samedi 22 juillet 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Brin par brinfibre après fibrearrache ce cordonqui tel un corps étrangers’indure en tes chairs.Combien de naissances possibles ?Combien de chantsdemeurés sans échocombien de chutessans envol ?Seconde après secondedétache-toi des imageslourdes de trop de retouchesvaines.            Une rive nue            où s’oublient des herbes            anémiéesune riveoù la viegrandit... [Lire la suite]
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samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]
lundi 3 juillet 2017

L'ALBUM...Extrait

Un soirj'ouvre l'albumpour ne pas être seulLes photos n'ont pas jauniDans la forêt de MarlyJean Rousselot fait la course avec son ombreles arbres applaudissentUn jardin entre dans l'étéMichel Manoll invente des bouquetsaux couleurs de la liturgieJean Bouhier marche sur la merDans les yeux de Luc Bérimontdes jeunes filles nous sourientGuillevic à La Forê t Sainte -Croixdonne des leçons de solfège au merle…Et Laude encoreles yeux fermésécoutantsa chienne de vieaboyer à la mort   . SERGE WELLENS  Poèmes de l'inconfort . ... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

JE COURS LES MAINS VIDES

J’ai l’intention de toucher à la larme des fleurs, à l’épaisseur du moindre souffle empoté comme une confiture de muguet. Certains creusent, d’autres amassent la terre du trou. La terre, notre terre est à chacun. Je glisse sur le dos du monde et mon corps avance tout seul. L’enfance que je n’ai pas eue se cache dans le foulard de son anniversaire. Je tiens la vie comme une culbute, comme une dégringolade du vertige que le chaos embrassait. Je porte en moi l’immense récipient de la foudre et des feuilles mouillées. Dans le parfum du... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

HYMNE A LA NUIT...Extrait

"Un jour que je laissais couler des larmes amères, que mon espérance, décomposée, s’anéantissait en douleur et que je me tenais solitaire près du tertre aride qui dérobait en son étroite et sombre dimension la Figure de ma vie - solitaire comme nul solitaire encore ne le fut, étreint par une angoisse indicible - sans force, n’étant plus qu’une pensée de détresse. - Comme je cherchais une aide des yeux, que je ne pouvais ni avancer ni reculer, et que je m’agrippais avec un regret infini à la vie fuyante qui s’éteignait : - alors... [Lire la suite]
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lundi 5 juin 2017

LA VIE N'EST PAS UN RÊVE...Extrait

Tu disais : mort, silence, solitude : comme amour, vie. Mots de nos images passagères. Et le vent s’est levé léger chaque matin et le temps couleur de pluie et de fer a passé sur les pierres, sur notre bourdonnement reclus de maudits. La vérité est encore loin. Et dis-moi, homme brisé sur la croix, et toi, dont les mains sont grosses de sang, que vais-je répondre à ceux qui demandent ? Aujourd’hui, aujourd’hui : avant qu’un autre silence nous pénètre les yeux, avant qu’un autre vent se lève, qu’une rouille nouvelle fleurisse. . ... [Lire la suite]

jeudi 25 mai 2017

RENE CHAR...Extrait

Oh la toujours plus rase solitude Des larmes qui montent aux cimes. Quand se déclare la débâcle Et qu'un vieil aigle sans pouvoir Voit revenir son assurance, Le bonheur s'élance à son tour, À flanc d'abîme les rattrape. Chasseur rival, tu n'as rien appris, Toi qui sans hâte me dépasses Dans la mort que je contredis.   .   RENE CHAR   .        
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samedi 20 mai 2017

JOURNAL, LE 20 MAI 2017

Lettres vives et langues mortes. Dans le petit coffre reposent quarante ans de correspondance. Quarante ans de signes. Les lettres d’amour dévoilent la généalogie et l’avancée d’une parole. Qui n’osait pas. Qui avait peur qu’on ne lui réponde pas. La lettre des amis brûlés par le temps où les symboles sont clos. La lettre des amis dispersés par le forsythia et la solitude du jardin dès lors. Quelques mots sur du papier : je pense à tes yeux, à tes mains... Quelques mots qui ouvraient la façade des saisons. Qui faisaient bruire dans... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

SILENCE

Le silence est un lit pour le chant du monde. Il est rempli de sons (les amoureux et les solitaires le savent)  dans la ville comme à la campagne. Le silence, c’est avant tout se taire, un état d’esprit, un moment de l’en-soi, quand cesse la course et le contrôle. Le silence est vagabondage possible (mais non obligatoire !) de la pensée. J’ai besoin de silence. Tous, nous en avons besoin, même si certains ne le savent pas, même si certains ne le trouvent jamais, la faute aux conditions extérieures, intérieures, cela dépend... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

DE L'EGO OU DU SAIN CREDO ?

D'aucuns avancent aisément ou d'un commun accord                   Egoconfinant alors au devant de la scèneau con-sensus    de circonstanceMais je leur oppose                        Credol'envers sibyllin des sensl'immémoriale allégeancedu nomade   du passeur  sans paraître Un oiseau    un voilier    au loinunitivement lient les horizons extasiés de la mer et du ciel Ils fondent l'espoir... [Lire la suite]