mardi 18 juillet 2017

LE CARNET DES METAMORPHOSES...Extrait

Le vertige suffocant du mystère de la vie bat dans mes veines   Mon corps entier n'est plus qu'attente.         Je porte la graine      dans mes racines Je soumets ma substance à l'ordre qu'elle instaure   Ces instants de fusion suscitent la métamorphose.     L'inconnu qu'il me faudra déchiffer arrondit en moi le silence de sa sphère   Cette aube à l'affût accueille une autre lumière où conduit toute naissance. .   ... [Lire la suite]

lundi 17 juillet 2017

RENE TAVERNIER...Extrait

Il y en a qui prient, il y en a qui fuient, Il y en a qui maudissent et d'autres réfléchissent, Courbés sur le silence, pour entendre le vide, Il y en a qui confient leur panique à l'espoir, Il y en a qui s'en foutent et s'endorment le soir Le sourire aux lèvres. Et d'autres qui haïssent, d'autres qui font du mal Pour venger leur propre dénuement. Et s'abusant eux-mêmes se figurent chanter. Il y a tous ceux qui s'étourdissent... Il y en a qui souffrent, silence sur leur silence, Il en est trop qui vivent de cette souffrance.... [Lire la suite]
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samedi 15 juillet 2017

TANT DE CORPS ET TANT D'ÂME

Captifs de l'étrange machine Qui nous mène de vie à trépas En quel lieu de ce corps en fonction De ce sang qui déambule Se fixe l'être Bâti d'élans de songes de regards Qui parle les langues du silence Qui devance mots et pensées? Qui prononce notre mort Qui instaure notre vie Qui présence ou absence Dans la mêlée des vallées et des gouffres Nous prodigue Cette sarabande de rixes et de roses Nous assigne Ce pêle-mêle de discordes et d'harmonies? Qui tissant ensemble tant de corps et tant d'âme Nous imprègne de passé Nous génère... [Lire la suite]
vendredi 7 juillet 2017

DERRIERE LA PORTE OUVERTE...Extrait

J'ai trempé ma vie au langage secret des lavoirs mes bras dans la douceur et la lavande et dans la pitié tombante du jour j'ai vu un vent inconnu descendre de vos yeux et les oiseaux du soir qui volent bas dans le silence et nos vies couchées sous l'envol des oiseaux et le silence qui vient quand aucune vie ne commence.     .      LIONEL JUNG-ALLEGRET Editions Al Manar, 2015, page 29.     . Lavoir de Nonza ( Cap Corse )
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vendredi 7 juillet 2017

SEJOURS...Extrait

Neige Attente évacuée - Ciel plus lourd que la ville même - Le centre du jardin Coïncide avec celui de mon silence Nous habitons cet œil immense La chose tangue Et tout à coup dans le soir qui commence Devient sensible Qu'il faut un centre pour aimer Un centre rejoint l'autre Lent sourire invisible de notre gravité   .     GABRIELLE ALTHEN     .  
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vendredi 7 juillet 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Ce sel de nos vies Si lent à se former À éclairer nos pas À révéler nos nuits Cette lampe des jours Si fermement tenue Ce brasier à l'intime Cet Amour en surplus Ce sable que rien n'étreint Ni le tic-tac des heures Nul rivage nulle enfance Pas un battement d'ailes Ce mystère en secret Dont le rien nous enfante Ce fil jamais rompu Ce souffle si ténu La bonté sans calcul Ce fruit inattendu Cette joie d'héritage Cette chance en éclats Ce matin sans limites Où le ciel est donné Du soleil aux racines Où deux ne font plus qu'un Ce... [Lire la suite]
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samedi 24 juin 2017

AUX SILLONS DU LIRE

«Toi qui sais pétrir la «pierre errante» La ciseler au ciel de l’enfance De «la semence de l’eau » surgit Transparence à l’aube des solitudes tues Faut-il attendre la moisson des orages Pour décloisonner éclairs et appels de la mort ? Ceux qui illuminent les ténèbres de l’exil Miroir fugace à la parole risquée Ton verbe tranche la fulgurance mue Afflue la source de l’immuable agonie Le Poème la reflue gravée entre mer et désert Ainsi rayonne une obscure clairvoyance Polyphonique le poème sonate Retrace la... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

LETTRES A UN JEUNE POETE...Extrait

« Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu’elles aient passé vous a été pénible et fut débilitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversé plutôt qu’elles n’ont passé ? Si bien des choses en vous ne se sont pas transformées, si vous-même quelque part, en quelque endroit de votre être, vous n’avez pas changé tandis que vous étiez triste ? Seules sont dangereuses et mauvaises ces tristesses que l’on porte avec soi parmi les gens... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

LE TEXTE NATAL

Ne désespère pas d’enfin trouver la métaphore de ce qui apparaît sans naître et n’ose vraiment apparaître : vie de plume, vie de vent, vie soufflée, vie rêvée, en filigrane ou murmurée et quand la séquence s’efface dans les brumes d’et caetera, fatigué de ces tropes qui le tirent vers le Sensible, retourne vers son lieu, texte flou, texte trouble, son texte d’origine, traduit de ce qui pourrait être une langue ou un idiolecte d’un âge présymbolique, linéaire B d’une enfance qui cherche vainement son sens dans les yeux éteints d’un... [Lire la suite]
dimanche 11 juin 2017

POESIES 1943-1970...Extrait

Déjà brûlant, le soleil neuf chauffe les crépis, la poussière – et gaine les plantes d’ardent et tranquille éblouissement. Elles s’éveillent dans la lumière qui supprimant le vert leur donne une autre forme dans la violente clarté, dans le tiède silence qui précède la vieille touffeur – et cette lumière qui les vêt semble être leur existence même, une vie identique à la vie humaine, mais combien plus heureuse dans sa fraîche extase de soleil. J’attends que parlent les plantes – prises par le profond sourire qui s’exhale de la terre... [Lire la suite]