vendredi 16 juillet 2021

LETTRE AU GENERAL X ...ST EXUPERY

Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande... . … . .Mais où vont les... [Lire la suite]

mercredi 7 juillet 2021

NOUS AUTRES MEURTRIERS...Extrait

Oui, c'est la vérité que nous vivons sans avenir et que le monde d’aujourd'hui ne nous promet plus que la mort ou le silence, la guerre ou la terreur. Mais c’est la vérité aussi que nous ne pouvons pas le supporter parce que nous savons que l’homme est une longue création et que tout ce qui vaut la peine de vivre, amour, intelligence, beauté, demande le temps et la maturité. Et si nous ne pouvons pas le supporter, nous devons le dénoncer. Et la première chose justement est de pousser ce cri de révolte. Car la terreur et la... [Lire la suite]
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samedi 17 octobre 2020

URGENCE DE LA POESIE

  J’aurais pu vous parler des splendeurs des matins arraisonner le ciel mettre l’aube en bouteille agencer à ma guise un nuage en château fort créer un temps de fête où flamboient des baisers D’un seul battement de coeur j’aurais pu vous porter à ne plus concevoir la vie dans ses vérités propres à manger les fruits d’or d’une saison céleste inventer une mer où tremblent à l’infini des feux inexprimables J’aurais pu par ma voix étoiler des nuits pâles entretenir le vin des délices aveugles bâtir un pays rose où des... [Lire la suite]
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vendredi 11 septembre 2020

L'EUROPE EN RACCOURCI

Qui ne se rappelle les printemps?Les anémones bleues discrètement réunies en petites sectes ferventes,les rassemblements de masse des anémones des bois.Les couples d'amoureux défiaient le froid de la nuit.Les heureux diplômés arrosaient leurs succès.Les drapeaux rouges flottaient fièrement dans le ciel.Ô chants tachés de souvenirs sanglantsarrachés à des vents entrelacés.Promesses trahiesprécisement d'avoir été tenuesau delà des bornes de la dureté et de la cruauté.Ô vieille Europe,continent des carnages modernes,des prolétaires... [Lire la suite]
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mardi 1 septembre 2020

SIGNES INSIGNES...

En ces jours de vent Ponant clairs et lumineux, sur les cieux profondément bleus, par les noces de la terre, des îles et de la mer, j'aurai l'espace d'un rêve convolé  au royaume de l'Eau - Delà, rallié le vol  rasant des Puffins Cendrés, renoué avec les grands espaces de la voile libre, ô  gestuelle insensée !  Un solo affranchi  allant par des ciels  d'aubes et rebelles et  que les éléments appellent, auxquels je me dois de rendre humblement ces   mots en prose, afin qu'ils soient et... [Lire la suite]
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lundi 27 juillet 2020

PASCAL QUIGNARD....Extrait

Ceux qui ont réponse à tout, les inétonnables, les sans tonnerre, les sans coups de foudre, ceux qui ne sont désemparés par rien, les sans bourrasques, les sans désirs. Ceux à qui on ne la fait pas. Les sans naufrages, les impavides. Ceux pour qui le réel ni n'explose ni ne tonne ni ne fulgure ni ne tempête ni n'embrase. Les indéchirables. Les indéprimables. Ceux qui ne sont jamais bouche bée. Ceux qui ont toujours les lèvres refermées, crispées, détournant la tête aussitôt, souhaitant ne s'ouvrir sur rien, la bouche en cul-de-poule,... [Lire la suite]
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mercredi 15 juillet 2020

JE VOUS ECRIS D'UNE CLAIRIERE...

Émouvante et délicate lettre de Marion Muller-Colard à chacun de nous adressée, dans La Croix du 11 juillet 2020   .     Je vous écris d’une clairière. Une clairière d’espace et de temps. Je reprends la parole après que le virus m’a coupé les mots dans la gorge. Je reprends une parole convalescente et je ne sais pas même à quelle adresse l’envoyer. Êtes-vous là où j’aurais pu, avant, vous imaginer ? Comment savoir ce que cette folle parenthèse du confinement vous a pris ou vous a donné ? Comment m’adresser... [Lire la suite]
mercredi 8 juillet 2020

QUAND J'ETAIS DE CE MONDE...

Je dédie ces vers à Emma Santos merveilleuse victime de l'ordre psychiatrique et à Dominique Chamelot,  coque bleue d'outre-monde  qui a réinventé la poésie contre tous les flichiâtres! . . . . . Quand j'étais de ce monde au Passage des Brumes il me fallait un fou pour atteindre mon corps je vivais sous les feuilles au pied d'un Sacré Coeur rouge du sang des Communards quand j'étais de ce monde au Passage des Brumes j'habitais aussi loin de possible de moi et je changeais de nom dans le sommeil des... [Lire la suite]
vendredi 26 juin 2020

DES BAS DE LAINE

  Pépins d’un même fruit, maillons d’une même chaîne humaine, nous cherchons tous la corde pour se pendre, la corde qui nous lie et nous ligote, du A de l’alphabet au Z de l’azur. Le corps de Sisyphe ne cesse pas de vieillir, ses gestes de s’user. Il ne cesse pas de pousser la même pierre, le dos courbé par les années, les mains de plus en plus saignantes, la pierre de plus en plus pesante, le ciel de plus en plus haut et la falaise plus basse. Il n’y a pas assez de rêve pour ma soif d’auteur. Le temps éponge sur les pages mon... [Lire la suite]
lundi 11 mai 2020

LE LIVRE DE LA MEDITATION ET DE LA VIE...Extrait

Vous est-il déjà arrivé – oui, j’en suis sûr – d’avoir la perception soudaine d’un événement, et que, dans cet instant de perception, le problème s’évanouisse ? Le problème a définitivement cessé à l’instant même où vous l’avez perçu. Est-ce que vous comprenez ? Vous avez un problème, alors vous y songez, vous en discutez, vous vous tracassez à son sujet ; vous mettez en œuvre, pour l’appréhender, tous les moyens dont vous disposez dans les limites de votre pensée. Et à la fin, vous dites : « Je ne peux rien faire de plus. » ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:18 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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