vendredi 11 septembre 2020

L'EUROPE EN RACCOURCI

Qui ne se rappelle les printemps?Les anémones bleues discrètement réunies en petites sectes ferventes,les rassemblements de masse des anémones des bois.Les couples d'amoureux défiaient le froid de la nuit.Les heureux diplômés arrosaient leurs succès.Les drapeaux rouges flottaient fièrement dans le ciel.Ô chants tachés de souvenirs sanglantsarrachés à des vents entrelacés.Promesses trahiesprécisement d'avoir été tenuesau delà des bornes de la dureté et de la cruauté.Ô vieille Europe,continent des carnages modernes,des prolétaires... [Lire la suite]
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mardi 1 septembre 2020

SIGNES INSIGNES...

En ces jours de vent Ponant clairs et lumineux, sur les cieux profondément bleus, par les noces de la terre, des îles et de la mer, j'aurai l'espace d'un rêve convolé  au royaume de l'Eau - Delà, rallié le vol  rasant des Puffins Cendrés, renoué avec les grands espaces de la voile libre, ô  gestuelle insensée !  Un solo affranchi  allant par des ciels  d'aubes et rebelles et  que les éléments appellent, auxquels je me dois de rendre humblement ces   mots en prose, afin qu'ils soient et... [Lire la suite]
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lundi 27 juillet 2020

PASCAL QUIGNARD....Extrait

Ceux qui ont réponse à tout, les inétonnables, les sans tonnerre, les sans coups de foudre, ceux qui ne sont désemparés par rien, les sans bourrasques, les sans désirs. Ceux à qui on ne la fait pas. Les sans naufrages, les impavides. Ceux pour qui le réel ni n'explose ni ne tonne ni ne fulgure ni ne tempête ni n'embrase. Les indéchirables. Les indéprimables. Ceux qui ne sont jamais bouche bée. Ceux qui ont toujours les lèvres refermées, crispées, détournant la tête aussitôt, souhaitant ne s'ouvrir sur rien, la bouche en cul-de-poule,... [Lire la suite]
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mercredi 15 juillet 2020

JE VOUS ECRIS D'UNE CLAIRIERE...

Émouvante et délicate lettre de Marion Muller-Colard à chacun de nous adressée, dans La Croix du 11 juillet 2020   .     Je vous écris d’une clairière. Une clairière d’espace et de temps. Je reprends la parole après que le virus m’a coupé les mots dans la gorge. Je reprends une parole convalescente et je ne sais pas même à quelle adresse l’envoyer. Êtes-vous là où j’aurais pu, avant, vous imaginer ? Comment savoir ce que cette folle parenthèse du confinement vous a pris ou vous a donné ? Comment m’adresser... [Lire la suite]
mercredi 8 juillet 2020

QUAND J'ETAIS DE CE MONDE...

Je dédie ces vers à Emma Santos merveilleuse victime de l'ordre psychiatrique et à Dominique Chamelot,  coque bleue d'outre-monde  qui a réinventé la poésie contre tous les flichiâtres! . . . . . Quand j'étais de ce monde au Passage des Brumes il me fallait un fou pour atteindre mon corps je vivais sous les feuilles au pied d'un Sacré Coeur rouge du sang des Communards quand j'étais de ce monde au Passage des Brumes j'habitais aussi loin de possible de moi et je changeais de nom dans le sommeil des... [Lire la suite]
vendredi 26 juin 2020

DES BAS DE LAINE

  Pépins d’un même fruit, maillons d’une même chaîne humaine, nous cherchons tous la corde pour se pendre, la corde qui nous lie et nous ligote, du A de l’alphabet au Z de l’azur. Le corps de Sisyphe ne cesse pas de vieillir, ses gestes de s’user. Il ne cesse pas de pousser la même pierre, le dos courbé par les années, les mains de plus en plus saignantes, la pierre de plus en plus pesante, le ciel de plus en plus haut et la falaise plus basse. Il n’y a pas assez de rêve pour ma soif d’auteur. Le temps éponge sur les pages mon... [Lire la suite]

lundi 11 mai 2020

LE LIVRE DE LA MEDITATION ET DE LA VIE...Extrait

Vous est-il déjà arrivé – oui, j’en suis sûr – d’avoir la perception soudaine d’un événement, et que, dans cet instant de perception, le problème s’évanouisse ? Le problème a définitivement cessé à l’instant même où vous l’avez perçu. Est-ce que vous comprenez ? Vous avez un problème, alors vous y songez, vous en discutez, vous vous tracassez à son sujet ; vous mettez en œuvre, pour l’appréhender, tous les moyens dont vous disposez dans les limites de votre pensée. Et à la fin, vous dites : « Je ne peux rien faire de plus. » ... [Lire la suite]
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lundi 11 mai 2020

AUX ATROCES IMPUNIS

  À ceux qui pansent le cercueil quand c’est le cœur qui saigne,À ceux qui pensent comme on dépense en vendant notre peau,À ceux qui cousent nos paupières avec le fil du discours,À ceux qui cousent des drapeaux et décousent les nids,À ceux qui noient l’amour dans le cours de la Bourse,À ceux qui se saoulent à l’égout des égos,À ceux qui transforment l’espoir en loterie monétaire,Les jardins d’enfants en fabriques à soldats,Et le chant des cigales en grillon du foyer,Aux prophètes du Texas qui se prennent pour Dieu,Aux vendeurs... [Lire la suite]
mercredi 29 avril 2020

POEME POUR UNE PATATE DOUCE

  Il est très tard chez vouspeut-être tropdes experts pêle-mêledes technocrates et des docteurs fousnous embobinent à la chaînedans cette usine aseptiséequ'est devenue notre sociétéNous n'avons rien vu venirpourtant depuis des annéesnous éprouvions les démangeaisonsdu pire à venir chargé de veninsA vos chaînes citoyens!Les morts-vivants creusent des tombespour les vivants traumatisés par la torpeurles gratte papiers s'en donnent à coeur joietandis que bavent les limacesdont on peut suivre la tracepour peu que l'on y prête... [Lire la suite]
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samedi 25 avril 2020

LA VIE COURANTE...Extrait

 "Comment ne pas trop patauger dans cette flaque des habitudes ? Comment ne pas laisser échapper la saveur des instants ? Trouver encore des mots pour ce qui est unique ? S'étonner un peu plus chaque jour ? Comme je ne tiens plus à m'expliquer tout ce qui se passe, je me contente d'accompagner, le plus loin possible, ce qui ne fait que couler.Malgré tout, je suis parvenu à me faire à l'idée d'être moi-même, à ne plus m'irriter d'occuper cette place singulière : ma peau, les points cardinaux de mon corps, jeté en ce coin du monde,... [Lire la suite]