vendredi 18 août 2017

CINQUIEME MEDITATION...Extrait

Les arbres de l'infinie douleur,Les nuages de l'infinie joie,Se donnent parfois signe de vie,À la lisière du vaste été.Les alouettes passent à traversSans rien saisir de leurs paroles,Une source les retiendra seulePour donner à boire aux morts.   .     FRANCOIS CHENG   .   Photographie Thami Benkirane  
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dimanche 9 juillet 2017

SERGE VENTURINI...Extrait

Pour notre âme, les hommes sont des cristaux :ils sont la nature transparente. Novalis   La poésie est transparence de l'invisible. Elle est dans la recherche charnelle de la transparence aux lèvres sensuelles, au galbe des formes de la femme ronde, même si le plus souvent elle n'apparaît qu'en formes décharnées d'anorexique. Si la beauté est fille de l'invisible, elle occupe toute la place en sa rose iridescence nacrée. Pour le voyant, la beauté est irradiante. Son impact est percussion et tumulte. Elle foudroie dans sa... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

CHANTS NOUVEAUX

Le soir a dit : Je suis altéré d’ombre ! La lune a dit : Moi, d’étoiles brillantes. La source cristalline veut des lèvres Et des soupirs le vent. Mais moi, j’ai soif de parfums et de rires, J’ai soif de chants nouveaux Sans lunes et sans lys Et sans amours défuntes, Soif d’un chant matinal qui troublerait Les eaux dormantes De l’avenir, emplissant d’espérance Leurs ondes et leurs fanges. Il serait lumineux et pacifié, Plein de riches pensées, Virginal dans sa mélancolie, Son angoisse et ses rêves. Exempt de pesanteur, il... [Lire la suite]
mercredi 7 juin 2017

NUAGES ET PIERRES...Extrait

Merci à Marie-Paule et Raymond Farina Rien, sous le ciel, n’est plus proche de la littérature que l’eau. Elle part soudain tout droit ou soudain change de cours. Elle couvre et découvre le ciel ; en un instant, une sombre nuée s’étend à l’infini.... Ténue, c’est un voile de soie ; en tourbillon, c’est l’œil d’un tigre ; en cascade c’et un rayon céleste ; dressée, c’et un mont de jade ; déployée, c’est un dragon ; éparpillée, c’est la brume ; inspirée c’est le vent ; irritée, c’est le tonnerre. Rapide ou lente, nonchalante ou... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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mercredi 3 mai 2017

OEUVRE POETIQUE...Extrait

" Il se pourrait que le chant Soit plus fort que la nuit Il se pourrait que le sang Sculpte une terre de vie Il se pourrait que le vent Conduise vraiment au pays Et que les mots faisant la chaîne Arrachent à la roche la gorgée d'eau Où tremble la femelle du renne Ce peu de clarté pure qu'il faut Pour croire que ca valait la peine Les faims les soifs et les couteaux Quand tu seras devenue très belle À force de souffrir Quand tu seras devenue très belle Je m'approcherai sur la pointe des ailes Je toucherai tes paupières Ton... [Lire la suite]
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mercredi 3 mai 2017

CONTRE-COURANT

Je ne me coucherai jamais dans un lit de sang, je nagerai jusqu’à l’exténuement, remontant vers la source, là où un jour tout s’est joué sous l’arc-en-ciel des hommes. Et mes muscles, usés d’écarter les branches dérivantes, reposeront sur les brûlures de l’onde. Alors d’autres que moi franchiront d’autres cascades, d’autres reliefs, et jamais, jamais cela ne s’arrêtera. Car nous appartenons à la force des contre-courants, nageurs infatigables de l’histoire et nous ne nous résignerons jamais. Jour après jour, nous dessinons le nouvel... [Lire la suite]
lundi 24 avril 2017

CAROLE DAWSON

Poème pour Patrig .   Je bois goutte à goutte à la pluie du silence J'écoute les bruits qui se sont tus J'entends les mots qui ne sont plus Immuable cadence Qui danse qui danse Et je glisse au-delà du paysage Là où la clarté repose Amarrée à mon rivage Au frôlement d'un murmure qui s'impose Au coeur du silence L'invisible frémit d'abondance Quand tout s'est tu quand tout se tait Plus rien n'y paraît Suspendu est le temps Et juste là Germe une lueur s'inspirant D'une parcelle d'un ciel rougissant Juste là De l'immensité Naît... [Lire la suite]
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mardi 11 avril 2017

IDLIB

Je vous prie laissez-moi Me semer sur le cœur une poignée de nigelles de Damas Bleues d’air Une poussière qui frissonnerait Que mes doigts deviennent racines et poussent Jusqu’à toucher la voix enfouie des cèdres aux branches en prière Que j’entende enfin La vie La sourde pulsation la source La lumière faufilée dans les ferrailles muettes Ce qui reste du monde Dans l’après   .   ALEXO XENIDIS   .   Oeuvre Omar Delawer    
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mardi 21 février 2017

UGARITICA

Au bout de mes doigts je détiens ces blancs oiseaux cunéiformes mon souffle mon amour mon désir voyageur ces oiseaux effilant le loin fortuits & brefs dans l'incessant combat du feu & de la mer ces moments d'ailes donnant ciel à mes mots insoucieux de moi lointains déjà comme les vagues & le vent & miens oh rythmiquement miens   Dans la cendre & le sable à ce delta du temps Alasia Samara appelant de leur nuit la source que nous serons peut-être   Creusant ameublissant le sens trembler de ne sauver... [Lire la suite]