dimanche 10 septembre 2017

ZOHRA MRIMI

On m' a appris à souffrir Mais pas à vivre Alors j' ai ouvert un livre Je n' ai retenu qu' une seule phrase Les livres sont faits d' eau De précieux mots On écarte tout ce qui retarde cette traversée Je m' en vais rejoindre l' hiver L' histoire glisse sur ce grand désert vêtu de Blanc Sur terre Gèle la misère   .     ZOHRA MRIMI     .       Oeuvre Jungho Lee
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mardi 5 septembre 2017

MARIO BENEDETTI

Chaque fois qu'ils nous donnent des cours d'amnésie comme s'ils n'avaient jamais existé les yeux combustibles de l'âme ou les lèvres de la peine orpheline chaque fois qu'ils nous donnent des cours d'amnésie et nous pressent d'effacer l'ivresse de la souffrance je suis convaincu que ma région n'est pas le divertissement d'autres   dans ma région il y a des calvaires d'absence des souches futures/des banlieues de deuil mais aussi des candeurs de hanche des pianos qui tirent des larmes des cadavres qui regardent... [Lire la suite]
mardi 29 août 2017

LES MANUSCRITS DE QANA...Extrait

Il était une fois, une seule, où l’homme à l’amour de la femme répondit avec honneur. Il a été une fois, une seule, où la femme eu égard de l’homme qui l’aimait. Il a été cette fois, unique, où la femme et l’homme se comprirent dans l’instant du monde où la plume s’envole, portée par la brise. Cette unique fois où un homme et une femme portèrent aux yeux du monde le fruit de leur passion fût saluée par une grande fête. L’unique étoile du nord brilla seule dans l’infini cosmos pour saluer la naissance de l’enfant prodigue, un certain... [Lire la suite]
lundi 7 août 2017

CATHERINE SMITS...Extrait

Si un jour tu me croises Gobant les trous de ton absence En bramant l’aumône d’un dieu que j’invente Ne pense pas que je sois folle Avec mes gestes amples Ma bouche comme un canon Qui crache ma souffrance Ne pense pas que je sois folle Je brasse ton silence J’attrape au vol Ce dont je me souviens Le tissage de ta peau La harpe de tes mains Puis je pousse comme le cerf Le cri nécessaire A ma survivance   .   CATHERINE SMITS   .     Oeuvre Ewa Hauton
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jeudi 3 août 2017

LA MONTAGNE PREND LA PAROLE

Et voilà mon silence dur fonçant sur le moindre bruit qui ose. Je souffre de ne pouvoir donner le repos sur mes flancs difficiles Où je ne puis offrir qu'une hospitalité accrochée, Moi qui tends toujours vers la verticale Et ne me nourris que de la sécheresse de l'azur. Je vois les sapins qui s'efforcent, en pèlerinage immobile, vers l'aridité de ma cime. Plaines, vallons, herbages et vous forêts, ne m'en veuillez pas de mes arêtes hautaines ! J'ai la plus grande avidité de la mer, la grande allongée toujours mouvante que les... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

EPITRE LANGUE LOUVE - FRAGMENT I - UN BESOIN DE LUMIERE

…où l’homme ne loue plus les immortels qu’en soupirant sans cesse Hölderlin . De lumière un besoin de lumière dans une obscurité un sentiment d’obscurité un besoin de lumière lucide au vif argent des oliviers d’une lumière équitable dans une obscurité où passe le noir de femmes endeuillées un besoin d’ouvert de la lumière Qu’arrive-t-il lorsque la vie se déserte ? questionne-t-elle. Quand la vie se déduit d’elle-même ? Et qu’elle éclabousse ou de sang ou de larmes. Lorsque les mots vont comme chat à la litière.... [Lire la suite]
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lundi 17 juillet 2017

RENE TAVERNIER...Extrait

Il y en a qui prient, il y en a qui fuient, Il y en a qui maudissent et d'autres réfléchissent, Courbés sur le silence, pour entendre le vide, Il y en a qui confient leur panique à l'espoir, Il y en a qui s'en foutent et s'endorment le soir Le sourire aux lèvres. Et d'autres qui haïssent, d'autres qui font du mal Pour venger leur propre dénuement. Et s'abusant eux-mêmes se figurent chanter. Il y a tous ceux qui s'étourdissent... Il y en a qui souffrent, silence sur leur silence, Il en est trop qui vivent de cette souffrance.... [Lire la suite]
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vendredi 19 mai 2017

ESPERANCES...

Parce que j’ai mal à l’âme du père clandestin qui peine dans un ghetto de Paris, avec des larmes qui irriguent à flots silencieux les fontaines où se régénèrent les pulsions mondaines. Parce que j’ai des douleurs au dos de la femme de ménage qui abroge sa silhouette vibrante et attendrie dans les arrière-salles des boulevards culinaires et bombesques, quand le maquignon sirote le bon vin, la main décidée sur les cuisses d’une vierge que lui a rétrocédé l'impuissance des ventres creux. Parce que je souffre d'une entorse au pied de... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

DE L'EGO OU DU SAIN CREDO ?

D'aucuns avancent aisément ou d'un commun accord                   Egoconfinant alors au devant de la scèneau con-sensus    de circonstanceMais je leur oppose                        Credol'envers sibyllin des sensl'immémoriale allégeancedu nomade   du passeur  sans paraître Un oiseau    un voilier    au loinunitivement lient les horizons extasiés de la mer et du ciel Ils fondent l'espoir... [Lire la suite]
vendredi 14 avril 2017

LES MOTS SONT DES CHIENS D'AVEUGLE...Extrait

Voici l'arbreroyal et solitaireen son ultime déploiementde fin du jour Le vent qui le traversey fait trembler les yeuxd'une lumière de larmes L'été s'y jette à corps perdul'été rayonne comme un paonEt l'arbre dit que tant de cielsans pesanteurne saurait être quel'analogie de Dieu Je caresse son écorceSous mes doigts une fourmilièrecharrie sa crasse de cadavres A mes pieds une pie ouvertelaisse voir son cœurnoir et racorni Et l'arbre dit que nous sommes les frèresdu rat de la mouche de l'hyène du scorpion Vienne la nuit qui n'est... [Lire la suite]
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