lundi 14 octobre 2013

SERGE VENTURINI

KROOH, KROOH, KROOH*— Avec le doudouk j’entends l’appel du Massis. Mon cœur respire à son immémorial cri. J’écoute vibrer son souffle dans l’invisible. — Pierre de ma parole ricochète sur l’Ararat ! — Dans l’écho elle se répercute. Très haut. Dans l’air. Or au levant les oiseaux l’emportent sur leurs ailes. — Une odeur de printemps inonde toute la grande plaine. Une forte pluie vient à tomber violente queue d’orage. Le vent qui se lève nettoie l’atmosphère fumante. — L’espace s’ouvre d’éclairs. De clarté. — Puis le noir.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 29 septembre 2013

TOUT N'EST QUE ROUGE VISION

 Pas la peine il y a le vent et l’état de veille Samuel Beckett, Poèmes (1906-1989)   — Mon œil intérieur regarde l’invisible. Une lumière s’allume sur mes lèvres qui remuent. Un vent soufre* fait battre portes et fenêtres. — Pieds nus sur la terre tu marches. — Et vers moi tu viens. — Tu bouges tu es la terre noire et la terre pourpre. Tu remues et tu te retournes tu te soulèves. Ton odeur de musc affole l’aile de mes narines. Yeux fermés yeux ouverts — tes seins débordent de lait. Tes lunes tes melons la nuit... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 29 août 2013

CE QUELQUE CHOSE D'OBSCUR

Je ne suis plus de ces royaumes. Je n’appartiens — ni à la terre ni au ciel.    J’habite l’espace, — celui que j’ai déjà quitté. Je suis un briseur de cercles,   l’univers m’est trop étroit, je suis multivers. — Allez ! point ne m’attendez.    Je suis déjà plus loin que ce que voient vos yeux. J’entends juste,    juste ma force, ma force d’être. — Celle qui me tient debout. Je refuse    la chaise de votre monde d’Assis. — Tout hurle autour ! Or le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
lundi 5 août 2013

CE QUELQUE CHOSE D'UN ANGE

Est-ce toi l'ange, au si doux visage ? Je t'ai croisé l'autre nuit. Tu es venu me délivrer du visible, ― dis, est-ce bien toi l'ange ? Tu parles la langue des oiseaux, tu voles au-delà des limites quand moi, je n'atteins que les confins de moi-même. Tu passes, tu glisses, sans pourquoi ni au revoir, ― tu disparais.J'entends un bruissement dans les feuillages, est-ce l'annonce de ta venue ? Allons-nous nous battre comme des pauvres, sache que je suis prêt au combat, je ne crains pas ta puissance. Même si parfois, je suis fatigué de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:29 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 14 juin 2013

ECLATS D'UNE POETIQUE DE L'APPROCHE DE L'INCONNAISSABLE...Extrait

S'arrêter pour boire à l'inconnu du vol de l'oiseau Geneviève Clancy, 2005     - Je vis tout le temps dans l'alarme. Mourir plusieurs fois. Mourir tant de fois, - pour renaître. Mourir chaque jour pour ressusciter, - dire et redire que le soleil brille. Que cela coûte sept ciels, que cela se paie de dix enfers. Qu'importe ! Tel est le chemin du devenir à l'épreuve du présent, dans le combat du réel au quotidien. Sa geste d'universel ne fait pas de nous des héros. - Seulement la modestie de la mésange, croisée en plein... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 11 mai 2013

SERGE VENTURINI

Réapprendre à aller voir, ce que nous ne savons plus regarder, ce que nous ne savons plus VOIR, - que nous ne voyons même plus. Vivifier l'or de l'enfance nue dans le regard, dévêtir la vision de tous ses oripeaux. Lors de cette mise à nu, le transvisible apparaît dans tous ses éclats. Et c'est alors que nous franchissons le pont de la vision, vers les pentes de la rêverie. Même si la transparence de l'invisible n'est jamais atteinte, mais seulement approchée, il demeure essentiel de désagrafer l’œil du conformisme, cet immobilisme... [Lire la suite]

mardi 7 mai 2013

ET QUE MA JOIE DEMEURE !

"Adoptés par l'ouvert, poncés jusqu'à l'invisible, nous étions une victoire qui ne prendrait jamais fin." RENE CHAR, Fureur et Mystère, Les premiers instants,   .   Ebloui par d'aveuglantes éclaircies, - j'avance.   A rebours de l'hiver cinglant en plein été. Tu es ronces, orties, chardons, épines des rosiers. - Là où d'autres ne voient que beauté de la rose, tu regardes avec effroi le sang des épines. Sur la route de l'inconnaissable: - ton chemin. " - Pauvres de nous ! dit-il. - Qu'allons-nous devenir ?... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 19 avril 2013

JE SUIS LE FEU - SERGE VENTURINI

Posté par emmila à 22:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 30 juin 2012

TOI, L'OBSIDIENNE

A Caroline Ortoli   . J’aime ton éclat vitreux, hyalin, la noire, la silicieuse, issue d’une lave acide, la rhyolite. — Ô toi, sœur de la basaltique ! Merci à toi aussi le Romain Obsius, de l’avoir trouvée ! Noire ainsi que l’Éthiopienne et son café. Grâce à tes éclats,  à ta cassure conchoïdale, à ta dureté tranchante, tu es devenue une arme, la flèche de l’homme préhistorique, avec ses racloirs et couteaux effilés, ses fers de lance. — Toi, pierre de feu !   Extraordinaire est ta singulière beauté,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 24 juin 2012

L'ACERBE PAROLE

Non, tu n’es pas seulement d’hier, — hier avec ses sables mouvants et ses quartiers changeants. Et n’allez pas me jeter au visage tous les trésors accumulés ! Non, tu n’es pas seulement d’aujourd’hui, — aujourd’hui et son destin filant entre les mains d’autrui. — Temps du plus noir refus, du souffle de l’urgence. — Ô vive urgence du souffle pour ne pas mourir ! Non, tu n’es pas seulement de demain, — demain avec son futur glacé, là où personne n’habite, sauf l’illusion. — Temps de la verte utopie, des rêves les plus fous.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,