mercredi 20 avril 2016

NOUS LE TROUVERONS CE PAYS

Je te le dis comme le vent respire Nous le trouverons ce pays Où la plus simple liberté Réinvente la vigne   Le vendangeur ne touche pas le sol Mais sa folie nous accompagne Et pour l'espace nous marchons A la vitesse de nos rêves A la violence de notre pas.     Rêver commence au bout du champ Le laboureur est plus étoilé que poussière   Un cheval meurt Une rivière enfantine s'endort Et l'on comprend toute la fatigue de l'eau.   Une avancée de plus vers celle qui m'entoure Et le village... [Lire la suite]
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mercredi 20 avril 2016

BRUNO ODILE

L’incertitude de ce qui advient, malgré la détermination que nous avons à empoigner le réel pour le domestiquer, trahit les promesses d’existence à jamais perdues. L’impossibilité pour l’agir humain de plier le réel à ses seules volontés, nous contraint aux rêves et aux fantasmes. Quasiment jamais maître des événements, nous ne sommes plus propriétaires des aventures que nous vivons mais seulement du sens que nous leur donnons. Alors, nous apprenons, avec plus ou moins de réussite, à modifier nos désirs plutôt que l’ordre du monde.... [Lire la suite]
dimanche 17 avril 2016

MARIA-DOLORES CANO

Le perce-silencele perce-neige   le perce-cœurle perce-oreille   le perce-oublile perce-cagesilence de la mer   silence de la neigesilence de l’oreille qui n’entend pas le cri le blanc   l’obscur   l’écume    le gris   le sableet le grand océansa ligne d’éternité en bordure du mondetaiseuses causeries dans le froid des naufrages dans la vague qui se brise au pied des rochersdans le cœur qui s’arrête de battre l’éternité être assis sans images   sans... [Lire la suite]
samedi 9 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pressés de toute partpar les vols d'hirondelles,les fruits sur l'arbre naissant.Nulle résignationdans le jour qui éclôt bleudans le bleu de l'aube.Je ne sais que le silenceet la clarté qui s'affiche à la fenêtre:unique réponse aux questions immortellement urgentes,la mort, l'amour.Un geste de paille aura suffiet l'absence fait place à une douce ivressedéployée à la crête de l'heure nue . .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com/
dimanche 3 avril 2016

ON POURRAIT

On pourrait s’attacherà ce qui n’est qu’à peine,frémissements miragesmurmure d’écumecreux d’arbre mortcouleurs des âmes.On le pourrait.On pourrait étreindrele fragileéphémères papillons de neigebaiser d’un fruit pulpeuxmousses embuéespoint de mer oùle vent s’arrête…On est à l’écoutedes mots pulsantsbalbutiements d’une première foistoujours espéréetoujours rêvée.On marche seulobstinémentdérapant de leurresen faux-semblants.Note jaune grinçantela lie des jours videsle monde en fricheset ce temps qui manque pourtantpour saisir palper... [Lire la suite]
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samedi 2 avril 2016

LOIN DE TOUS RIVAGES...Extrait

Pour Josiane Là.Des ruines se lamentent dans un langage déjà d'autrefois." Païs. "Là, et les pierres, face au ciel, depuis hier, depuis toujours.Présence, absence.Entre le tremblement de terre et la pétrification, l'aveugle éboulis des murs se répand sur nos mémoires.Là.Pierres à jamais...Colonnes brisées, vestiges...Pierres de boue recouvertes, livrées à l'oubli, aux " fadarellos " qui peuplent désormais la campagne.Là, et les heures accumulées.Et le silence.Et le silence en feu aux abords de midi.Blanches, les heures révèlent sur... [Lire la suite]

samedi 12 mars 2016

LE BOIS DE VINCENNES...Extrait

En été, le crépuscule est beau dans cette partie sauvage du bois ; là où la terre se creuse entre deux vagues vertes. L’eau s’écoule. Les vagues glissent. Des têtes transparentes de serpents, souples et cristallines, aux lumières du couchant. L’eau du bassin s’élève et redescend telle une poitrine, unissant en elle le miroir du ciel et les images des arbres alentour. Des larves s’agitent, frémissent sous l’écume. Sur la rive, une feuille de l’automne passé regarde, couleur de cendre, fine comme la dentelle de soie d’une femme.... [Lire la suite]
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samedi 5 mars 2016

L'INVISIBLE

On dit de l’invisible qu’il se lit au bout de chaque souffle sans connaître pourtant le vertige qui le vit naître on dit de l’invisible qu’il sommeille auprès des phrases pour réchauffer les arbres et le désir de tous les vents on dit de l’invisible qu’il s’approche du silence pour que s’accorde avec lenteur la symphonie de son mystère et de nos âmes.   .   PIERRE WARRANT   .   Oeuvre Alexey Golubev
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samedi 27 février 2016

VERHAEREN

Lassé des mots, lassé des livres,Qui tiédissent la volonté,Je cherche, au fond de ma fierté,L'acte qui sauve et qui délivre.La vie, elle est là-bas, violente et féconde,Qui mord, à galops fous, les grands chemins du monde.Dans le tumulte et la poussière,Les forts se sont pendus à sa crinièreEt, soulevés par elle et par ses bonds,De prodige en prodige,Ils ont gravi, à travers pluie et vent, les montsDes audaces et des vertiges.L'action !J'en sais qui la dressent dans l'airTragiquement, sur ciel d'orage,Avec des bras en sang et des... [Lire la suite]
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jeudi 25 février 2016

CRIS DE TERRE

Je fais nuit haut comme les astres entre les jambes nues des pétales du soir volées par la pluie au hasard des chemins modulées par la flûte antique pour leur soeur apparue sans ombre et sans détour J’appuie ma main au gouvernail de mes vaisseaux d’amour sur la vitre d’écume et de mer allégée et son silence traversé d’un cri de cor pour les ondines Les toits dans la marée se meurent sursaut sur la couche blanche pour marquer l’heure et puis tout penche en le repos pour l’oubli de la vieille semaine et la ville est ce fantôme en... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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