lundi 7 octobre 2019

AFIN QU'IL N'Y SOIT RIEN CHANGE

Tiens mes mains intendantes, gravis l'échelle noire, ô dévouée ; la volupté des graines fume, les villes sont fer et causerie lointaine.Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur.Dans la luzerne de ta voix tournois d'oiseaux chassent soucis de sécheresse.Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos.La quantité de fragments me déchire.Et debout se tient la torture.Le ciel n'est plus aussi jaune, le soleil aussi bleu.L'étoile... [Lire la suite]
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jeudi 12 septembre 2019

BRUNO RUIZ...Extrait

« Ce peu de temps qui reste A ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. »***« Voici le temps des bilans de l’usure Aux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant »   . . .   BRUNO  RUIZ . . . . Oeuvre ?
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samedi 29 juin 2019

MES YEUX DANS TON REGARD

A Joss...     .   .     Quand tu veux tu m'appellesTu connais mon numéro45 12 20 00 Quand tu veux tu m'entraînesEn face de toi dans un barComme autrefois j'ai envie de voirDe voir, de voirMes yeux dans ton regard Mais s'il faut pour te plaireDevenir presque un idiotJe ne suis pas celui qu'il te faut Laisse tomber ce qui pèseOublie les adieux dans les garesLaisse-moi seulement l'envie de revoir, revoir Quand tu veux tu m'appellesTu connais mon numéro45 12 20 00 Et quand les années qui... [Lire la suite]
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samedi 27 avril 2019

BALLADE EN NOVEMBRE

  Qu'on me laisse à mes souvenirs,Qu'on me laisse à mes amours mortes,Il est temps de fermer la porte,Il se fait temps d'aller dormirJe n'étais pas toujours bien miseJ'avais les cheveux dans les yeuxMais c'est ainsi qu'il m'avait prise,Je crois bien qu'il m'aimait un peu Il pleutSur le jardin, sur le rivageEt si j'ai de l'eau dans les yeuxC'est qu'il me pleutSur le visage. Le vent du Nord qui s'amoncelleS'amuse seul dans mes cheveuxJe n'étais pas... [Lire la suite]
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mercredi 13 février 2019

ERNEST PEPIN...EXTRAIT

Le beau songe qui s’éparpilleDans l’arc-en-ciel des ansA tire d’aile s’envole en reliant nos viesEt nous voilàArchet et violon d’un orchestre sublimeQu’on appelle l’amourQuand nous frôle la douceurDes souvenirs endormisSous nos paupières fragilesD’avoir pu exister et entrevoirCette lumière bénie par le tempsEt qui nous gratifie de blessures inconsoléesNous voilàEcorce des choses neuvesFiers d’offrir au jourSa part de tendresseCri muet d’un éclairQue le toujours du toujours foudroieAu point de chavirer nos chairs Ivresse des... [Lire la suite]
mercredi 2 janvier 2019

VOEUX...

Puisqu’au final, nous avons chacun nos nuages à portée de main, j’aimerais donc éclater les miens afin de voir tomber sur vous, à la manière d’une pluie furieuse, des torrents infinis de joies, de délices et de douceurs et que la beauté comble, de ses jets sonores et lumineux, l'étendue de votre regard. Dans la beauté, les aléas défavorables s’évaporent comme des bulles de savons pour renaître en bulles pétillantes, annonciatrices de réussites et des succès. Je vous souhaite donc une errance sans répit, sans limite dans la beauté afin... [Lire la suite]

samedi 24 novembre 2018

L'ANDATU

Le Chemin de traverse... Faudra que tu me dises:Oui...Nous partirons vers de vertes prairies où les pâquerettes viendront égayer tes cheveux quand tu te relèveras de nos longues ballades, de nos chaudes roulades...cabrioles et poursuites à faire rougir les blés. Faudra que tu me dises :Oui...Per a machja andaremu à mezu à scopa è fiori induve u rusignolu vinarà à cantà nantu a to spalla nuda à pelle amuriscata da dolce labbre è sole. Faudra que tu me dises...Oui...Nous irons, sous la cascade fraîche, nous faire masser le dos et,... [Lire la suite]
vendredi 9 novembre 2018

A CET INSTANT MÊME

   À cet instant même, j’enfile cette aiguilleavec le fil d’un propos que je tais et je me mets à ravauder.Aucun des miracles qu’annonçaient les très éminents prophètesn’est advenu et les années défilent vite.Du néant à si peu, toujours face au vent, quel long chemin d’angoisse et de silences. Et nous en sommes là: mieux vaut le savoir et le dire,les pieds bien sur terre et nous proclamer les héritiers d’un temps de douteset de renoncements où les bruits étouffent les paroleset la vie en miroirs déformés.Plaintes et... [Lire la suite]
mardi 2 octobre 2018

LA RETRAITE SENTIMENTALE...Extrait

"Une tombe, ce n’est rien qu’un coffre vide. Celui que j’aime tient tout entier dans mon souvenir, dans un mouchoir encore parfumé que je déplie, dans une intonation que je me rappelle soudain et que j’écoute un long instant, la tête penchée… Il est dans un court billet tendre dont l’écriture pâlira, dans un livre usé que flattèrent ses yeux, et sa forme est assise à jamais, pour moi, mais pour moi seule – sur ce banc d’où il regardait, pensif, bleuir dans le crépuscule la Montagne aux Cailles… "     .     ... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2018

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre. .     COLETTE GIBELIN       .   Oeuvre Max Gasparini