une matière si douce. Tu prendras forme dans la forme... [Lire la suite]

jeudi 12 novembre 2015

CHAIR DE TOI

                       toi contre moi..............comme lumière appuyée                                  .........contre terresouffles emmêlés.....................dans le silence engourdi           ... [Lire la suite]
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samedi 10 octobre 2015

POURTANT JE M'ELEVE

Vous pouvez me citer dans l'histoire Avec vos mensonges amères et tordus,  Vous pouvez m’enfoncer dans la boue Mais, comme la poussière, je m’élèverai. Mon arrogance vous perturbe-t-elle?  Pourquoi sombrer dans la tristesse? Parce que je marche comme si j'avais des puits  Pompant leur pétrole dans mon salon. Tout comme les lunes et les soleils,  Avec la certitude des marées, Tout comme les espoirs toujours vivaces,  Je vais encore m’élever. Désirez-vous me voir brisée? Tête inclinée,... [Lire la suite]
dimanche 20 septembre 2015

ELEGIE POUR LA REINE DE SABA

Tombe le boubou. Au coup sec de la syncopeFuse le buste transparent sous la chasuble noire, striquée d’or vert consonant au cimierDont la jupe est ouverte sur les flancs, sur les jambes vivantes.C’est le deuxième mouvementQui germe dans le sol quand battent les plantes des piedsSecoue les hanches, et c’est la montagne volcan qui tangue, cambre les lombesPour exploser, la gorge éclose, dans l’éclat serein du Printemps, le parfum sombre du gongo, la terre de la chair.Puis sous le ciel délié diaphane, s’ouvrit le mouvement des pollens... [Lire la suite]
dimanche 13 septembre 2015

NOUS ALLIONS AU VERGER....

Nous allions au verger cueillir des bigarreaux. Avec ses beaux bras blancs en marbre de Paros, Elle montait dans l’arbre et courbait une branche ; Les feuilles frissonnaient au vent ; sa gorge blanche, O Virgile, ondoyait dans l’ombre et le soleil ; Ses petits doigts allaient chercher le fruit vermeil, Semblable au feu qu’on voit dans le buisson qui flambe. Je montais derrière elle ; elle montrait sa jambe, Et disait : « Taisez-vous ! » à mes regards ardents, Et chantait. Par moments, entre ses belles dents, Pareille, aux... [Lire la suite]
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