jeudi 7 février 2019

VOUS AVEZ FAIM ET MOI JE CHANTE

Merci Adélita mia...     Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du pain, les gueux montrent leurs loques,les hommes floués cherchent la vérité.Et la terre couverte d’ivraie, la terre belle et fière,défend sa dignitépar une souffrance obstinée. O hommes affamés, loqueteux, floués!Je sais bien qu’un jour Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du... [Lire la suite]

mardi 15 janvier 2019

LEGITIME DEMENCE

Je suis vos détritus, vos tics, vos manies,les tessons de la soif aux recoins du désastre,vos parfums vétustes où se brise le ciel,ce mur où s'écrasent vos souvenirs d'enfance.Je suis votre mariole, votre guignol, votre mime.Je suis votre bafouille à la trouille de la honte,l'amertume de la rouille sur vos chaînes dorées.Je suis votre fantôme où s'use la lumière,la sève et le silence entre la page et l'arbre.Je suis l'hémorragie des remords sans reproche,une crasse d'ignorance, une ignorance crasse,une carapace d'arrogance délavée par... [Lire la suite]
mercredi 28 novembre 2018

ACCUEILS...Extrait

Tant de choses pèsent rongent nous meurtrissentTant de choses me fatiguent me maculentTant de choses usent ma ferveurEndeuillent mon amour des êtres et de la vieMais si avant au long des stagnantes annéesCes coups morsures déceptionsMe maintenaient dans la souffranceParfois dans l’accablementUn insurmontable désespoirJe dois reconnaître que maintenantDepuis que j’ai traversé la nuitIls n’ont plus le pouvoir de me corroderMe vouer à la détresseMe contraindre au refusTout au contraireSoumis à une alchimie qui les transmuteIls ne cessent... [Lire la suite]
vendredi 26 octobre 2018

LETTRE OUVERTE DE ZIAD MEDOUKH A EMMANUEL MACRON

Lettre ouverte au Président français Emmanuel MacronLe temps n'est-il pas venu pour que la France reconnaisse l'Etat de Palestine ? Monsieur le Président,Je vous adresse cette lettre, non pas en tant que responsable du département de français à l'université de Gaza- un département créé avec le concours du Consulat de France à Jérusalem, et soutenu par des associations francophones-ni en tant que professeur chercheur universitaire ou bien encore comme écrivain poète d'expression française, je vous écris en tant que simple citoyen... [Lire la suite]
jeudi 25 octobre 2018

TU PARLES DE CIVILISATION

  Tu parles de civilisation, tu dis qu’elle ne devrait pas être,ou qu’elle devrait être différente.Tu dis que tous les hommes souffrent, ou la majorité, avec les choses humaines disposées de cette manière.Tu dis que si elles étaient différentes, ils souffriraient moins.Tu dis que si elles étaient selon tes voeux, cela vaudrait mieux.J’écoute et je ne t’entends pas.Pourquoi donc voudrais-je t’entendre ?Si je t’entendais je n’en serais pas plus avancé.Si les choses étaient différentes, elles seraient différentes, voilà tout. Si... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

ALFONSINA ET LA MER / ALFONSINA Y EL MAR

  Sur la sable doux que caresse la merSes traces sont sans retour,Un chemin solitaire de peine et de silenceEst arrivé jusqu’à l´eau,Un chemin solitaire de peine silencieuseEst arrivé jusqu’à l´écume des vagues.Dieu sait quelle angoisse t’accompagna,Quelle longue souffrance ta voix a tué,Pour que, bercée, elle se réfugieDans le chant des coquillages,La chanson que chantent au fond de la merLes coquillages. Tu t´en vas, Alfonsina, avec ta solitude,Quels nouveaux poèmes es-tu allée chercher,Une voix lointaine de vent et de selA... [Lire la suite]

mercredi 10 octobre 2018

LA PEINE ET SES ETOILES

Que la peine soit lourde ou légèreQu’elle soit profonde ou passagère,Il existe toujours trois étoilesQui sont comme des guides. Trois étoiles qui nous aidentA éviter la peine ou à vivre avec elleEt à la traverser. L’étoile du tempsQuand tout parait désert, brulé et désoléParce qu’on a trop souffert,Le temps qui passe peut encore nous aider.Lentement, patiemment, grâce au temps,D’autres joies, d’autres rêves,Viennent se glisser en nous … L’étoile du veilleurÊtre veilleur, c’est tenir une lampe alluméePour empêcher la peine... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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samedi 14 juillet 2018

LA LUMIERE LA MÊME...Extrait

Chaque jour emporte un bout de vie un éclat de lucidité chaque jour apporte plus de souffrance plus de silence et de résignation La vague avance et recule elle arrache au rivage un peu de sable une plume une feuille elle apporte sur le rivage des brindilles et une écume jaunie. Et pourtant tout recommence l'eau s’est refermée sur le caillou lancé par l’enfant le souvenir tombe dans l’oubli Dans l’invention du rêve Parfois un geste s’ébauche une phrase se forme on voudrait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 8 juillet 2018

DERRIERE LA PORTE

Un jour sur terre, le swing de la misèreDégoulinant de l’étagère à ampères Illuminera les dernières miettesLes restes d’un festin et les verres videsDe la clémence enlacée en paupiettesSur la table « nostre » dépitée de lipidesLe flux du pain chaud aux rizières du pauvreLe combat du ventre chez le concierge du criDes images flottent entre les dents du loupCe n’est pas chez toi, mais chez les autresCe n’est pas du blé, cela ne fait pas un pli Des images flottent encore où l’hostie n’est plus La souffrance efface la... [Lire la suite]
lundi 11 juin 2018

PUISQUE TU PARS...

Puisque l'ombre gagnePuisqu'il n'est pas de montagneAu-delà des vents plus haute que les marches de l'oubliPuisqu'il faut apprendreÀ défaut de le comprendreÀ rêver nos désirs et vivre des "Ainsi-soit-il"Et puisque tu pensesComme une intime évidenceQue parfois même tout donner n'est pas forcément suffirePuisque c'est ailleursQu'ira mieux battre ton cœurEt puisque nous t'aimons trop pour te retenirPuisque tu pars Que les vents te mènent où d'autres âmes plus bellesSauront t'aimer mieux que nousPuisque l'on ne peut... [Lire la suite]