mercredi 6 décembre 2017

SOLEIL DES GREVES...Extrait

Faut-il que flamboie la blessureafin que germe la parole Ta vie à jamais lestéedu poids d’un silenceRestent pour le regardquelques traces d’oiseaux sur le sable Et pour le chantla musique du nom gravé Soleil des grèves   .   JEAN  LAVOUE Ed. Calligrammes, 1996 www.enfancedesarbres.com   .  
Posté par emmila à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 10 novembre 2017

AU PRINCE / AL PRINCIPE

Si le soleil revient, si le soir descendsi la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi pluvieux semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement obtenues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, la vie entière…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup de temps ;des heures et des heures de solitude sont la seulefaçon pour que quelque chose se forme, force,abandon, vice, liberté, pour donner un style au chaos.Moi je n’ai plus guère de temps : à cause de la mortqui approche, au... [Lire la suite]
samedi 4 novembre 2017

MARSEILLE

En pensant à Agnès qui adorait ce poème, et pour ma Joss...   Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode, Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants, Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine, Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel, Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore, Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools, Et cela fait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mercredi 20 septembre 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le cœur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes.   .     ANDREE CHEDID     .
mercredi 30 août 2017

MURIELLE COMPERE-DEMARCY ...Extrait

Et ce ciel a dévoré jusqu’à l’avant- dernière miette de cette nuit aux sangs retournés en-dedans de nos lèvres ourlées de mots abouchés au noir de l’horreur ô silence de cette nuit retournée à l’envers comme la liberté de nos gestes dans ce désastre des fenêtres Ce qu’il restait de soleils lucidité acide un zeste d’humanité & de miel gicle dans ce bleu de déveine violacée de liberté violée rognée en plein ciel Ce qui veillait encore de nuit lueur d’espoir en vie XXIème siècle de boucherie où des tueries... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

LES JARDINS DE L'ARTHROSE ‒ Extrait 1 et 2

Van Gogh a peint ce soleil qui répand son soufre sur les jardins de l'arthrose Comment en verrions-nous la lumière aveuglante Mais nous savons que c'est ici à des fractures mal scellées à des divorces de jointures à de froides incandescences Il m'arrive l'image noire de buissons retournant contre eux-mêmes leurs épines greffes de la folie Les oiseaux ne se posent pas ils s'accrochent à quelque défaut de paroi à quelque frottement de branches contrefaites ils ne jouent de la flûte ni du violon mais du bec cela fait ... [Lire la suite]

dimanche 25 juin 2017

JEAN LAVOUE

J’ai cru que le jour était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que la nuit était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que le cœur était videJe l’ai pris dans mes mainsJe l’ai vu s’éclairer et brûler peu à peuAlors j’ai cru que l’homme un jour enfin vivraitNon par quelque miracle venu du bout des cieuxMais par cette chaleur qui tremble dans ses mainsAlors j’ai fait ce rêve d’une terre habitéeOù l’arche et la colombe enfin seraient sauvéesJ’ai cru que chaque oiseau promettrait le soleilJ’ai cru que chaque enfant annonçait le matin   .... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
samedi 24 juin 2017

MARGUERITE A LA SOURCE...Extrait

«Il me revient parfois à la saison des transhumances une soif de pays sans cartes ni barbelés un désir de terre à façonner comme glaise redonner souffle aux choses mortes faire vivre les pierres au-dedans de moi-même afin que se bâtisse un cloître de soleil où les haies d’herbes folles seraient une prière et la branche brisée une chanson d’été   .   CLAUDE BENADY     .    
dimanche 11 juin 2017

POESIES 1943-1970...Extrait

Déjà brûlant, le soleil neuf chauffe les crépis, la poussière – et gaine les plantes d’ardent et tranquille éblouissement. Elles s’éveillent dans la lumière qui supprimant le vert leur donne une autre forme dans la violente clarté, dans le tiède silence qui précède la vieille touffeur – et cette lumière qui les vêt semble être leur existence même, une vie identique à la vie humaine, mais combien plus heureuse dans sa fraîche extase de soleil. J’attends que parlent les plantes – prises par le profond sourire qui s’exhale de la terre... [Lire la suite]
jeudi 20 avril 2017

LES SENTIERS DU MONDE...Extrait

L’ombre ne s’enfuit ne s’enfuit jamais (Sauf au zénith un instant bref) Jamais autant présente Que par un soleil clair. Tu te refuses à nier le soleil. Accepte la dérive quotidienne Et l’avancée de l’ombre Dans son vagabondage calculé. Allonge le pas avec l’ombre La tienne, jusqu’au soupir interrompu – le dernier – Sachant à toute heure accueillir Ainsi que l’ombre le soleil.   .   PIERRE ETIENNE   .
Posté par emmila à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,