mercredi 2 janvier 2019

VOEUX...

Puisqu’au final, nous avons chacun nos nuages à portée de main, j’aimerais donc éclater les miens afin de voir tomber sur vous, à la manière d’une pluie furieuse, des torrents infinis de joies, de délices et de douceurs et que la beauté comble, de ses jets sonores et lumineux, l'étendue de votre regard. Dans la beauté, les aléas défavorables s’évaporent comme des bulles de savons pour renaître en bulles pétillantes, annonciatrices de réussites et des succès. Je vous souhaite donc une errance sans répit, sans limite dans la beauté afin... [Lire la suite]

samedi 24 novembre 2018

L'ANDATU

Le Chemin de traverse... Faudra que tu me dises:Oui...Nous partirons vers de vertes prairies où les pâquerettes viendront égayer tes cheveux quand tu te relèveras de nos longues ballades, de nos chaudes roulades...cabrioles et poursuites à faire rougir les blés. Faudra que tu me dises :Oui...Per a machja andaremu à mezu à scopa è fiori induve u rusignolu vinarà à cantà nantu a to spalla nuda à pelle amuriscata da dolce labbre è sole. Faudra que tu me dises...Oui...Nous irons, sous la cascade fraîche, nous faire masser le dos et,... [Lire la suite]
vendredi 9 novembre 2018

A CET INSTANT MÊME

   À cet instant même, j’enfile cette aiguilleavec le fil d’un propos que je tais et je me mets à ravauder.Aucun des miracles qu’annonçaient les très éminents prophètesn’est advenu et les années défilent vite.Du néant à si peu, toujours face au vent, quel long chemin d’angoisse et de silences. Et nous en sommes là: mieux vaut le savoir et le dire,les pieds bien sur terre et nous proclamer les héritiers d’un temps de douteset de renoncements où les bruits étouffent les paroleset la vie en miroirs déformés.Plaintes et... [Lire la suite]
mardi 2 octobre 2018

LA RETRAITE SENTIMENTALE...Extrait

"Une tombe, ce n’est rien qu’un coffre vide. Celui que j’aime tient tout entier dans mon souvenir, dans un mouchoir encore parfumé que je déplie, dans une intonation que je me rappelle soudain et que j’écoute un long instant, la tête penchée… Il est dans un court billet tendre dont l’écriture pâlira, dans un livre usé que flattèrent ses yeux, et sa forme est assise à jamais, pour moi, mais pour moi seule – sur ce banc d’où il regardait, pensif, bleuir dans le crépuscule la Montagne aux Cailles… "     .     ... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2018

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre. .     COLETTE GIBELIN       .   Oeuvre Max Gasparini
jeudi 16 août 2018

L'ARBRE PARLE...Extrait

Écoute-moi comme on entend la pluieni attentive ni distraite,les pas légers de la bruine,l’eau dissoute en air, l’air tissé de temps,le jour n’en finit pas de s’en aller,la nuit n’est pas vraiment venue,figurations du brouillardà l’ angle de la rue,figurations du tempsau tournant de cette pause,écoute-moi comme on entend la pluie,sans écouter, écoute-moi parlerles yeux ouverts sur l’intérieur,assoupie, chaque sens en éveil,il pleut, des pas légers, rumeurs de syllabes,l’air et l’eau, paroles qui ne pèsent :ce que nous étions, ce que... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

NUIT DE SAINT-JEAN

  J’ai aimé pour mille ans par une nuit semblableOù juin s’époumonait au perron de l’étéJ’ai aimé pour mille ans et coule intarissableLa source cyclamen de nos éternités C’était un soir joyeux de fureur et d’esclandreLa venelle riait hétaïre et ambréeC’était un soir joyeux de fureur et d’esclandreSous la pamoison d’or d’un grand ciel cérusé Tandis que la Saint-Jean renaissait de ses cendresTu colportais heureux les flambeaux de l’étéSous les madriers d’ocre où le couchant rassembleLa mémoire des hommes La caresse des blés ... [Lire la suite]
jeudi 21 juin 2018

JOEL GRENIER ...Extrait

Tu verras! J'ai accroché le trousseau à la vieille ferrure du petit mur en pierres. Le vent, à ta venue, saura les faire tinter.La petite, c'est pour les rêves, quand ils demandent à sortir pour dire leurs besoins. Ne referme pas la porte : ils ne pourraient plus rentrer!L'autre, la plus rouillée, c'est celle de la remise où j'entasse mes habitudes au lieu de les jeter. Ne va pas trop y voir, ça sent le renfermé.La troisième, malheur! c'est si tu ne restes pas. C'est celle de tous les champs où plus rien ne pousse, où le silence... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2018

PUISQUE TU PARS...

Puisque l'ombre gagnePuisqu'il n'est pas de montagneAu-delà des vents plus haute que les marches de l'oubliPuisqu'il faut apprendreÀ défaut de le comprendreÀ rêver nos désirs et vivre des "Ainsi-soit-il"Et puisque tu pensesComme une intime évidenceQue parfois même tout donner n'est pas forcément suffirePuisque c'est ailleursQu'ira mieux battre ton cœurEt puisque nous t'aimons trop pour te retenirPuisque tu pars Que les vents te mènent où d'autres âmes plus bellesSauront t'aimer mieux que nousPuisque l'on ne peut... [Lire la suite]
samedi 31 mars 2018

LA VOIE NOMADE

  O rompre les amarres Partir partir Je ne suis pas de ceux qui restent La maison le jardin tant aimés Ne sont jamais derrière mais devant Dans la splendide brume Inconnue Est-ce la terre qui s'éloigne Ou l'horizon qui se rapproche On ne saurait jamais dans ces grandes distances Tenir la mesure De ce qu'on perd ou ce qu'on gagne Pour aller jusqu'au bout du temps Quelles chaussures quelles sandales d'air Non rien O tendre jour qu'un mince fil d'été Autour de la cheville Mais le cercle d'argent Au poignet... [Lire la suite]