vendredi 28 décembre 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

A ma mère, ma fille Vincia, mes petites-filles Mila, Emma, Loreleï . J’ai agrandi en moi les sillons du silencePour y planter profond les pousses de la joie ;Je ne contemple plus les arbres du dehors,Je les fais croître en moi dans le don désarmé ;Le poème creuse au loin ses racines de vie,Il me suffit d’un rien, d’être là, d’espérer ;Même si j’ai mal au vent, aux marées, aux sillages,Je cueille avec ferveur les bourgeons de l’année ;Demeurer sans compter élargit mes feuillages,Je veille avec le souffle la sève de l’été.   ... [Lire la suite]

dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]
jeudi 16 février 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Aux forces qui divisent Aux branches qui se lézardent Aux écorces mortes qui de partout craquèlent Saurons-nous opposer avec calme Cette poussée de sève Dans la nuit de l'arbre Ce surgissement de bourgeons Ce bruissement de rameaux et de tiges Ce remuement de terre Ce soulèvement par milliers Des crocus de l'aube Cette fine poussée en gloire D'un printemps qui n'a que faire De nos vieilles rancœurs De nos peurs attisées De nos calculs sans joie De nos slogans futiles De nos amertumes dérisoires ?   .   JEAN LAVOUE ... [Lire la suite]
mercredi 26 octobre 2016

ODE AU ROUGE

Te dirais-je le rouge obstinéqui hante nos nuitsdès le premier passagele rouge cuivré des villessous la lumière vespéralele rouge brique des écorces pilléesde sève et de sang mêléou celui sombre matricielqui nous engendra ?On se tient juste à la frontièred’un présent fragileon arbore le rouge des tempêtesenfin apaisées celui des fils emmêlésd’une mémoire chiffonnée.Toujours incandescenteou presquenotre âme se repaît d’éclats solairesde mots luciolesqui nous tourmentent.Parfois le rêve s’éveille de rouge colorégarance cinabre ou... [Lire la suite]