mercredi 20 septembre 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le cœur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes.   .     ANDREE CHEDID     .

mercredi 30 août 2017

MURIELLE COMPERE-DEMARCY ...Extrait

Et ce ciel a dévoré jusqu’à l’avant- dernière miette de cette nuit aux sangs retournés en-dedans de nos lèvres ourlées de mots abouchés au noir de l’horreur ô silence de cette nuit retournée à l’envers comme la liberté de nos gestes dans ce désastre des fenêtres Ce qu’il restait de soleils lucidité acide un zeste d’humanité & de miel gicle dans ce bleu de déveine violacée de liberté violée rognée en plein ciel Ce qui veillait encore de nuit lueur d’espoir en vie XXIème siècle de boucherie où des tueries... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

LES JARDINS DE L'ARTHROSE ‒ Extrait 1 et 2

Van Gogh a peint ce soleil qui répand son soufre sur les jardins de l'arthrose Comment en verrions-nous la lumière aveuglante Mais nous savons que c'est ici à des fractures mal scellées à des divorces de jointures à de froides incandescences Il m'arrive l'image noire de buissons retournant contre eux-mêmes leurs épines greffes de la folie Les oiseaux ne se posent pas ils s'accrochent à quelque défaut de paroi à quelque frottement de branches contrefaites ils ne jouent de la flûte ni du violon mais du bec cela fait ... [Lire la suite]
dimanche 25 juin 2017

JEAN LAVOUE

J’ai cru que le jour était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que la nuit était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que le cœur était videJe l’ai pris dans mes mainsJe l’ai vu s’éclairer et brûler peu à peuAlors j’ai cru que l’homme un jour enfin vivraitNon par quelque miracle venu du bout des cieuxMais par cette chaleur qui tremble dans ses mainsAlors j’ai fait ce rêve d’une terre habitéeOù l’arche et la colombe enfin seraient sauvéesJ’ai cru que chaque oiseau promettrait le soleilJ’ai cru que chaque enfant annonçait le matin   .... [Lire la suite]
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samedi 24 juin 2017

MARGUERITE A LA SOURCE...Extrait

«Il me revient parfois à la saison des transhumances une soif de pays sans cartes ni barbelés un désir de terre à façonner comme glaise redonner souffle aux choses mortes faire vivre les pierres au-dedans de moi-même afin que se bâtisse un cloître de soleil où les haies d’herbes folles seraient une prière et la branche brisée une chanson d’été   .   CLAUDE BENADY     .    
dimanche 11 juin 2017

POESIES 1943-1970...Extrait

Déjà brûlant, le soleil neuf chauffe les crépis, la poussière – et gaine les plantes d’ardent et tranquille éblouissement. Elles s’éveillent dans la lumière qui supprimant le vert leur donne une autre forme dans la violente clarté, dans le tiède silence qui précède la vieille touffeur – et cette lumière qui les vêt semble être leur existence même, une vie identique à la vie humaine, mais combien plus heureuse dans sa fraîche extase de soleil. J’attends que parlent les plantes – prises par le profond sourire qui s’exhale de la terre... [Lire la suite]

jeudi 20 avril 2017

LES SENTIERS DU MONDE...Extrait

L’ombre ne s’enfuit ne s’enfuit jamais (Sauf au zénith un instant bref) Jamais autant présente Que par un soleil clair. Tu te refuses à nier le soleil. Accepte la dérive quotidienne Et l’avancée de l’ombre Dans son vagabondage calculé. Allonge le pas avec l’ombre La tienne, jusqu’au soupir interrompu – le dernier – Sachant à toute heure accueillir Ainsi que l’ombre le soleil.   .   PIERRE ETIENNE   .
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samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
jeudi 2 mars 2017

JULES SUPERVIELLE...Extrait

Tout ce qu'il y a de grand au monde est rythmé par le silence : la naissance de l'amour, la descente de la grâce, la montée de la sève, la lumière de l'aube filtrant par les volets clos dans la demeure des hommes. Et que dire d'une page de Lucrèce, de Dante ou de d'Aubigné, du mutisme bien ordonné de la mise en page et des caractères d'imprimerie. Tout cela ne fait pas plus de bruit que la gravitation des galaxies ni que le double mouvement de la Terre autour de son axe et autour du Soleil... Le silence, c'est l'accueil,... [Lire la suite]
mardi 21 février 2017

LA SORGUE - CHANSON POUR YVONNE

Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison. Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson. Rivière souvent punie, rivière à l'abandon. Rivière des apprentis à la calleuse condition Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons. Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon Du... [Lire la suite]
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