dimanche 5 août 2018

LA VENUE...Extrait

J'aime les jardins quand ils sont silencieux,Éventuellement décorés d'une roseOu d'un merle en dessous du laurier ; quand les hêtresDeviennent roux et les bouleaux dorés. Ne ditesPas ce qu'à vos yeux sont la nature et l'esprit ;Écoutez le silence où se fait la musiqueSans prétendre y figurer vos impressions.Entre nous et le ciel il y a les nuages,La plume de ceux qui volent sous les étoilesSe nourrissant des saisons du soleil. Nos pasNe laissent pas d'empreinte où nous posons le pied,Tel est le propos des muses qui ont... [Lire la suite]
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samedi 4 août 2018

L'AUTRE NOM DU VENT...Extrait

Les mains sont-elles vides, quand personnen’est plus là pour les guider ? Elles se tendent,se tordent, se cassent, vouées à l’impuissance.Nous regrettons les beaux hivers que la neige attiseentre deux tempêtes, les nuits nous semblent identiques,qui s’accumulent. Nous appelons « les morts »ceux qui nous ont aimés dès qu’ils échappent à la vue, nous les mettons un peu plus à l’écart.Pourquoi nous auraient-ils abandonnés ?Nous seuls les trahissons, aucun langage n’évite de mentir, aucun ne nous permet de... [Lire la suite]
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lundi 30 juillet 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Cette main doucement posée sur ton épaule,ces pas dans l'escalier,les craquements du plancher,ce bol vide sur la table du matin, ces bribes du passé, ces miettes au festin des oiseaux ; La fenêtre fermée, la porte qui grince, le froid à l'intérieur. Le soleil n'entre pas, hésite au seuil du silence.Il connaissait une chanson, le vent l'a perdue loin ; La marjolaine et le genêt, l'été absent.La vieille pendule à plus d'heure, comme toisans sommeil. Ta maison, ce cœur en arrêt.     .    ... [Lire la suite]
lundi 23 juillet 2018

POEMES POUR RAOUDHA...Extrait

J’habite les rires de l’eau les veines du marbre le secret des voûtes les cordes vocales des fenêtres et du vent  en présence du voyageur perplexe des signes je bois le sourire berbère de Farah la mer blanche du milieu notre mémoire bleue et la tragédie des brûleurs de vagues qui n’auront jamais touché leur Ithaque fantasmée ô Lampedusa madre il te reste le silence l’absence et des cadavres sans linceuls     .     AHMED BEN DHIAB     .   Sculptures... [Lire la suite]
mercredi 18 juillet 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI

Il y a ce ravageque la raison écarteun temps ; il y ace grésil craché du ciel, et l'aile alourdie de cendre est sang sec ; les eaux mêlées du fleuve viese figent dans les veines. La vérité est blanche ou noire ;solarisée, la vérité crève les yeux :dans le réduit cubique de la question,la lumière blanche ensanglante les murs,la tache noire au fond de l'oeilabsorbe le cri,le lisse, le lyse,le silence-on-tue ; le silence honteuxdéchette. Ici naît l'homme-guenilled'âme sans mémoire.Sur la terre piétinée pousse l'herbe... [Lire la suite]
lundi 16 juillet 2018

CATHERINE SMITS...Extrait

Tu m'as dit:As-tu remarquéque dans le mot "Nous"il y a "os" et "nu"? Je comprends mieux maintenantle terrible secretde notre solitudel'indigence de ma peau et le bruit sourdqui s'insinuepulsion de sang battant le manquedès que s'étirentjusqu'au silencenos cris de bêtes cherchantl'une dans l'autrel'essentielle substance     .     CATHERINE SMITS     .  
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lundi 16 juillet 2018

LES EPIPHANIES...Extrait

Le lit des choses est grand ouvert. Je me suis endormi, pensant que c'était trop beau et que la terre s'échapperait. Je craignais tout des ventilations absurdes d'une nuit en colère. Les matins me fustigeaient. Je vivais crédu­lement. Sourcier infatigable, je cherchais l'Orifice originel, premier ouvrage par où passer la tête et crier au Soleil. J'ai trouvé! Je confectionne sur mesure une amoureuse. (En vérité, elle m'est venue d'une ville rêvée posée sur de grands boutons-d'or.) Les peu­pliers s'organisent. Les rossignols... [Lire la suite]
samedi 14 juillet 2018

LA LUMIERE LA MÊME...Extrait

Chaque jour emporte un bout de vie un éclat de lucidité chaque jour apporte plus de souffrance plus de silence et de résignation La vague avance et recule elle arrache au rivage un peu de sable une plume une feuille elle apporte sur le rivage des brindilles et une écume jaunie. Et pourtant tout recommence l'eau s’est refermée sur le caillou lancé par l’enfant le souvenir tombe dans l’oubli Dans l’invention du rêve Parfois un geste s’ébauche une phrase se forme on voudrait... [Lire la suite]
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mercredi 11 juillet 2018

VRAI LIEU...Extraits

Qu'une place soit faite à celui qui approche, Personnage ayant froid et privé de maison. Personnage tenté par le bruit d'une lampe, Par le seuil éclairé d'une seule maison. Et s'il reste recru d'angoisse et de fatigue, Qu'on redise pour lui les mots de guérison. Que faut-il à ce cœur qui n'était que silence ? ... Par la brièveté de la porte, vois Le pain brûler sur la table. Par le bois cloué mort dans la porte, prends Mesure de la nuit qui couvre la terre. Par le déchirement de la... [Lire la suite]
mardi 10 juillet 2018

LE JOUR A PEINE ECRIT...Extrait

 Cette voix qui vient de nulle part, comment faire, dites-moi, pour ne pas l'entendre, toutes les choses se sont tues, d'abord les grandes, celles qui nousblessaient, puis les petites, et c'est dans le silence de la nuitde l'âme, soudain la voix comme un effroi puis comme une allégresseet puis la mort, simplement      .     CLAUDE ESTEBAN     .
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