jeudi 20 avril 2017

LES SENTIERS DU MONDE...Extrait

L’ombre ne s’enfuit ne s’enfuit jamais (Sauf au zénith un instant bref) Jamais autant présente Que par un soleil clair. Tu te refuses à nier le soleil. Accepte la dérive quotidienne Et l’avancée de l’ombre Dans son vagabondage calculé. Allonge le pas avec l’ombre La tienne, jusqu’au soupir interrompu – le dernier – Sachant à toute heure accueillir Ainsi que l’ombre le soleil.   .   PIERRE ETIENNE   .
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samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
jeudi 2 mars 2017

JULES SUPERVIELLE...Extrait

Tout ce qu'il y a de grand au monde est rythmé par le silence : la naissance de l'amour, la descente de la grâce, la montée de la sève, la lumière de l'aube filtrant par les volets clos dans la demeure des hommes. Et que dire d'une page de Lucrèce, de Dante ou de d'Aubigné, du mutisme bien ordonné de la mise en page et des caractères d'imprimerie. Tout cela ne fait pas plus de bruit que la gravitation des galaxies ni que le double mouvement de la Terre autour de son axe et autour du Soleil... Le silence, c'est l'accueil,... [Lire la suite]
mardi 21 février 2017

LA SORGUE - CHANSON POUR YVONNE

Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison. Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson. Rivière souvent punie, rivière à l'abandon. Rivière des apprentis à la calleuse condition Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons. Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon Du... [Lire la suite]
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lundi 30 janvier 2017

ÉQUATEUR ABSOLU

Brûlante ligne froide Comment fait le soleil pour apaiser les îles ? Je suis ici avec mes deux mains inutiles Cherchant une évidence aveugle dans le blanc La Terre est bleue comme une orange et point d’orange L’espace autour de nous définit le marteau CASSER Derrière il y a le temps des fluidités Et sous l’arbre ainsi que fourche de la femme Il y a la pulsation et le malheur du sang Brûlante ligne froide Dans le jardin de la concentration L’homme et la femme et les étrangetés du monde Elle est peut-être... [Lire la suite]
dimanche 30 octobre 2016

COLETTE GIBELIN...Extrait

Le monde, mon ami, n'appartient à personne Il est échange et changement, bourrasques et racines Il frissonne au-dessus des rivières, libellule irisée en son vol éphémère Regarde-le courir sur les plages de l'avenir et s'effriter quand tu veux l'attraper Regarde-le pleurer et rire Le monde, mon ami, appartient à chacun Même détresse Même espoir Il est le cri des cistes et la poussière du désert quand tu rêves d'eau pure Nous partageons le vent, avec son goût d'ailleurs, ses odeurs de jasmin Nous partageons l'âpre morsure du soleil,... [Lire la suite]

jeudi 27 octobre 2016

LA CONSTRUCTION DU POEME

La construction du poème c’est la construction du monde. Ni des symboles, ni des images, de simples créatures de l’air, des évidences obscures, des énigmes lumineuses, les formes du vent, les silences du sommeil. Les mots sont les battements d’un corps enseveli. Une source de joie dans le vide sensuel et concret qui se dessine dans la brume lente. Lettre à lettre, nous défibrons le cœur du soleil. Nous voyons dans une tour de vent un arbre ballant. Nous vivons dans l’inaction de l’ombre maternante. Peut-être que le poème est un... [Lire la suite]
mercredi 26 octobre 2016

LA CHANSON DE ZORAH

Lorsque plonge le soir sur la terre promiseEt que le matin creux à l’aube suspenduSemble attendre au vantail de quelque saison griseUn immanent soleil qui surgirait des nuesC’est là que je t’attends sous la voûte alcalineEntre le limonier et l’olivier frondeurSur le jasmin ganté le vent sèche ses pleursEt sur l’îlet le ciel tendrement se diviseC’est l’heure des serments et des calembredainesDes carquois libérés aux brûlots de nos joursDes horizons sacrés chavirant sur la plaineLeur corset héliodore et leurs bas de veloursC’est là que... [Lire la suite]
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mercredi 13 juillet 2016

LES PLAISIRS INTERDITS...Extrait

Si pour certains, la vie, c'est marcher les pieds nus sur des éclats de verre ; pour les autres, la vie, c'est regarder le soleil en face.    La plage compte les jours et les heures pour chaque enfant qui meurt. Une fleur s'ouvre, une tour s'effondre.    Rien n'a changé. J'ai tendu le bras, pas de pluie. Marché sur du verre, pas de soleil. Regardé la lune, pas de plage.    Qu'importe. Ton destin, c'est de voir des tours que l'on élève, des boutons de fleur, des enfants qui meurent; à... [Lire la suite]
lundi 27 juin 2016

SPHERE...Extrait

J'ai logé dans le merle. Je crois savoir comment Le merle se réveille et comment il veut dire La lumière, du noir encore, quelques couleurs, Leurs jeux lourds à travers Ce rouge qu'il se voit. J'ai fait leur verticale Avec les blés. Avec l'étang j'ai tâtonné Vers le sommeil toujours tout proche. J'ai vécu dans la fleur. J'y ai vu le soleil Venir s'occuper d'elle Et l'inciter longtemps A tenter ses frontières. J'ai vécu dans des fruits Qui rêvaient de durer. J'ai vécu dans des yeux Qui pensaient à sourire.   .   ... [Lire la suite]
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