vendredi 2 novembre 2018

POURQUOI LES MORTS...Extrait

Pourquoi les morts           toujours           nous devancent .           Pourquoi leur silence           comme un visage           nous blesse .           Pourquoi ne sont-ils plus séparés . Pourquoi les morts ... [Lire la suite]

dimanche 19 août 2018

VRAIE LUMIERE NEE DE VRAIE NUIT

Âme soeurEntends-tu ce quiVient de l’heure, ce quiVient du coeur,à l’heureDe l’abandon, à l’heureDu crève-coeur,Ce battementdepuisLa naissanceLes entrailles maternelles,Déchirantl’écorceTerrestre, ce battementQui cherche à se dire,Qui chercheà se faireEntendre, entends-tuÂme sœurCe cri d’avant- vie, pleinD’une étrangère nostalgieDe ce qui avait étéRêvé et comme àjamaisVécu, matin de brumeD’un fleuve, nuageSe découvrantfeuillage,Midi de feu d’un pré, pierreSe dévoilant pivoine, touteLa terre embrasée, toutLe ciel incandescentEn une... [Lire la suite]
mercredi 27 novembre 2013

EMILY DICKINSON

Le son le plus triste, le son le plus doux,Le son le plus fou qui enfle,- C'est celui que font les oiseaux, au printemps,Quand la nuit délicieusement tombe,Sur le fil, entre mars et avril -Frontière magiqueAu-delà de laquelle l'été hésite,Presque divinement trop proche. Il nous fait penser à tous ces mortsQui ont traversé la vie en flânant avec nous,Et que la sorcellerie de la séparationNous rend cruellement plus chers encore. Il nous fait penser à ce que nous eûmes,Et dont nous déplorons la perte.Nous en souhaiterions... [Lire la suite]
jeudi 11 octobre 2012

PAUL MARI

Je ne devrais pas rompre la nuit Me souvenir de ces jours Qui ne laissaient rien dans leur marge. C'était trop comme "Il était une fois" Dans ces contes qui jamais ne finissent Je ne devrais pas respirer de ton souffle T'entendre marcher, dire ces mots Que sans aimer On ne sait s'ils existent Je devrais fuir la chaleur Qui s'emparait de la ville Lorsque je te serrais dans mes bras Je ne devrais pas voir tes yeux rire Ton corps faire bouger le soleil M'emporter en ces ailleurs Où les marelles n'ont aucune prudence J'ai parcouru la vie... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

LE SIGNE LE PLUS OBSCUR...Extrait

pendant que tu respires je m’entoure de créneaux et de pervenches d’enfance ingrate et de soieries de tout ce qui permet de te surprendre dans la rue basse où ton souffle se coupe   pendant que tu respires je m’entoure de précautions glissantes et de haies primesautières et d’amertume ensoleillée je m’entoure de tout ce qui simule la séparation et ne fait que simuler   pendant que tu respires je brouille tes prénoms possibles aux doigts vacants des cascades je te disperse de bon matin je dilapide ton bien... [Lire la suite]
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jeudi 19 mai 2011

L'HOMME RAPAILLE...Extrait

Tu fus quelques nuits d'amour en mes bras et beaucoup de vertige, beaucoup d'insurrection même après tant d'années de mer entre nous à chaque aube il est dur de ne plus t'aimer parfois dans la foule surgit l'éclair d'un visage blanc comme fut naguère le tien dans ma tourmente autour de moi l'air est plein de trous bourdonnant peut-être qu'ailleurs passent sur ta chair désolée pareillement des éboulis de bruits vides et fleurissent les mêmes brûlures éblouissantes si j'ai ma part d'incohérence, il n'empêche que par moments ton absence... [Lire la suite]
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vendredi 6 novembre 2009

LA MARCHE A L'AMOUR....Extrait

Ta lumière n'a pas fini de m'atteindrece jour-là, ma nouvellement oubliéeje reprendrai haut bord et destin de poursuivreen une femme aimée pour elle à cause de toi .. . GASTON  MIRON . . .  
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dimanche 2 août 2009

OLTRE LE ONDE/ AU-DELÀ DES VAGUE

La bambina che è andata oltre le ondequando si volta non vede più terra, solo ondealte più alte di lei che la separanoda quello che ha lasciato sulla riva.E non c'è azzurro, rosa,non c'è più cielo o nacqua: luce purache stempera ogni schianto in una schiumad'abbaglio o dentro un'alalarga come un oceanosanguinosa.È la sua vitache le appare improvvisa dentro il vortice,perdifiato e spaventonella gola.Né padre, ora, né madre, e niente casa.Mare estremo dentro il sole. .   .     La petite fille qui est allée au-delà... [Lire la suite]
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mercredi 20 mai 2009

LA SOUDURE, D'UN PRESENT A CE QUE TU DIS ICI....

...     comment réparer comment cicatriser     comment faire oublier l’inoubliable partage     et la séparation     emportant les différences la différence     de soi     ce lieu des tombeaux de cendres d’ombres     limite provisoire perméable     imprévisiblement     passage     l’image, alors relaie l’abstraction . . .   DEBORAH  HEISSLER .. .  
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vendredi 19 septembre 2008

LA GOUTTE D'EAU

La goutte d'eau était en pleurs, elle était loin de l'Océan. Et l'Océan s'est mis à rire ! « C'est nous qui sommes tout, ensemble. Qu'y a-t-il, en dehors de nous? Nous sommes les parties d'un tout. Lorsque nous sommes séparés, c'est par un point presque invisible.» Les êtres ne sont séparés de la Divinité que comme la goutte d'eau est séparée de l'Océan, auquel elle appartient, duquel elle sort, dans lequel elle rentre. . . . OMAR KHAYYAM . . .  
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