samedi 13 mars 2010

SILENCE

Larditerra - Medea - A Filetta Découvrez  A FILETTA....     .   Mes pas flottent sur la neige, enjambent l’eau hiémale et virginale dévalant les combes, les ruisselets qui vont éperdus par la forêt. Je palpe doucement le monde immaculé du silence, la peau grenée de la pierre, des chaos mordorés revêtus de dentelles de glace. Des pas lents qui ont la légèreté d’un regard égrenant une pluie de perles et ces yeux d'eau à la source du temps, de la paix aurorale; un cillement... [Lire la suite]
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jeudi 4 février 2010

L'INVENTION DU DESERT...Extrait

Il y a toujours dans le groupe en marche (en fuite?) un jeune homme à l'esprit délétère qui porte, en plus du poids du ciel affalé sur le désert, une peine supplémentaire – dans les couloirs de sa tête des milliers de battements d'ailes, des pâturages sans limites, des filles aux lèvres fruitières. Il connaît déjà la mer, la vastitude de l'eau dansante et l'écartèlement des rivages. Une solitude l'enveloppe, lui tisse une aura d'étrangeté, l'exclut de la caravane. C'est pourtant à lui de trouver l'eau, la parole qui revigore, c'est à... [Lire la suite]
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jeudi 4 février 2010

L'EAU DE LA MEMOIRE DANS UN SABLIER

Tambour d’Afrique et flûte de berger              lyre de reine des Aurès et voix d’ange andalous              la langue de ma mère court              comme une flamme semeuse de galaxies              la langue de ma mère…              et la terre de mon père entre la   mer et le  désert     ... [Lire la suite]
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vendredi 22 janvier 2010

MOHAMMED BENNIS

"Quel désert est cela auquel mon souffle s’accroche telle dans mes veines une voiture emportée par la vitesse ? souffle dont les mouvements se croisent, montant jusqu’à l’obscur des battements, remontant encore vers un adieu où le rien se mêle à la chose. Voici les dunes, le vent les crée, sable fin qui s’étend entre tes mains, passe à travers tes doigts. Reconsidère le passage d’une caravane. Une terre, désert qui s’incline d’un bord à l’autre. Telle est ta plaine basse où fut répandue l’odeur de lavande. Un corps s’embrase et se... [Lire la suite]
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lundi 21 décembre 2009

JAMAIS PERSONNE

Jamais personne, mère, n’a décimé l’océanjamais personne, mère, ne pourra assassiner et l’écume et la vagueet la bourrasque qui les mène. »- Et son regard se dérobamais le vent beuglait encoreplaquant ses cheveux sur l’échine du visagedécidé à recevoir le baiser des embrunssur ses lèvres clôturées de silence.« Dorénavant, je ne fixe mes yeux qu’au réelarguant mes songes sur les mains apprises du néant,je respire dans le vide des chosesà redécouvrir ce qui m’a fait naître. »- Apparaîtra la décrépitudeet le tournoiement des angoissesqui... [Lire la suite]
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dimanche 20 décembre 2009

LE NU PERDU...Extrait

On ne se console de rien lorsqu'on marche en tenant une main, la périlleuse floraison de la chair d'une main. L'obscurcissementde la main qui nous presse et nous entraîne, innocente aussi, l'odorante main où nous nous ajoutons et gardons ressource, ne nous évitant pas le ravin et l'épine, le feu prématuré, l'encerclement des hommes, cette main préférée à toutes, nous enlève à la duplication de l'ombre, au jour du soir. Au jour brillant au-dessus du soir, froissé son seuil d'agonie. . RENE  CHAR . Oeuvre... [Lire la suite]
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mardi 1 décembre 2009

CHEMIN DE PLAIN CHANT

Longtemps il a marché pour rencontrer l'automne. Souvenir de parfums. Entrailles bouillonnantes. Violines anciennes craquant de miel baveux. Rondeurs provocantes. Le figuier salue. Souffrance. Les figues se dessèchent. Tombent. Oubliées. Où sont vos ventres larges craquant de miel ? Seuls crissent quelques grains de mémoire au croisement des jours. Une mouette s'est posée sur le magnolia du jardin. Elle venait de là-bas où tout est vérité. Les hommes ont dit, il faut choisir. Ses doigts glissent. Ils dessinent des toiles d'araignée.... [Lire la suite]
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mercredi 25 novembre 2009

LA VOIE RETROUVEE

La route est justeBordée de tulipes et de pêchers en fleursBordée de pins de chênes de ronceraiesLa route est neuveSon élan guide jusqu'aux pierres ruinéesSon élan montre qu'on ne s'est pas égaréLa route est sûreElle mène sagement vers une histoireElle mène doucement vers un paysLa route s'abrège et s'ouvreLe réfectoire donne sur le cloîtreDes figures de pierre sourientLa salle capitulaire étonneDe grands arcs épousent le ciel limpideL'escalier du dortoir s'incline contre le murLe vivier poissonneux tutoie la porte des oiseauxLa... [Lire la suite]
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mercredi 25 novembre 2009

LE SEPTIEME SENS

L’âme nue, coquillage briséDans un mouchoir de peau.Une algue violette Au cœur du ruisseau,Un trou dans le four à vie ! L’air d’un rire, sa note, son parfum,Puis la coupe noire, vin du pirate,Les fards du défunt. Mains sur le corps Mirage !L’île, clé du silence, La valse des innocents Accrochés aux nuages. Caractères de loups tendres, Des lunes Trop pleines d’attendre,Trouver où rangerLa toile et le venin ! Le chant de l’oiseau dans la neige,L’enfant rouge avale un rasoir.La traînée sombre du cortège,Le port défendu de... [Lire la suite]
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samedi 14 novembre 2009

LA PAROLE EN ARCHIPEL....Extrait

« […] Il n’y a plus de ligne droite ni de route éclairée avec un être qui nous a quitté. Où s’étourdit notre affection ? Cerne après cerne, s’il approche c’est pour aussitôt s’enfouir. Son visage parfois vient s’appliquer contre le nôtre, ne produisant qu’un éclair glacé. Le jour qui allongeait le bonheur entre lui et nous n’est nulle part désormais, toutes les parties — presque excessives — d’une Présence se sont d’un coup disloquées. Misère de notre vigilance… Pourtant cet être supprimé se tient dans quelque chose de rigide, de... [Lire la suite]
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