lundi 19 février 2018

THIERRY METZ

Fraîcheur qui défie le selRiveraine de nos soifs –Un peu d’eauEt la trace libère une envolée de feuilles clairesRécitantesAu poème buissonnier de l’enfant Seul tu franchis la passe de l’ÉpineuseSeulTu reviens par le chemin exposéAux rudesses du bâtisseur.Et à son chant. Sur les margelles de nos puitsTes cailloux éclatentBaie succulenteEt douces à nos mainsTes graines dans les jardins du livre. .  . .   THIERRY METZ   . .   .  
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dimanche 11 février 2018

PARIS SANS ABRIS - SANS-ABRI ....!

Paris comme un rêve au petit jour que la grisaille grime Paris du pont Mirabeau    des rimes Apollinaireallant à vau l'eau Paris que les bords de Seine des canotiers chers à Maupassantdistancent sans autres nouvelles que les larmes des saulesendeuillés Paris Carco       Paris Aragon des jours heureux des jours enfuis Paris Montmartrede nos rêveries Paris        Quai des Brumes amour-poésie où êtes-vous Mais... [Lire la suite]
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vendredi 2 février 2018

MYSTIQUE SYNTHESE

Par le chemin qu'il obombrel'arbre se rappelle en la caressant à l'histoire de la rivière D'entre la canopéeles plus hautes futaies la solitude des mornes plaineset le vergerla frondaison renaît à son chant plurielau comble du cantiquecomme il élèvesolennel les racines au ciel Jamais muet jamais figé qui n'enténèbre ni le jour ni la halte et rafraîchit pour un temps précieux le pèlerin le repos du ramierAuprès de lui mélope un filet de sourceclaire un faune prélude ... [Lire la suite]
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samedi 27 janvier 2018

LE RETOUR DE WALLADA...Extrait

J’habite ta demeure moi qui n’ai pas de demeureMoi qui depuis mon départvagabonde dans les ruelles de la mémoireErrant comme une bergèrequi perdit son troupeau Moi qui pour patrie n’ai plusQue les mots et le papierMoi qui pour lit n’ai plusQue le trottoir de l’espoirJe reviens à toiAfin que tu me consoleset me fasses renaîtreaprès l’immense chagrin ...   .   MARAM AM MASRI   .   Oeuvre Zuhair Hassib, Syrie
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samedi 16 décembre 2017

POUVOIR TOUT DIRE...

Tout dire les rochers la route et les pavés Les rues et leurs passants les champs et les bergersLe duvet du printemps la rouille de l'hiverLe froid et la chaleur composant un seul fruit Je veux montrer la foule et chaque homme en détailAvec ce qui l'anime et qui le désespèreEt sous ses saisons d'homme tout ce qu'il éclaireSon histoire et son sang son histoire et sa peine Je veux montrer la foule immense diviséeLa foule cloisonnée comme en un cimetièreEt la foule plus forte que son ombre impureAyant rompu ses murs ayant vaincu ses... [Lire la suite]
mercredi 6 décembre 2017

AZRAËL

Ailes mortes, ailes mortes en moi,Tomber, c’est renaîtreHors de la solitude, dans la mer –La mère des âmes égarées, des voyageurs perdusEt des exilés du ciel. Le souvenir de la terre est comme un poidsDe vagues et d’îles ; dans mon sang et mes osLa pesanteur de mon incarnation,Plus forte que ma volonté d’être singulier,Me brise et me détruit, me rappelle en mon lieu. Prisonnier de ma faute, de ma beauté, de mon vouloir,Des cellules de la vie transparentes mais murées,Délivré par la mort innocente, je m’abîme avec joieDans la tombe... [Lire la suite]

lundi 27 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Un arbre et puis un arbre et puisle froidje ne veux plus que cet aveugleme guidecomme on est seulquand on marche depuis toujoursun arbre et puispas même un arbre, une distanced’autres, je les aimais,sont loin.   ....    Qu’il réveille les anges, ce cri qui ne cesse pas...   .   CLAUDE ESTEBAN   .  
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lundi 27 novembre 2017

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

.... Il y a une parole confiée au silence, que l'ombre nous transmet. Une parole d'effacement qui est parole de tendresse. Peut-être pourrions-nous aussi parler de bonté. Lavis d'ombre sans que soit raturée cette lumineuse coulée qui la contient. Mais plus proche de notre dénuement. Je crois à cette parole d'ombre. Elle n'est pas jeu de lumière ou de solitude mais ce que nous pouvons comprendre d'un dialogue qui se fait, qui se défait en nous. A chaque instant. Car nous ne pouvons comprendre que l'ombre. La brisure de l'éclat. ... [Lire la suite]
vendredi 10 novembre 2017

AU PRINCE / AL PRINCIPE

Si le soleil revient, si le soir descendsi la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi pluvieux semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement obtenues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, la vie entière…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup de temps ;des heures et des heures de solitude sont la seulefaçon pour que quelque chose se forme, force,abandon, vice, liberté, pour donner un style au chaos.Moi je n’ai plus guère de temps : à cause de la mortqui approche, au... [Lire la suite]
vendredi 20 octobre 2017

LA SOLITUDE DE L'ENFANT

C’est souvent tard dans la vie que nous découvrons, en leur profondeur, nos solitudes d’enfant, les solitudes de notre adolescence. C’est dans le dernier quart de la vie qu’on comprend les solitudes du premier quart en répercutant la solitude du vieil âge sur les solitudes oubliées de l’enfance. Seul, très seul, est l’enfant rêveur. Il vit dans le monde de sa rêverie. Sa solitude est moins sociale, moins dressée contre la société, que la solitude de l’homme. L’enfant connaît une rêverie naturelle de solitude, une rêverie qu’il ne faut... [Lire la suite]