jeudi 8 novembre 2018

VINOD RUGHOONUNDUN...Extrait

« Jour après jour je creuse le tracé des origines  remonter à la source du flot lumineux  et ce tourbillon d’où naissent les consciences »  ...   seuls les battements du cœur rythment ce noir cosmique  lumière ravalée jusqu’au plus profond d’elle-même  violence de la parole éteinte sur les contreforts de tous les silences »     .   VINOD RUGHOONUNDUN   .   Oeuvre Gérald Bloncourt bloncourt2.over-blog.com/  

dimanche 21 octobre 2018

LE TEMPS S'INCLINE

On entre au défaut de la forêt, plus haut que laines et faucheurs. Les genêts montent leurs cosses noires. Marche à la longue et le pas détrempé. Quel arbre fut jamais aussi vrai, venu des nœuds,de sondes et d'un seul jet, que cette lame rêche au plat de l'air? C'est qu'un profil ancien me double,un autre temps épaissit le regard: quand la joie déboulait du matin, entre ses toiles grèges, et l'eau prise à l'étau de sapins étourdissait la peau battante. La main, marcheuse des cœurs, était terriblement confiante. Je... [Lire la suite]
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dimanche 30 septembre 2018

LE DESIR ET LA POUSSIERE...Extrait

Les ombres des morts sortent de la poussière et s’envolent dans le vent   je crois en une seule terre en un seul ciel je crois en la résurrection des pierres et l’immortalité des vagues   je crois au murmure des graines dans la terre je crois au silence des lacs de forêt   les nuages descendent quand je les appelle les continents engloutis surgissent de la mer et l’arc-en-ciel se casse en deux les églises se renient les unes les autres avant que le coq ne chante pour la troisième fois les déserts... [Lire la suite]
mardi 15 mai 2018

SOUS LE FEU LA CENDRE ...Extrait

L’heure vient peu à peuParmi les heures toutes pareillesL’heure unique, l’instantLe Pont imperceptible entre le Temps et l'ÉternitéParmi les Sœurs qui passent devant toiSi transparentes, pareillement silencieuse A quoi la reconnaîtras-tu,Quel signe dans ses yeux vers tes yeux dirigé… Quand ton enfant sera devenu lui-mêmeTu ne reconnaîtras pas ton enfant Quand mon poème sera devenu lui- mêmeTu ne reconnaîtras pas mon poème Tu chercheras dans ses yeux étrangerstous les regards que tu avais semés,dans ses larmes celles que tu... [Lire la suite]
mardi 30 janvier 2018

SONNETS DE L'AMOUR OBSCUR...Extrait

 Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m'aimes et pour que tu me pleurespar un long crépuscule de rossignolsoù poignard et baisers pour toi délirent. Je veux tuer le seul témoin, l'unique,qui a pu voir assassiner mes fleurs,et transformer ma plainte et mes sueursen éternel monceau de durs épis. Fais que jamais ne s'achève la tressedu je t'aime tu m'aimes toujours ardentede jours, de cris, de sel, de lune ancienne, car tes refus rendus à mes silencesse perdront tous dans la mort qui ne laissepas même une ombre à... [Lire la suite]
mardi 23 janvier 2018

SOLEIL DES GREVES...Extrait

C'est ainsi que tu es Tu parles par ma voixmes nuits sont tes silencesmes jours disent l'absencedont tu me renouvelles Tu guides vers ce qui est profondtu ne veux rien de conformetu ne retiens pas l'apparencetu es ce qui surprend Tu sais la vie au-delà de la vietu orientestu montres le chemin Tu es cette imperceptible vibrationce très léger battement d'ailesde l'éternité dans le temps Tu ouvres mon aujourd'hui     .     JEAN LAVOUE Ed. Calligrammes, 1996 www.enfancedesarbres.com     ... [Lire la suite]
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jeudi 21 décembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Il neige de blancs silences sur la mer. Elletout à ses ressacs conjugue etressasse la morte caresse des glaces. La mâchoire des brisants déchiquette encore les souvenirs enfouis : mots-squelettes d'épaves peuplées d'échos de voix et de poissons volants,d'ombres passantes hantant les rêves. Il y a aussi ce chant qui jamais ne finitce chant de haute mer -- de haut Amour. Il y a surtout ce chant de haute mer : loin des amers c'est la caresse du soleil sur sa peau serpentine,le grésil... [Lire la suite]
jeudi 26 octobre 2017

JACQUES ANCET

La fatigue a des couleurs Comme les saisons. Elle a Ses douceurs et ses éclats, Ses silences. Mais surtout Ce qu’elle permet de voir : D’une chose à son image Imperceptible, une sorte De distance sans distance. L’incertitude du monde. Comme un vacillement bref.   .     JACQUES ANCET     .
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dimanche 24 septembre 2017

PATRICK CHEMIN...EXTRAIT

C'était un collecteur de mots. Il allait par les rues du village et devant chaque porte demandait des phrases, des images, des silences. Oui des silences car il pensait que les mots étaient posés dans le vase des silences. Il allait dans les jardins et caressaient les plantes et susurrait des secrets aux différentes fleurs. C'était un secret différent pour chacune. Il était amoureux des ruisseaux et à chaque période de l'année il comparait leurs courants aux variations de la parole. Et parfois la sécheresse le faisait tantôt pleurer... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

BLEU SEULEMENT

A la lisière seulement ce vent qui bruisse Une basse à laquelle s’accommode le temps Une illusion de soleil et de verdure Derrière laquelle vont tous nos maux Le bleu seulement le bleu Une promesse de repos une étamine Sur le grand lit des désespoirs Sur le patchwork des espérances Une veille parcimonieuse et altérée De vains rêves que nous faisons Et qui s’étiolent ainsi que des soleils levants Que la lumière écartèle et tue Le bleu seulement le bleu Offrande des silences Ceux que nous avons sertis Des pierres que nous avons... [Lire la suite]