samedi 30 avril 2016

STABAT MATER FURIOSA...Extrait

" Je suis venue dire un songe, naïf et frêle comme les songes. C'était, oui, c'était dans la paix fraîche d'un matin et soudain, à l'heure non dite, d'un même mouvement, l'armée des faibles s'est levée sur les routes, dans les rues de nos villes, sur les pistes du désert , au bord des fleuves millénaires , face à l'ombre énorme des montagnes. Des millions se sont levés, affamés, vieillards, éclopés , vagabonds, enfants, malades mutilés. Des hommes forts aussi, oh mais... Pas des forts à votre manière; des hommes plus effarouchés que... [Lire la suite]

mercredi 13 avril 2016

FRANKETIENNE...Extrait

Ma terre refécondée de lumières couturières au dépannage de l’aube un nouveau jour bourgeonne tout autour de nos mains ouvrières songes vivaces à fraîcheur de rosée le néant poignardé d’astres incandescents animant la magie de nos lampes intérieures.   . FRANKETIENNE .   Photographie Thami Benkirane benkiranet.aminus3.com    
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mardi 12 avril 2016

CE N'EST QUE VIVRE...Extrait

... Ce leurre du labyrintheCe goût d'amande amère,Ce rêve de vaisseaux,désemparésNe pleure pas,ce n'est que vivre.Un goût de menthemêlé de cendreUn goût de sableet de songeA force de marcherdans la nuit aux mille chambressecrètesou dans l'éclat fragile des genêtsnous inventons peut-être le lumineux cheminde vivre et de mourir .   COLETTE GIBELIN   .   Photographie Thami Benkirane benkiranet.aminus3.com    
samedi 2 avril 2016

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

Juste le temps de savourer, fugaces,les framboises sauvages, de humer l'odeur de sous-boisGriserie de l'humus,comme on retourne à l'origineJuste un instant perdu dans l'immensitéCommencement et finUn bourgeon d'avenirUn ciel d'exilNous, les nomades, infiniment tournonsdans la lumière de l'étéIl n'y a pas de portSeul, ce soleil en point de mire,cet incessant départRegarde s'éloigner la plageoù tu rêvas de vivre largeNe reste que varechs,quelques tessons sur le sable mouillé,le goût salé des coquillages,ou la blessure des rochersLa nuit... [Lire la suite]
samedi 17 octobre 2015

VERS LE ROYAUME DE LA PAIX

je conte le corps exilé et les racines migrantes la boussole égarée dans les décombres de l'errance le souffle amasse les peurs moisies des jours pétulants la fréquence du pas atteint l'âge des ténèbres brusquement l'homme dévore la chair vive de la prairie il disparaît sur son dos l'amphore sertie de sécheresse son crâne évadé subit l'avalanche des mémoires il porte les séquelles de sa terre et boit son calice ne sait plus lire le paysage étourdi par la gerçure des dunes il flanche à l'épreuve de l'arène à la croisée des vents... [Lire la suite]
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samedi 31 mai 2014

POLYNESIE - POESIE

...la phrase trouve son souffle dansl'hypothèse la page est élargiepar le conte le monde s'enfledans les poumons du songe un pas plus loin     –  la nuit comme un royaumepoèmes sur papier blancc'est donc que mes doigtsne vont plus sur ton corpseffacer le sillage des mots(...).   LOÏC HERRY   .            
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lundi 26 mai 2014

AUTRES SEJOURS...Extrait

... La vie n'a pas de fin, même si le monde et la littérature agonisent. Ce n'est pas la fin du monde comment exprimer la fin de ce qui n'existe pas nous séjournons dans le songe le cauchemar et le sommeil nous séjournons dans la vie qui n'est jamais la vie mais un vide au coeur du temps un désert empli d'espace mais d'un espace désert nous séjournons loin de nous pour être en pleine lumière."   .   JEAN-CLAUDE PIROTTE   .   Photographie Tom Huet
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samedi 26 octobre 2013

LA SOURCE DU TEMPS

Dans les jazz du vent arborer un nouveau langage en écho du silence. De la vacuité plein les godasses, suivre le chant qu'offre l'ombre à fleur de peau. Remuer au plus profond de soi la légende sous l'écorce. Déventer la fauvette de l'air. À la source du temps se décoller du visible. Visiter les songes jusqu'à plus soif de l'essence. Saisir par l'œil les combustions translucides que seules des rumeurs nourrissent. Le sanctuaire au goût huîtrier de la parole saisira l'alphabet de la genèse ... [Lire la suite]
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mardi 27 novembre 2012

AGNES SCHNELL

Par la fenêtre ouverte la lumière pénètre avec le songe. L’heure est aux mains fermées en rupture avec la voix apprise et les masques si lourds à porter. Poids de sable en vain remué ou doux effacement des révoltes usées ?   .   AGNES SCHNELL   .  
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mercredi 15 juin 2011

DANS LES GRENIERS....Extrait

Dans les greniers de la mémoire, ceux qu'on visite de jour, et ceux plus beaux encore, qu'on visite de nuit tandis que le corps reste oublié sur un lit, il demeure d' étranges images qui vont et viennent, fulgurent un instant dans un reflet avant de s'estomper pour réapparaître au détour des sentiers imprévus du songe. (...) . MAX ROUQUETTE . Oeuvre Lucien Pouëdras
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